Invité, Jean-Luc Mélenchon n'a pas souhaité se rendre à "la soirée privée de la péniche." Officiellement car le NPA , avec qui il était allié dans seulement 18 départements, n' y était pas convié. "L'heure est au rassemblement de toute la gauche sans exclusive et non pas à l'entre soi", argue Jean-Luc Mélenchon.
Regrette-t-on au PCF ce refus de Mélenchon de ne pas paraître sur la photo de groupe? "Ensemble on est toujours plus fort", botte en touche Patrice Bessac, porte-parole du PCF, joint lundi matin par le JDD.fr. Et de justifier le choix de Pierre Laurent: "Face à la droite et l'extrême droite, l'union de la gauche est naturelle. C'est un impératif catégorique. La réunion sur la péniche répondait à cette logique".
Pas l'heure d'une nouvelle gauche plurielle
"C'était une réunion organisée à la va-vite alors que nous n'avions pas tous les résultats. Une opération de communication politique avec la volonté de montrer que la gauche se rassemble derrière Martine Aubry", explique au JDD.fr Eric Coquerel, en charge, au sein du PG, des relations avec les autres partis. "Si le périmètre [de cette invitation] sont les forces que le PS estime compatibles pour gouverner, nous n'en sommes pas là", poursuit Eric Coquerel.
Car à l'heure où Jean-Luc Mélenchon souhaite incarner une alternative à gauche pour 2012, la réunion façon gauche plurielle n'était pas la bienvenue. Soucieux de donner des signes d'unité du Front de gauche, le parti de Mélenchon avait d'ailleurs proposé une soirée commune aux camarades du PCF.
Malgré ce couac, PCF et PG saluent leur "très bon résultat". L'un et l'autre mettent en avant une forte progression du Front de gauche par rapport aux régionales qui, si l'on s'en tient aux résultats de dimanche soir, en fait la deuxième force politique à gauche. Devant Europe-Ecologie-Les Verts. Quant à l'unité du Front de gauche, elle pourrait être affichée ce lundi après-midi lors d'une conférence de presse commune. Mieux vaut tard que jamais.

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