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vendredi 19 septembre 2014

Retour de Nicolas Sarkozy: Est-ce vraiment une bonne affaire pour la majorité présidentielle?

L'ancien chef de l'Etat, dont la personnalité est toujours aussi clivante au sein de l'opinion publique, vient d'annoncer son retour officiel à la vie politique...
Un retour qui, parole de socialiste, va faire les affaires d’une majorité déboussolée. Alors que François Hollande est confronté à une impopularité record sur fond de chômage astronomique, d’une économie dans le rouge et de polémiques sur sa vie privée, l’annonce ce vendredi par Nicolas Sarkozy de son intention de briguer la présidence de l’UMP à l’automne, constitue pour le chef de l’Etat, l’une des rares premières bonnes nouvelles d'une rentrée calamiteuse.
«Ce n’est pas une menace. Ça va encourager la gauche à se ressouder», estime Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne. Le «tout sauf Sarkozy» qui avait si bien marché en 2012 pourrait bien refaire surface.

Sarkozy reste clivant

«Le retour de l’ancien président peut faire remonter Hollande dans les sondages. Si Nicolas Sarkozy a conservé la faveur des militants UMP, il reste peu apprécié de l’ensemble des Français. Sa personnalité est toujours jugée trop clivante. Nicolas Sarkozy serait le meilleur opposant pour François Hollande car il permettrait de ressouder une partie de la gauche derrière lui», abonde le sondeur et président de l’institut Polling Vox, Jérôme Sainte-Marie.
D’autant que depuis le départ de Jean-François Copé de la tête de l’UMP, suite à l’affaire Bygmalion, l’opposition n’a pas de chef clairement identifié. «Or François Hollande est jugé actuellement pour lui-même et non pas en comparaison de», analyse Jérôme Sainte-Marie.
«Le retour de Nicolas Sarkozy, nous l'accueillons comme la capacité de recentrer le vrai débat dans ce pays. Le vrai débat n'est pas entre les socialistes et les socialistes, il est évidemment entre la majorité et l'opposition», souligne, de son côté, Jean-Jacques Urvoas, député PS, président de la Commission des lois de l'Assemblée nationale.

Les frondeurs en sourdine?

Pour Gérard Bapt, le retour de Nicolas Sarkozy et sa probable élection en novembre à la tête de l’UMP devrait mettre en sourdine les critiques au sein de la majorité à l’égard de la politique du gouvernement Valls :«On ne pourra pas dire que c’est la même que celle de l’UMP». A voir. Le député frondeur Jean-Marc Germain refuse déjà «que le retour de Sarkozy, qui est une bonne chose car l’opposition va retrouver une voix, nous empêche de débattre avec le gouvernement».
Le président PS de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a rappelé ce jeudi sur i>Télé que la politique menée par Nicolas Sarkozy entre 2007-2012 c’était «le bouclier fiscal, les cadeaux aux plus riches, le fractionnement de la société française». Mais il reconnaît que l’antisarkozysme seul ne suffira pas à rendre la majorité plus populaire dans l’opinion: «Je crois que les Français attendent plus, notamment de la gauche», indique Claude Bartolone.
Surtout Nicolas Sarkozy serait décidé une nouvelle fois à brouiller les cartes pour faire oublier la campagne présidentielle très droitière qu’il avait menée en 2012. «Les gens ne se reconnaissent pas dans les clivages droite-gauche, européen-souverainiste, libéral-dirigiste, parlementaire-présidentiel. Il faut tout renverser, tout changer, tout révolutionner», aurait-il dit récemment selon Le Point. Les Français qui jusqu’ici n’approuvent pas le retour de l’ancien président de la République seront-ils sensibles au «nouveau» visage de Nicolas Sarkozy

http://www.20minutes.fr/politique/1445695-20140918-retour-nicolas-sarkozy-vraiment-bonne-affaire-majorite-presidentielle

mercredi 16 juillet 2014

Élysée : Claude Sérillon prend la porte

L'ancien journaliste Claude Sérillon a officiellement quitté ses fonctions de conseiller de François Hollande qu'il occupait depuis janvier 2013, selon un arrêté publié mercredi au Journal officiel. Le départ de M. Sérillon (63 ans), ancien présentateur du JT de France 2, n'avait pas été annoncé lors du vaste remaniement opéré à l'Élysée au mois de juin. "Je ne suis pas du tout démissionnaire", avait-il alors déclaré à la presse. En avril, François Hollande s'est attaché les services, comme chef du pôle communication, de Gaspard Gantzer, ancien porte-parole de Bertrand Delanoë à la Ville de Paris puis de Laurent Fabius au Quai d'Orsay.

Critiques

L'Élysée a également entériné au JO les départs d'Emmanuel Macron, qui occupait les fonctions de secrétaire général adjoint et de conseiller économique et financier, Matthieu Peyraud (G20, enjeux globaux) et Christian Lechervy (affaires stratégiques et Asie). Un arrêté officialise l'arrivée comme conseillère économique et financière de Laurence Boone, auparavant chef économiste de Bank of America Merrill Lynch, dont le recrutement a suscité des critiques en raison de ses prises de position récentes contre la politique économique de l'exécutif.
Adrien Abecassis (conseiller affaires bilatérales européennes), Sophie Martin-Lang (affaires communautaires), Alice Rufo (sommets internationaux et Asie), Julien Marchal (adjoint énergie et logement) et Thomas Mélonion (adjoint Afrique) rejoignent également l'Élysée.

http://www.lepoint.fr/politique/elysee-claude-serillon-prend-la-porte-16-07-2014-1846438_20.php

vendredi 30 mai 2014

Les infortunes du conseiller agriculture de Hollande, retenu par des agriculteurs

Ils ont finalement décidé de le laisser partir vendredi après-midi. Les militants de la Confédération paysanne retenaient depuis plusieurs heures le conseiller à l'agriculture de François Hollande Philippe Vinçon. Ils réclamaient la libération immédiate de quatre des leurs, interpellés mercredi dans la Somme pour des dégradations sur le chantier de la ferme géante dite des Mille vaches, ainsi que de leur porte-parole Laurent Pinatel, également en garde à vue. Ce projet des Mille vaches est la cible d'une grande animosité car il s'apparente pour la première fois en France à une usine plus qu'à une ferme. Les militants ont été déférés vendredi matin au parquet d'Amiens.
"Nous avons décidé de rendre sa liberté à Philippe Vinçon car le tribunal d'Amiens est en train de libérer nos camarades", a annoncé devant la préfecture Christian Roqueirol, membre du comité national de la Confédération. Le conseiller présidentiel "aura compris qu'il y a autre chose à soutenir en France que la ferme des Mille vaches et l'agriculture industrielle", a lancé Christian  Roqueirol. Stéphane le Foll a condamné l'initiative de la Confédération paysanne, il n'envisage cependant pas de porter plainte contre l'organisation. "Je ne considère pas que ce qui s'est passé (...) doit être accepté", a-t-il déclaré sur i-Télé.