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vendredi 10 mai 2013

Sarkozy "n'a pas peur de la concurrence"

C'est la première réaction attribuée à Nicolas Sarkozy. En réponse aux affirmations de François Fillon depuis le Japon, qui s'est déclaré jeudi "quoiqu'il arrive" candidat à la présidentielle de 2017, l'ex-président aurait tenu ce propos, rapporté vendredi par Le Figaro : "Etre sarkozyste, c’est accepter la concurrence, on ne peut pas lui reprocher son ambition."
En déplacement à Las Vegas, où il a tenu cette semaine une nouvelle conférence, l'ancien chef de l'Etat n'a pas l'intention de presser le pas face à son ancien chef de gouvernement, qu'il qualifiait autrefois de "collaborateur". A en croire son fidèle lieutenant, Brice Hortefeux, Nicolas Sarkozy "n'a pas peur de grand-chose, et certainement pas de la concurrence". Pour autant, a assuré l'ex-ministre de l'Intérieur vendredi sur Europe 1, la confirmation de candidature de François Fillon "n'était pas sa préoccupation". "2017, ce n'est pas le sujet aujourd'hui."

"Je l'ai entendu souvent évoquer cela"

Officiellement donc, le duel entre les deux anciennes têtes de l'exécutif n'a pas commencé. Et ce, même si Nicolas Sarkozy aurait répété à ses proches qu'il pourrait "être obligé de revenir", selon Le Parisien de mardi. François Fillon, lui, ne prend plus de précaution pour montrer sa différence par rapport à l'ancien hôte de l'Elysée. "Moi, je suis engagé dans la vie politique, ce n'est pas son cas", a-t-il déclaré jeudi à Tokyo, ajoutant que Nicolas Sarkozy avait annoncé son retrait après sa défaite à la présidentielle de 2012 - ce qui n'est pas vraiment le cas. L'ex-chef de l'Etat "n'entend pas, c'est vrai, aujourd'hui se mêler à la vie politique intérieure", a indiqué Brice Hortefeux. Qui a ajouté : "C'est un engagement qu'il avait annoncé, et j'observe que c'est un engagement qu'il tient précisément à la lettre."
Jean-François Copé, de son côté, n'a pas joué la surenchère. "Je n'ai pas été surpris, je l'ai entendu souvent évoquer cela", a déclaré le président de l'UMP, invité de RTL. Le dirigeant s'est félicité que François Fillon ait "rectifié le tir en expliquant (dans un second temps sur Twitter, Ndlr) que c'était bien à la primaire qu'il était candidat". Le député-maire de Meaux a par ailleurs jugé qu'il était "très respectable de songer à l'élection présidentielle". "Mais si on veut avoir une chance de remporter l'élection présidentielle de 2017, il faut d'abord être certain d'avoir remporté les municipales de 2014", a-t-il ajouté pour prendre ses distances avec son ancien rival.
D'autres à l'UMP ont été moins prudents que le président du parti. "M. Fillon est plus préoccupé par sa carrière que par ce qu'il se passe en France", a déclaré jeudi Patrick Balkany, proche de Nicolas Sarkozy, jugeant que ce n'était pas "le bon timing". "Parler maintenant de 2017, c'est probablement un peu accélérer le calendrier", a abondé  Roger Karoutchi, directeur de campagne de Jean-François Copé lors de la campagne interne de novembre dernier. A l'inverse, dans l'autre camp, on met en avant "la détermination" de l'ancien Premier ministre. Pour Jérôme Chartier, l'un de ses lieutenants, "celles et ceux qui laissent entendre depuis plusieurs semaines que François Fillon était homme à ne pas savoir ce qu'il voulait en seront pour leurs frais." Le député de Paris a quatre ans pour parvenir à ses fins.
 

samedi 8 septembre 2012

Hollande justifie sa méthode

François Hollande justifie aujourd'hui la méthode que lui reproche l'opposition et une partie de la presse en assurant qu'il veut redonner de la hauteur à sa fonction et qu'il prendra dans le temps nécessaires toutes les décisions utiles.

Le président français s'exprime dans un entretien publié dans Le Monde, à la veille d'une prestation au 20h de TF1 qui doit marquer sa rentrée.

"Je ne veux pas être comme le bouchon au fil de l'eau, changer, passer d'un état à un autre. Il faut de la constance. Un style, cela s'imprime au fur et à mesure", dit-il. "A chaque intervention, il faut redonner de la perspective, de la hauteur", ajoute-t-il. Il promet de lancer d'ici la fin de l'année les "emplois d'avenir", contrats subventionnés, et les "contrats de génération", qui consistent à exonérer de charges les entreprises qui embauchent un jeune et conserve un salarié âgé.

Sarkozy, le contre-modèle

Il balaye la série de unes de magazines brocardant son action. "Ceux qui sont de droite ne vont pas dire du bien de la gauche, ceux qui sont de gauche veulent montrer qu'ils sont indépendants et tous ont avant tout un bon sens commercial", dit-il. Il pense que les Français, inquiets des nouvelles économiques, ont une chronologie qui "ne correspond pas à celle de l'action gouvernementale". "Je continue de penser que j'ai eu raison de faire prévaloir une démarche de concertation plutôt qu'une accumulation de décisions heureuses ou malheureuses", dit-il, estimant n'avoir pas créé davantage de commissions de réflexion que son prédécesseur Nicolas Sarkozy.

Ce dernier demeure son contre-modèle. "Nicolas Sarkozy a été rejeté par les Français, mais il a laissé entre eux et le pouvoir exécutif une relation passionnelle, il a imposé l'habitude d'une réactivité maximale, ancré l'idée du 'je parle, donc je gouverne', du 'j'annonce, donc je décide'". "Je dois revenir sur tout cela", estime-t-il, expliquant qu'il veut redonner notamment leurs rôles institutionnels au Premier ministre et au Parlement.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/09/08/97001-20120908FILWWW00348-hollande-justifie-sa-methode.php

samedi 5 mai 2012

Sarkozy dénonce "les injures, les torrents d'outrance" contre lui

Nicolas Sarkozy a dénoncé vendredi "les injures, la calomnie" et "les torrents d'outrance", qui se sont déversés sur lui pendant la campagne électorale, lors de sa dernière réunion publique de campagne aux Sables-d'Olonne (Vendée). "J'ai été traité de Franco par (Michel) Piccoli, de Laval par l'aimable Mélenchon, de Pétain par le Parti communiste", qui "peut me donner des leçons de démocratie", et le rassemblement du Trocadéro a été comparé à "Nuremberg, selon un militant socialiste", a déclaré M. Sarkozy, sans citer le généticien Axel Kahn, candidat aux législatives à Paris. "Comment accepter (...) cet étalage d'injures, de calomnies et ce torrent d'outrances?" s'est-il interrogé devant 2.500 personnes selon les organisateurs.
Qui sont-ils, quels sont leurs titres de gloire (...) ceux qui veulent m'empêcher de parler à 6,5 millions d'électeurs de Marine Le Pen ? " a-t-il demandé, en rappelant que Marine Le Pen avait été invitée par de nombreux médias auparavant pour dire du mal de lui. "Je ne l'accepte pas, ce n'est rien d'autre qu'une forme de racisme et d'intolérance", a-t-il dit, en dénonçant ceux "qui font en permanence le procès de la majorité silencieuse". "Quand j'ai prononcé le mot immigration, immédiatement le procès était instruit", a-t-il ajouté.

"La majorité silencieuse n'a pas à supporter l'injure, ça vaut pour les minorités, mais ça vaut aussi pour les majorités", a-t-il estimé. "Je sens monter une mobilisation que je n'ai jamais connue et jamais ressentie dans notre pays", a-t-il estimé, une mobilisation qu'il explique parce que "le peuple de France ne s'est jamais senti, comme autant ces dernières semaines, injurié, acculé, manipulé". "Jamais comme ces dernières semaines, le peuple de France n'a eu le sentiment aussi fortement qu'on lui manquait de respect, qu'on n'acceptait pas de lui dire la vérité et qu'on voulait lui imposer une décision dont il ne voulait pas", a déclaré M. Sarkozy. "Je voudrais vous persuader d'une chose, chaque voix va compter: dimanche, vous n'imaginez pas à quel point les choses vont se jouer sur le fil du rasoir", a-t-il ajouté.


http://lci.tf1.fr/politique/elections-presidentielles/sarkozy-denonce-les-injures-les-torrents-d-outrance-contre-lui-7220768.html

mardi 1 mai 2012

Revivez le discours de Nicolas Sarkozy au Trocadéro: «Il reste trois jours pour convaincre, trois jours pour gagner»

Le président-candidat à la présidentielle réunit ses troupes le jour de la Fête du Travail...
16h00: Sarkozy remercie tout le monde, notamment "Carla".
15h58: "Vous être la France radieuse. Il vous reste trois jours pour convaincre, trois jours pour gagner, vive la République, et vive la France", conclut Sarkozy pour une prise de parole très courte, d'un peu plus de 30 minutes.
15h57: Sarkozy tacle Hollande: "quand il parle de moi, c'est candidat sortant. Il n'et pas encore candidat entrant, à ce que je sache"
15h56: "Ce que je vous propose c'est la République, celle de Jules Ferry, du général de Gaulle", dit-il.
15h55: "Ce que je vous propose ce n'est pas la fermeture, ce n'est pas la haine, ce n'est pas la peur, la frilosité, jamais, je laisse ces sentiments bas aux autres, ceux qui m'injurient".
15h52: "Nous sommes différents et nous voulons le rester. Nous sommes la République et pas seulement la démocratie. Nous sommes les héritiers d'une immense culture, les enfants de Voltaire, de Chateaubriand, de Victor Hugo. Nous voulons garder notre langue, notre litterature, notre art de vivre. Les héritiers d'une immense histoire, de Jeanne d'Arc, de la Résistance, des trente glorieuses. Nous ne voulons pas de la jalousie, de l'amertume, de la haine, de la lutte des classes, du socialisme. Nous sommes le peuple de France".
15h52: "Je veux une école qui apprendra aux enfants la différence entre le bien et le mal, le beau et le laid", dit-il. C'est à l'école que se construit "ce nouveau modèle français", son "identité".
15h49: "Je veux un nouveau modèle français où ceux qui ont travaillé toute leur vie pourront vivre leur retraite sans être à la charge de leurs enfants", dit-il. "C'est pour cela que nous avons voulu la réforme des retraites. C'est une question de morale", dit-il.
15h:48: "La France du travail n'est pas avide, cupide, malhonnête, immorale, c'est pour ça qu'elle ne supporte pas les mises en cause de la France. La France doit être aimée et respectée, voilà notre message".
15h45: "Le capitalisme financier trahit" le capitalisme entrepreneurial. "Je veux un nouveau modèle français où la réussite sera" admirée, où "le talent et le mérite sera récompensé", où "le travail engendrera le patrimoine et où le patrimoine seront la récompense du travail", développe-t-il. "Je veux dire à tous ceux qui ne connaissent pas la France du travail, que le patrimoine c'est des dizaines d'années de labeur, elle le regarde avec émotion, je veux dire à cette France du travail qu'elle n'a pas à s'excuser pour son travail, son mérite, ses efforts. Ce qu'elle possède la France du travail, elle l'a gagné. C'est le sien, ce n'est pas le patrimoine de l'Etat. On n'a pas le droit de culpabiliser la France du travail".
15h38: "C'est par le travail que nous pourrons reprendre la maîtrise de notre destin", dit-il. "C'est le travail qui créé le travail et le partage du temps de travail qui créé le chômage", dit-il. "Je veux protéger le travail", dit-il, notamment avec son discours sur la frontière.
16h36: Il parle des négociations qu'il veut mettre"Une souplesse négociée permettra d'éviter bien des licenciements, des souffrances", il veut un "modèle français" où "enfin on se fera confiance". "Si nous avons pris le risque de nous rassembler, ce n'est pas contre quiconque, nous n'avons pas d'ennemis, pas d'adversaires, nous avons la France dans le coeur".
15h34: Regardez ce qu'il se passe en Grèce, en Espagne. Personne ne veut de cela en France", plaide-t-il, assurant que les réformes mises en place a permis de l'éviter.
15h33: "Nous ne pouvons pas rester immobiles. Nous perdrons tout. Vous n'avez pas le droit de mentir aux salariés", dit-il.
15h32: "Je dis aux syndicats: laissez de côté les partis. Votre rôle n'est pas de défendre une idéologue, votre rôle est de défendre les salariés et le travail. Dans la République, ce ne sont pas les syndicats qui gouvernent, c'est le gouvernement". Et s'il y a des blocages, "on donne la parole au peuple, c'est cela la démocratie".
15h31: Il parle du "dialogue social, absolument indispensable. Tout le monde a quelque chose à apprendre" du dialogue, dit-il, voulant réfléchir à de nouvelles manières de négocier. "Pour faire face, la France doit être soudée, unie, rassemblée. Je le dis aux syndicats: posez le drapeau rouge et servez la France"
15h30: "Vous refusez le partage des bénéfices entre les actionnaires et les ouvriers", au nom de "la vieille lutte des classe", "cette idéologie qui divise", tance-t-il.
15h29: "Sans travail, il n'y a aucune chance pour les Français de préparer l'avenir", lance-t-il.
15h27: "Vous avez appauvri les travailleurs en prétendant les protéger". "Nous sommes les héritiers de ceux qui ont lutté pour les droits. Nous sommes le peuple de France et nous assumons l'histoire de France dans sa globalité", dit-il. Sauf les 35 heures a priori, et la retraite à 60 ans aussi, qui ruine la France, selon lui.
15h26: "Je n'ai pas entendu dans ces cortèges la voix de Léon Blum, de Zola, je n'ai entendu que des slogans politiques". "Je veux le dire à tous ceux qui nous contestent le droit de se rassembler aujourd'hui, nous nous considérons comme les héritiers de ceux qui ont réclamé le droit de grève"
15h25: "Le drapeau rouge, c'est le drapeau d'un parti. Le drapeau tricolore, c'est le drapeau de la France. Nous choisirons toujours ceux qui préfèrent la France à leur parti", dit Nicolas Sarkozy. "Nous assumons toutes les sensibilités de la France. Il n'y a pas un peuple de droite et un peuple de gauche"
15h24: Il cite Lamartine, qui parle du drapeau tricolore "qui a fait le tour du monde", et le drapeau rouge, "qui a baigné dans le sang".
15h24: "Regardez les cortèges. Ils ont choisi de défiler avec des drapeaux rouge. On a choisi de se rassembler sous le drapeau tricolore"
15h23: Il fait référence à De Gaulle. "La masse immense que je vois là, prouve aux insulteurs que rien n'est perdu pour la France", cite Nicolas Sarkozy.
15h22: "Vous êtes 200.000, vous êtes le peuple de France", lance Sarkozy
15h20: Nicolas Sarkozy fend la foule en direction de la tribune

Revivez le discours de François Hollande en direct: «Jamais je ne céderai sur les principes de la République»

14h14: Son "objectif: être le successeur de François Mitterrand". "Je ne demande pas votre aide, je vous dis: soyez fier d'être citoyen Français, faites votre devoir, merci de votre confiance", conclut-il
14h14: "Le 1er mai, fête du travail et le 6 mai, la victoire", développe-t-il
14h13: "Merci d'être parmi nous. Nous aurons toujours au mois de mai de beaux anniversaires", dit-il.
14h12: "Le pays est fatigué de ce qui lui a été fait depuis cinq ans, il a été brutalisé", dit-il
14h12: "Je pense à ceux qui ont une certaine idée de la France, à ceux qui ont une exigence morale dans le comportement, qui veulent une justice indépendante, ceux là sont dans le mouvement avec nous. Et il y a aussi tous ceux qui se détournent de la politique, qui doutent, nous devons aller les chercher". Il ne faut pas "les laisser dans des mains qui ne seraient pas celle de la République". "Je veux promettre mais pas me compromettre", tacle-t-il.
14h10: "Aujourd'hui je ne suis plus le candidat du PS, je suis le candidat de toute la gauche rassemblée. C'est ce qu'elle a fait le soir du premier tour avec Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon. Je suis aussi le candidat qui doit élargir encore le rassemblement".
14h08: "C'est une lourde responsabilité de vous faire gagner l'élection. Je veux que ce soit votre victoire".
14h07: "Voilà pourquoi je voulais venir ici dans la Nièvre à quelques jours du grand rendez-vous du 6 mai". La foule scande "François président". "C'est vrai que nous avons confiance en nous même et dans le peuple français. Il veut le changement et il doit le décider".
14h06: Hollande reparle de l'Education, des 60.000 postes qu'il veut créer, par rapport aux 80.000 supprimés par la droite.
14h05: "N'ayez peur de rien. Nous redresserons le pays. Nous nous battrons contre les exclusions. Nous reconnaîtrons le travail à sa juste valeur. Voilà ce qui nous animera".
14h: "Voilà que le candidat sortant a rencontré la frontière. Il ne l'avait pas rencontré jusque-là. Il y a des règles, des principes. Pourquoi faire peur? Pourquoi agiter le spectre de l'invasion?" "Nous ne pouvons pas accueillir des étrangers dès lors que notre situation économique ne le permet pas, nous y veillerons. Mais pourquoi cette peur, faire de l'étranger la question principale de la présidentielle? Eh bien non, la question principale c'est le chômage, le pouvoir d'achat", développe-t-il.
13h59: "Le risque ce serait nous. Non. Le risque ce serait de continuer avec eux", tance-t-il. "
13h58: "Nous renégocierons le traité européen et nous le ferons en bonne harmonie je pense avec nos partenaires car ils ont compris" qu'il faut de la croissance, lance Hollande.
13h52: «La fête du travail, c'est la fête du syndicalisme», affirme Hollande. «Je ne veux pas de distinction, il n'y a que des vrais travailleurs», dit-il encore.
13h50: «L'autre jour il était à la Concorde, là il est à la discorde», tacle Hollande, qui «n'acceptera pas que le candidat sortant s'arroge la valeur travail». Surtout quand le chômage a largement augmenté dans le quinquennat.
13h40: A Nevers, Hollande rend hommage à Pierre Bérégovoy, cet «ouvrier», ce «syndicaliste», cet «homme d'Etat». Il rappelle que la «violence» en politique l'a conduit à se suicider et que cette violence existe toujours. Mais aussi, Bérégovoy, ce «grand argentier», qui a été un ministre des Finances reconnu, pour signifier que la gauche peut gérer.
http://www.20minutes.fr/presidentielle/926509-live-revivez-discours-francois-hollande-direct-jamais-cederai-principes-republique

lundi 30 avril 2012

Où seront-ils le 1er-Mai?

Le traditionnel défilé des syndicats

Malgré des divergences politiques, le front commun syndical est maintenu. Bernard Thibault de la CGT - qui fait campagne pour battre Nicolas Sarkozy - et François Chérèque de la CFDT - qui se veut non partisan - défileront avec les leaders de l'Unsa, de Solidaires et de la FSU. La marche partira de la place Denfert-Rochereau en direction de la Bastille aux alentours de 15 heures. "C'est l'occasion d'interpeller les deux finalistes de l'élection sur la question du travail", précise lundi le leader de la CFDT dans Libération, tout en estimant que toute consigne de vote est "une erreur".
Le Front de gauche a d'ailleurs prévu de suivre le cortège syndical. "Ce jour-là, c'est un jour de bras de fer, on va faire du judo. Puisque Sarkozy a décidé de chercher la châtaigne avec les syndicats, et bien, il va nous trouver sur son chemin", a récemment déclaré Jean-Luc Mélenchon, qui a appelé ses quatre millions d'électeurs à être "tous dans la rue".
"Pour nous - les socialistes -, le 1er-Mai, c'est le rassemblement de tous ceux qui ont un travail et de ceux qui en voudraient un", a déclaré Martine Aubry dimanche soir sur BFM-TV, en précisant que les militants PS participeraient au défilé des organisations syndicales. Selon Europe 1, la première secrétaire sera dans le cortège. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, ou le sénateur de Paris, David Assouline, seront également présents.

Le 1er-Mai du Front national

Comme chaque année, le Front national rendra hommage à Jeanne d'Arc - dont c'est cette année le 600e anniversaire de naissance - à l'occasion d'un défilé qui partira, vers 9 heures, de la statue de la Pucelle à Pyramides vers la place de l'Opéra. A l'issue de ce rassemblement, Jean-Marie Le Pen puis Marine Le Pen prendront la parole. Cette dernière devrait d'ailleurs donner sa consigne de vote pour le second tour de la présidentielle.

"Je ferai une démarche d'explication pour le scrutin mais aussi de la situation politique au second tour", expliquait-elle vendredi dans une interview accordée au JDD.fr. Selon son entourage, la chef de file frontiste ne devrait pas appeler à voter pour l'un ou l'autre des deux finalistes.

Sarkozy fêtera aussi le 1er-Mai

C'est une première. Le président a appelé à un rassemblement autour de la "valeur travail" mardi, à 14 heures, place du Trocadéro. Il s'exprimera à 15h30. "Le 1er mai n'appartient à personne. Le 1er-Mai, c'est la fête de tous ceux qui travaillent et qui ont travaillé toute leur vie. Je vous attends, peuple de France, le 1er-Mai sur l'esplanade des droits de l'Homme et sur la place du Trocadero", a lancé Nicolas Sarkozy dimanche lors d'un meeting à Toulouse. Pour le Premier ministre, François Fillon, cette "fête populaire" est justifiée puisque la CGT appelle à voter "contre" le président-candidat, que la gauche veut "détourner le 1er-Mai", et que le Front national "manifeste ce jour-là".
L'initiative a provoqué une polémique autour de l'expression "vrai travail" utilisée par Nicolas Sarkozy la semaine dernière. Après avoir assuré qu'il n'avait pas prononcé ce terme, le président-candidat avait finalement fait son mea culpa. "Je voulais dire une vraie fête du travail", avait-il reconnu jeudi dans l'émission Des Paroles et des actes.

Hollande rendra hommage à Bérégovoy

Pas de défilé pour le candidat socialiste, qui a décidé de prendre le contre-pied de son rival dans la course à l'Elysée. François Hollande a annoncé qu'il se rendra à Nevers pour saluer la mémoire de l'ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy, qui s'est suicidé dans cette ville le 1er mai 1993.
"C'est la fête des travailleurs", a-t-il déclaré jeudi sur France Info. "Je ne considère pas que les politiques doivent interférer, même en campagne présidentielle. J'ai regretté que Nicolas Sarkozy en fasse un instrument de conflit", a ajouté le socialiste.

Hollande : ceux qui "jouent avec le feu"

Le candidat PS à l'Elysée, François Hollande, s'est insurgé contre "ceux qui craquent des allumettes" et "jouent avec le feu" en mettant l'immigration et "l'étranger au coeur de cette campagne". Depuis le début de cette campagne, "j'ai voulu m'adresser à ce qui nous rassemble et non à ce qui nous divise", a déclaré M. Hollande lors de son meeting à Paris-Bercy.

"J'ai voulu rassembler la gauche et les écologistes, voilà c'est fait au lendemain du premier tour", a-t-il ajouté. "Merci à
Jean-Luc Mélenchon, et Eva Joly qui est là", a-t-il à l'adresse du candidat du Front de gauche et de la candidate écologiste du 1er tour, présente à son meeting.

Visant la
droite et le FN, il a en revanche dénoncé "ceux qui craquent des allumettes, ceux qui jouent avec le feu, ceux qui mettent l'étranger au coeur de cette campagne et qui ne seront pas entendus". "Je veux reconquérir les hommes et les femmes en colère, je comprends la souffrance de beaucoup et je vais répondre à leur cri d'alerte, je parle à tous les électeurs" mais "promettre pour se compromettre, mille fois non !", a lancé le candidat PS. "Je veux rassembler aussi plus largement autour des valeurs de la République, de la belle idée du changement", "je veux rassembler ceux qui sont exigeants par rapport à la moralisation de la vie politique", a-t-il dit en direction du centriste François Bayrou.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/29/97001-20120429FILWWW00149-hollande-ceux-qui-jouent-avec-le-feu.php

1er mai: Sarkozy critique Hollande

Nicolas Sarkozy a dénoncé hier son rival François Hollande qui, a-t-il affirmé, "défilera derrière les drapeaux rouges de la CGT" le 1er mai pendant que lui fêtera "tous ceux qui travaillent", lors d'une réunion publique à Toulouse. "Le 1er mai, il y aura une différence entre François Hollande et moi: François Hollande défilera derrière les drapeaux rouges de la CGT. François Hollande défilera à ce moment-là avec ceux qui divisent la France, et moi je parlerai à vous, devant une marée de drapeaux tricolores", a assuré Sarkozy devant plusieurs milliers de partisans.

François Hollande a fait savoir qu'il serait le 1er mai à Nevers pour saluer la mémoire de l'ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy, qui s'est suicidé dans cette ville le même jour en 1993.

"Le 1er mai n'appartient à personne. Le 1er mai, c'est la fête de tous ceux qui travaillent et qui ont travaillé toute leur vie. Je vous attends, peuple de France, le 1er mai sur l'esplanade des droits de l'Homme et sur la place du Trocadero", a indiqué le président sortant et candidat de l'UMP.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/29/97001-20120429FILWWW00161-1er-mai-sarkozy-critique-hollande.php

dimanche 29 avril 2012

Sarkozy : la politique ne rend pas "heureux"

Le président-candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, juge que la politique ne rend pas "heureux" et utilise le mot de "licenciement" lorsqu'il est interrogé sur son éventuelle défaite, dans un entretien à Radio J enregistré samedi et diffusé dimanche.
A la question "Peut-on être heureux ailleurs qu'en politique, ailleurs qu'à l'Elysée ?", le chef de l'Etat répond, à une semaine du second tour : "est-ce que vous croyez que la politique rend heureux ? Si vous croyez ça, vous ne connaissez pas la politique..."
Un peu plus tôt, alors qu'il est relancé sur les propos qu'il a tenus la veille à L'Equipe - en sport comme en politique, "la règle" est de se faire prendre sa "place" à un moment ou à un autre - et qu'on lui demande si c'est une façon d'avoir intégré la défaite, il répond au journaliste : "Ca veut dire (...) qu'un jour vous aurez à Radio J un successeur, qu'il ne faudra pas en être triste. Ca ne veut pas dire que vous anticipez votre licenciement". Mais une élection, "ce n'est pas un licenciement ?". "J'ai répondu avec grand plaisir à vos questions", a esquivé Nicolas Sarkozy.

samedi 28 avril 2012

Bayrou a reçu les réponses de Sarkozy et Hollande

Il leur avait envoyé mercredi une lettre pour fixer ses impératifs, afin de se décider pour le second tour. François Bayrou va désormais pouvoir faire son choix, même s'il a déjà indiqué qu'il ne donnerait une consigne de vote qu'à l'issue du débat d'entre-deux-tours, mercredi prochain. Le président du MoDem, cinquième du premier tour de la présidentielle avec 9,1% des voix, a reçu vendredi les réponses de François Hollande et de Nicolas Sarkozy.
La lettre du candidat socialiste est plus expéditive que celle de son adversaire, qui s'étend sur sept pages quand lui n'en a écrit que deux. Dans ce courrier daté du 26 avril, François Hollande répond point par point aux cinq préoccupations du centriste : l'Education nationale, le "sérieux budgétaire", le "redressement productif", la moralisation politique et l'Europe.

Le "sérieux budgétaire", "premier moyen pour rétablir l'équilibre"

"Vous m'avez adressé un courrier qui a retenu toute mon attention et auquel je réponds dans l'esprit de respect des Français que nous partageons", écrit en guise d'introduction l'élu de Corrèze. Dans les faits, ce dernier avait déjà répondu à François Bayrou à travers les médias, comme lors de son passage à France Info jeudi. Et de la même façon, le socialiste ne fait que rappeler ses engagements, se contentant de souligner ses points communs avec le leader du MoDem.
Premier point de convergence, selon lui : la rigueur budgétaire, chère à François Bayrou. "Je ferai voter dès cet été par le Parlement une loi organique sur les finances publiques", explique François Hollande, précisant que le "sérieux budgétaire" est "le premier moyen pour rétablir l'équilibre des comptes publics". Pour autant, le centriste s'opposait au socialiste durant sa campagne sur l'inscription de la règle d'or dans la Constitution. Ce dernier, y étant défavorable, n'en parle pas dans sa lettre.

Hollande veut "permettre de produire en France"

Le député des Pyrénées-Atlantiques avait également mis en doute la capacité de François Hollande à rétablir les comptes publics. Le candidat PS justifie donc sa volonté de créer 60.000 emplois dans l'éducation - une mesure critiquée par le "troisième homme" de 2007 - assurant qu'il s'agit "d'un effort indispensable et juste" qui "représenterait deux milliards d'euros à la fin du quinquennat". Concernant le "redressement productif", François Hollande tente de séduire François Bayrou en affirmant que "tout sera fait pour relancer notre industrie et permettre de produire en France", la marotte du centriste.
Enfin, dans son paragraphe sur la moralisation politique, sur laquelle les deux dirigeants sont d'accord, François Hollande n'oublie pas de cibler Nicolas Sarkozy, expliquant qu'il "veut rassembler autour de [s]on projet les citoyens qui veulent en finir avec les errements d'un quinquennat marqué par les échecs et la division".

"Comme vous, je reconnais les efforts des Français dans la crise"

Le président-candidat ne s'est pas privé d'en faire autant dans sa propre réponse envoyée vendredi soir. Au détour d'un paragraphe, le représentant de l'UMP, qui vante son "projet présidentiel appuyé sur un chiffrage extrêmement précis et rigoureux", indique "que le candidat socialiste, pour sa part, ne propose aucune mesure de réduction de dépenses publiques". "Au contraire, il les alourdit", note même Nicolas Sarkozy.
Le chef de l'Etat loue également à de multiples reprises ses points communs avec l'ancien ministre de l'Education. "Comme vous, je reconnais les efforts des Français dans la crise", écrit-il. "Je partage votre préoccupation, la France doit être une grande terre de production", avance-t-il un peu plus loin, précisant partager son "analyse" sur la "crise de l'éducation".

"Je me fais un devoir d'entendre la voix de tous les Français"

Egalement critiqué par le Béarnais sur ce thème, Nicolas Sarkozy explique aussi qu'une "importante modernisation" des institutions a été entreprise depuis 2007, avec une "exigence d'exemplarité". "Cela ne nous dispense évidemment pas d'aller plus loin", souligne-t-il."Je partage, par ailleurs, votre volonté d'introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives", rappelle-t-il. Nicolas Sarkozy se dit en revanche en désaccord avec François Bayrou sur la présence, avec droit de vote, de trois représentants des salariés aux conseils d'administration des entreprises.
Plus loin, il répond sur sa volonté de s'adresser aux électeurs de Marine Le Pen. Au cours de cette semaine, le centriste avait en effet pris ses distances avec la stratégie du candidat de l'UMP, affirmant que "cette course ventre à terre derrière les thèses du Front national est humiliante" et "vouée à l'échec". "Je me fais un devoir d'entendre la voix de tous les Français et de toutes les Françaises qui se sont exprimés dimanche dernier", rétorque Nicolas Sarkozy dans sa lettre. Reste à savoir si ce sera suffisant pour convaincre le centriste. François Bayrou, qui peut désormais comparer ces deux courriers, a maintenant une semaine pour exprimer sa préférence.

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vendredi 27 avril 2012

Sarkozy: "c'est la règle" de laisser sa "place", en sport comme en politique

a dressé vendredi, lors de la conférence de rédaction du quotidien L'Equipe, un parallèle entre sport et politique, deux domaines dans lesquels "la règle" est de se faire prendre sa "place" à un moment ou à un autre.
Le
-candidat a participé vendredi matin à la conférence de rédaction du quotidien sportif, au de laquelle il a notamment évoqué la finale de la coupe de France de football qui opposera samedi l'Olympique lyonnais à l'équipe de Quevilly (Nationale). 
Des photos de sportifs ayant marqué l'histoire lui ont ensuite été présentées.
Devant une photo de l'Américain Bob Beamon, qui a détenu le record du monde de saut en longueur entre 1968 et 1991, M. Sarkozy a déclaré sur BFM TV: "je pense que les records sont faits pour être battus, et donc par conséquent on ne peut pas être triste que quelqu'un d'autre prenne votre place".
"De toutes manières, c'est la règle pour le sport, c'est la règle pour la politique, c'est la règle pour la vie. Alors il faut gagner, Beamon avait gagné et Beamon a été remplacé, et je crois qu'il l'a accepté", a-t-il lancé.

http://www.leparisien.fr/lyon-69000/sarkozy-c-est-la-regle-de-laisser-sa-place-en-sport-comme-en-politique-27-04-2012-1974518.php

Merkel: Hollande "se surestime" (Fillon)

François Hollande "surestime peut-être un peu ses forces et son pouvoir de séduction" en pensant qu'il va pouvoir "sommer" la chancelière allemande Angela Merkel de revoir les traités européens, a estimé François Fillon lors d'un meeting à Châteauroux. "M. Hollande nous dit qu'il ira voir Angela Merkel pour la sommer de revoir les traités, peut-être surestime-t-il un peu ses forces et son pouvoir de séduction", a déclaré M. Fillon lors d'une réunion de soutien à Nicolas Sarkozy.

"L'Allemagne, qui est solidement gérée, respecte la France à condition que la France soit sérieuse, pas lorsqu'elle est désinvolte et dédaigneuse", a ajouté le Premier ministre devant plusieurs centaines de personnes réunies dans une salle annexe pleine à craquer du stade de football Gaston Petit. "C'est un songe que l'espoir de renégocier les traités européens qui ont été négociés pendant des jours et des semaines avec 27 pays européens qu'il a fallu mettre d'accord", a martelé le Premier ministre, estimant que "l'Europe de François Hollande, elle n'est que désordre et improvisation".

"Si demain, comme le propose le Parti socialiste, les engagements européens de la France étaient remis en cause, si demain notre pays relâchait ses efforts budgétaires, alors il faut être lucide: la force d'entraînement du tandem franco-allemand se désagrégerait et l'Europe se bloquerait", a ajouté M. Fillon. Lors de sa conférence de presse mercredi, M. Hollande avait prévenu qu'il aurait, s'il était élu, une "discussion ferme et amicale avec Mme Merkel" sur le sujet.

M. Fillon a par ailleurs ironisé sur la volonté affichée de M. Hollande de s'attaquer au monde de la finance. "M. Hollande peut faire des moulinets avec ses petits muscles, il ne fera peur à personne parce qu'il ne fera pas peur aux banquiers dont il a besoin pour financer, s'il était par malheur élu président de la République, les dépenses courantes de notre pays", a-t-il asséné, sous les rires de l'assistance.

http://www.lefigaro.fr/flash-presidentielle/2012/04/26/97006-20120426FILWWW00768-merkel-hollande-se-surestime-fillon.php

Henri Guaino traite Pascale Clark de "militante politique"


Henri Guaino traite Pascale Clark de "militante... par lesinrocks

PS et UMP proches du plafond de dépenses autorisées

Pour le sprint final, les trésoriers de campagne des deux finalistes serrent la ceinture. Le financement des campagnes, encadré par le décret du 30 décembre 2009, fixe le "plafond des dépenses électorales à 22,509 millions d'euros au total". Or François Hollande et Nicolas Sarkozy ont multiplié les meetings au cours des dernières semaines et certains ont coûté très cher.
Reconnaissant que le maximum était presque atteint, l'équipe de campagne de François Hollande a assuré jeudi qu'il est bel et bien prévu de "respecter le plafond des dépenses" de campagne." "On arrive à 10 jours de la fin de campagne, or, pour nous elle a commencé en novembre", après la primaire socialiste, a déclaré Stéphane Le Foll, responsable de l'organisation de la campagne de François Hollande. Avant d'ajouter : "Au fur et à mesure, on arrive au bout et il faut être extrêmement rigoureux". De son côté, Philippe Briand, trésorier de campagne du président-candidat, déclare au JDD.fr que "les dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy sont en passe d'atteindre les 17 millions d’euros. Nous avons encore un peu de marge mais nous faisons attention".

Les meetings en plein air privilégiés

Pour les derniers jours de campagne, les équipes des deux finalistes ont privilégié les espaces municipaux. Gratuits, ils peuvent accueillir jusqu'à 4 000 personnes pour les plus grands. Les meetings en plein air, remis au goût du jour par Jean-Luc Mélenchon, sont une autre option possible. A Toulouse, où aura lieu le grand meeting du socialiste le 3 mai, il y avait plusieurs hypothèses : Stadium ou Capitole. C'est finalement la place du centre-ville qui a été choisie.
Car c'est surtout la location des grandes salles (plus de 10 000 personnes), extrêmement onéreuse, qui grève le budget. Le meeting de François Hollande au Bourget a coûté un million d'euros. Prix de la location de la salle de Bercy - où est prévu un meeting dimanche? Elle était "libre" et donc "pas très chère", a répondu Stéphane Le Foll. Le meeting de Nicolas Sarkozy à Villepinte a également coûté un million d'euros. "Mais c'était également un congrès de l'UMP, les frais sont partagés et n'incombent pas uniquement au candidat", tempère Philippe Briand. Avant d'ajouter : "Les normes de sécurité actuelles sont très strictes, ce qui a un coût élevé. A l’époque de Jacques Chirac, il suffisait d’ouvrir les portes et de laisser entre les partisans."
Critiquant les grosses dépenses des deux principaux candidats, François Bayrou avait proposé en mars de limiter le plafond à 10 millions d'euros. Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout La République avait, quant à lui, assuré qu'à l'issue de sa campagne présidentielle, ses dépenses totales équivalaient au seul coût du meeting du Bourget.
Actuellement, le remboursement des dépenses de campagne par l'Etat est égal à 47,5% du plafond pour tous les candidats ayant obtenu plus de 5% des voix. Ce pourcentage, qui était de 50%, a été réduit par une loi votée par le Parlement en février, dans le cadre du plan de rigueur. L'Etat prend également en charge les frais de la campagne officielle à la télévision et à la radio, les frais d'impression et de distribution des professions de foi, et les coûts liés à l'impression et l'apposition des affiches sur les panneaux officiels.
Si les deux finalistes dépassent la limite imposée par la loi, ils risquent le rejet de leur compte de campagne à l’issue du scrutin. Et même une possible annulation de l’élection. Les trésoriers veillent au grain.

jeudi 26 avril 2012

Le débat de l'entre-deux-tours: un rituel traditionnel

Sarkozy : "je n'ai jamais assimilé les électeurs de Bayrou à ceux du FN"

Alors que François Hollande et François Bayrou lui ont reproché de valider les thèses du FN pour séduire l'électorat de Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy a indiqué mercredi soir sur TF1 qu'il n'avait "jamais fait alliance avec le FN" et n'avait "pas l'intention de commencer". Il a répondu au président du Modem, qui s'est déclaré "offensé" par ses propos faisant un parallèle entre l'électorat centriste et celui de Marine Le Pen. Je n'ai "jamais assimilé les électeurs de François Bayrou à ceux du Front national", a assuré le chef de l'Etat. "Et d'ailleurs, je ne considère pas comme offensant pour un Français d'avoir voté pour une candidate dont je ne partage pas le point de vue", a-t-il ajouté.

Analysant une nouvelle fois le score élevé de la candidate frontiste, Nicolas Sarkozy a estimé qu'il ne s'agissait pas d'un "vote d'adhésion", mais d'un "vote de crise", dressant un parallèle avec une parallèle avec "une partie des électeurs qui se radicalisent" dans d'autres pays. "Pour moi, ce n'est pas un sujet de plaisanterie", a indiqué Nicolas Sarkozy, affirmant que François Hollande prenait ce sujet à la légère.

Nicolas Sarkozy a précisé qu'il répondrait jeudi matin à la lettre envoyée par François Bayrou aux deux finalistes. Il a insisté sur le passage relatif à "la règle d'or" budgétaire constitutionnelle, dont le centriste est un ardent défenseur et à laquelle s'oppose François Hollande. "Qui peut contester ça? C'est une idée de bon sens, ce n'est pas une idée de droite, ce n'est pas une idée de gauche", a-t-il dit.

Travail ou vrai travail ?


Il s'est aussi refusé à dire qui il nommerait comme premier ministre en cas de réélection. "Je veux un rassemblement le plus large possible autour du projet que je propose aux Français", s'est contenté d'ajouter le président-candidat sur le plateau de TF1.

Interrogé sur la position de
Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE) en faveur d'un pacte de croissance dans la zone euro, Nicolas Sarkozy a répondu vouloir lui aussi la croissance. "Mais il ne dit pas que pour avoir de la croissance, il faut augmenter le nombre de fonctionnaires", a ajouté le candidat, ciblant son adversaire socialiste. "Il n'y a pas un seul pays au monde qui propose l'emploi de 60.000 fonctionnaires de plus", a affirmé le chef de l'Etat. "Un pays qui ne réduit pas ses dépenses, c'est un pays qui n'a pas la maîtrise", a-t-il jugé.

Nicolas Sarkozy a également assuré n'avoir jamais parlé de "fête du vrai travail" à propos du rassemblement qu'il souhaite organiser le 1er Mai, une expression qui avait provoqué la fureur de la gauche et des syndicats. "Vous voulez faire du 1er Mai la fête du vrai travail?", lui-a-ton demandé. "Non, non je n'ai pas dit du vrai travail, je veux faire du 1er Mai une fête du travail", a répondu Nicolas Sarkozy.

Valls dénonce "des mensonges éhontés" de Sarkozy, notamment sur Ramadan
Manuel Valls, directeur de la communication de François Hollande, a qualifié mercredi de "mensonges éhontés" les propos de Nicolas Sarkozy assurant notamment que l'intellectuel suisse musulman Tarik Ramadan avait appelé à voter pour le candidat PS.
"Nicolas Sarkozy sur TF1 s'est livré à trois mensonges éhontés", a déclaré M. Valls. "Il a dit que Tarik Ramadan appelait à voter pour François Hollande, c'est faux! Il a fait référence à un appel des 700 mosquées en faveur de François Hollande, c'est faux, cet appel a été démenti. Il a de nouveau assuré que François Hollande souhaitait régulariser les sans-papiers, c'est faux, chacun connaît les positions du candidat de la gauche : la régularisation sur la base de critères", a-t-il affirmé.
"Il s'agit de contre-vérités particulièrement graves. Dans la bouche d'un président de la République et d'un candidat, ces mensonges visent à créer un climat de tension et de haine", a jugé le député de l'Essonne.


mercredi 25 avril 2012

France : les deux finalistes courtisent les électeurs de Marine Le Pen

Sarkozy dénonce "l'erreur" de la CGT

Nicolas Sarkozy a dénoncé mardi "la grave erreur" de la CGT qui a appelé à le "battre" le 6 mai, lors du second tour de l'élection présidentielle, assurant que cet appel était "le contraire du syndicalisme". Le président-candidat était interrogé par la presse juste avant qu'il ne réunisse les parlementaires de sa majorité, près de son QG à Paris.

"Le secrétaire général de la CGT est communiste, il le dit", a dit M. Sarkozy à propos de Bernard Thibault. Selon lui, "un syndicat comme la CGT qui participe au débat politique en donnant des consignes de vote, c'est le contraire du syndicalisme"."Les syndicats sont là pour défendre les intérêts des salariés, des syndiqués, pas pour participer à la confrontation politique, c'est une grave erreur de la CGT, même si elle ne m'étonne pas", a-t-il ajouté.


http://www.lefigaro.fr/flash-presidentielle/2012/04/24/97006-20120424FILWWW00645-sarkozy-denonce-l-erreur-de-la-cgt.php

Hollande : "Le droit de vote des étrangers se fera dans le quinquennat"

Nicolas Sarkozy l'a dit et répété, il est défavorable au vote des étrangers lors des élections locales. En meeting mardi à Longjumeau (Essonne), le candidat UMP a réitéré son rejet de cette idée qui ne peut, selon lui, que conduire "au vote communautariste".

Cette ligne de conduite s'inscrit dans la stratégie de conquête d'une partie des électeurs qui ont choisi de voter en faveur de Marine Le Pen au premier tour de l'élection présidentielle dimanche dernier et qui joueront un rôle prépondérant le 6 mai.


Dans le camp socialiste, la question du droit de vote des étrangers pourrait devenir un piège. Interrogée lundi soir sur France 3, Ségolène Royal a expliqué que ce projet "n'a jamais été une priorité" pour les socialistes.


Un des 60 engagements de François Hollande


Un peu plus tard dans la soirée, Arnaud Montebourg est revenu sur France 2 sur la réserve émise par l'ancienne candidate à l'élection présidentielle : "Ce sont des personnes qui sont des résidents réguliers sur le territoire, qui payent des impôts, qui, quand ils travaillent, cotisent aux caisses sociales, ils doivent participer à la vie locale et en ce qui nous concerne, c'est dans le programme de François Hollande".


En déplacement mercredi à Hirson (Aisne), le candidat socialiste a voulu éteindre tout début de polémique et de divisions internes en précisant sa pensée : "Tout ce que j'ai dit dans mon projet et dans mes 60 engagements, ça sera fait dans le quinquennat. Ségolène Royal a dit que ce n'était pas une priorité au sens immédiat, ce n'est pas la première mesure que nous allons prendre." Ménager la chèvre et le chou pour s'assurer du report des votes du Front de Gauche et récupérer des voix de gauche égarées dans l'extrême droite, voilà la tâche à laquelle est confrontée François Hollande dans cet entre-deux tours.

Mardi matin dans Libération, le député de Corrèze a expliqué vouloir "convaincre" les électeurs frontistes que "c'est la gauche qui les défend". Selon lui, une part de l'électorat de Marine Le Pen "vient de la gauche et devrait se retrouver du côté du progrès, de l'égalité, du changement(...) parce qu'elle est contre les privilèges, contre la mondialisation financière, contre une Europe défaillante".


Le Sénat, dont la majorité se trouve désormais à gauche depuis l'automne, a adopté le 9 décembre dernier une proposition de loi accordant ce droit de vote. Toutefois, le texte ne permet pas aux étrangers de devenir maire ni de participer aux élections sénatoriales en tant que grands électeurs. Ils pourraient seulement être élus conseillers municipaux. Une précision qui reviendra peut-être dans les jours qui viennent.

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