Un nouveau coup de semonce pour la classe politique toute entière, mais particulièrement pour la droite au pouvoir. En effet, le premier tour des élections cantonales, dernier scrutin au suffrage universel avant les grands rendez-vous de 2012, a été marqué dimanche par une forte poussée du FN qui talonne l'UMP, grand perdant, et une progression de la gauche, sur fond d'abstension record. Le second tour donnera lieu, selon une comptabilisation effectuée par l'AFP, à 206 duels Front national-PS dans 53 départements, ruraux comme urbains. Dans d'autres départements, il sera opposé au PCF et ailleurs encore, il sera en lice contre l'UMP.
Sur plus de 97% des bulletins dépouillés, le PS obtenait 25,11% des voix, l'UMP 17,13%, le FN 15,26%, le Front de gauche plus de 9% et Europe Ecologie-Les Verts 8,3%, selon des résultats de l'Intérieur. Le ministre Claude Guéant a crédité la majorité présidentielle de 32,5%, via une addition de voix à droite qui a indigné à la fois le FN et le PS. Le taux définitif de participation à l'issue du dépouillement complet "ne devrait pas dépasser 45%", selon Claude Guéant, un record pour ce type de scrutin. Sans triompher et la voix grave, Marine Le Pen a salué un succès "historique" pour son parti, presque au coude-à-coude avec l'UMP, étiquette à laquelle de nombreux candidats de la majorité présidentielle ont préféré celle de Divers droite pour cause d'impopularité de Nicolas Sarkozy.
La perspective de dizaines de duels où le Front national sera présent dimanche prochain a créé la polémique, l'UMP déclarant, par la voix de son secrétaire général Jean-François Copé, qu'il laisserait "ses électeurs libres de leur choix" dans les cantons où la formation ne peut se maintenir. Le Premier ministre, François Fillon, élu d'un département, la Sarthe, qui pourrait basculer à gauche, a déploré la forte abstention des électeurs et appelé à la mobilisation pour le deuxième tour, estimant que rien n'était joué dans de nombreuses circonscriptions. Il a invité "chaque électeur" à se mobiliser "loin des postures démagogiques" et a appelé la "droite républicaine" à "se rassembler autour de ses valeurs", alors que le débat sur la laïcité a divisé la droite et parasité la campagne.Lire la suite sur LCI ......
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