Nicolas
Sarkozy a dénoncé vendredi "les injures, la calomnie" et "les
torrents d'outrance", qui se sont déversés sur lui pendant la campagne
électorale, lors de sa dernière réunion publique de campagne aux Sables-d'Olonne
(Vendée). "J'ai été traité de Franco par (Michel) Piccoli, de Laval par
l'aimable Mélenchon, de Pétain par le Parti communiste", qui "peut me donner des
leçons de démocratie", et le rassemblement du Trocadéro a été comparé à
"Nuremberg, selon un militant socialiste", a déclaré M. Sarkozy, sans citer le
généticien Axel Kahn, candidat aux législatives à Paris. "Comment accepter (...)
cet étalage d'injures, de calomnies et ce torrent d'outrances?" s'est-il
interrogé devant 2.500 personnes selon les organisateurs.
Qui sont-ils, quels sont leurs titres de gloire (...) ceux qui veulent
m'empêcher de parler à 6,5 millions d'électeurs de Marine Le Pen ? " a-t-il
demandé, en rappelant que Marine Le Pen avait été invitée par de nombreux médias
auparavant pour dire du mal de lui. "Je ne l'accepte pas, ce n'est rien d'autre
qu'une forme de racisme et d'intolérance", a-t-il dit, en dénonçant ceux "qui
font en permanence le procès de la majorité silencieuse". "Quand j'ai prononcé
le mot immigration, immédiatement le procès était instruit", a-t-il
ajouté.
"La majorité silencieuse n'a pas à supporter l'injure, ça vaut
pour les minorités, mais ça vaut aussi pour les majorités", a-t-il estimé. "Je
sens monter une mobilisation que je n'ai jamais connue et jamais ressentie dans
notre pays", a-t-il estimé, une mobilisation qu'il explique parce que "le peuple
de France ne s'est jamais senti, comme autant ces dernières semaines, injurié,
acculé, manipulé". "Jamais comme ces dernières semaines, le peuple de France n'a
eu le sentiment aussi fortement qu'on lui manquait de respect, qu'on n'acceptait
pas de lui dire la vérité et qu'on voulait lui imposer une décision dont il ne
voulait pas", a déclaré M. Sarkozy. "Je voudrais vous persuader d'une chose,
chaque voix va compter: dimanche, vous n'imaginez pas à quel point les choses
vont se jouer sur le fil du rasoir", a-t-il ajouté.
http://lci.tf1.fr/politique/elections-presidentielles/sarkozy-denonce-les-injures-les-torrents-d-outrance-contre-lui-7220768.html
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