mardi 15 mars 2011

Les petites phrases du jour 15/03/2011

LIBYE-NUCLEAIRE- Alain Juppé, sur Europe 1: Le ministre des Affaires étrangères a regretté qu'aucun accord d'intervention militaire en Libye n'ait encore été trouvé. "Si nous avions utilisé la force militaire la semaine dernière pour neutraliser un certain nombre de pistes d'aviation et les quelques dizaines d'avions dont ils disposent, peut-être que le renversement qui se produit en défaveur de l'opposition ne se serait pas produit. Mais c'est le passé", a déclaré le ministre. Lundi soir, une réunion des ministres des Affaires étrangères du G8 a eu lieu à Paris mais aucun accord n'a pu être trouvé, a précisé Alain Juppé. "Ce qui se passe aujourd'hui nous montre que nous avons peut-être laissé passer une chance de rétablir la balance", a-t-il conclu.


Le numéro du gouvernement est aussi entré dans le débat sur le nucléaire. "Il faut un débat sur la sûreté nucléaire mais dire aux Français qu'on va sortir du nucléaire c'est leur mentir", a-t-il assuré. Selon lui, "dans les 20 ou 30 prochaines années, nous ne sortirons pas complètement du nucléaire. Il faut faire monter en puissance les énergies renouvelables et c'est ce que nous faisons. Mais tout ce programme d'énergies renouvelables, ça sera au maximum 20% de nos besoins dans les années qui viennent. Donc, on ne peut pas se passer du nucléaire pendant les prochaines décennies", a précisé le maire de Bordeaux.


JAPON-RENAULT Eric Besson, sur RTL: "On est sur le chemin d'une catastrophe", a déclaré le ministre de l'Industrie, après avoir jusque-là évité d'utiliser ce terme. "J'avais dit: la catastrophe, ce serait la perte de la structure de confinement du réacteur - il semble que nous sommes en train d'aller vers ça - avec émissions dans l'atmosphère de quantités de matériel de fission radioactif. Nous sommes maintenant peut-être sur ce chemin", a expliqué le ministre de l'Industrie.


Le ministre de l'Industrie s'est aussi félicité des décisions de Carlos Ghosn, patron de Renault, après l'affaire du faux espionnage. "C'est bien que le président de Renault ait présenté tout de suite ses excuses publiques", a déclaré M. Besson sur RTL, mais "ce n'est pas la fin de cette histoire interne". "Il y a un audit interne par une personnalité externe qui a été demandé, diligenté, et qui va permettre de connaître les responsabilités exactes dans l'entreprise" dont l'Etat est actionnaire à hauteur de 15%, a précisé le ministre. "Ce qu'a dit Carlos Ghosn hier, c'était très important, c'est une étape indispensable", a poursuivi M. Besson, en estimant que le PDG de Renault avait "bien fait en plus de renoncer à une partie importante de sa rémunération".


NUCLEAIRE- Dominique Voynet, sur France Inter: "Personne n'a agité la peur. Nous avons été attentifs à ne pas affoler. A ne pas rassurer de manière abusive. Nous avons cherché à dire la vérité", a répondu l'ancienne ministre de l'Environnement à la droite qui accuse les écologistes d'opportunisme. La sénatrice Europe Ecologie a alors dénoncé "un ministre de l'Industrie (Eric Besson, ndlr) qui se préoccupait de défendre les intérêts de l'industrie nucléaire française".


LIBYE- Bernard-Henri Lévy, sur i-Télé / Radio Classique: Le philosophe s'est expliqué sur son action auprès du chef de l'Etat à propos de la Libye. Classé à gauche, il n'a pourtant pas tari d'éloge à l'égard de l'Elysée. "Je suis indigné quand j'entends que Nicolas Sarkozy braconne sur les terres du Front national. En revanche, face à cette question libyenne, je pense qu'il est courageux", s'est-il justifié demandant à pouvoir être critique sur les questions intérieures et laudateurs sur d'autres thèmes, notamment internationaux. "La Libye c'est aussi effroyable que le Japon. Je pensais qu'il fallait que quelqu'un s'empare de la question (…) Je connaissais Nicolas Sarkozy, je lui ai téléphoné", a-t-il encore expliqué.


RENAULT- François Baroin, sur LCI: "L'amateurisme invraisemblable" dans la fausse affaire d'espionnage chez Renault fait qu'"on ne pourra pas laisser cela sans suite", a estimé le porte-parole du gouvernement. Le ministre du Budget a toutefois ajouté que la démission du PDG Carlos Ghosn n'est "pas le sujet aujourd'hui". "Il faudra tirer en tous cas - la démission ce n'est pas le sujet aujourd'hui - toutes les conséquences de l'amateurisme invraisemblable et de l'indignité avec la charge contre des hommes qui sont aujourd'hui réhabilités au (journal de) 20h de TF1", a poursuivi François Baroin. L'Etat est le premier actionnaire de Renault, dont il détient 15% du capital. "Je trouve anormal qu'une immense entreprise comme celle-ci ait basculé dans un amateurisme et une affaire de bibi-fricotin et de barbouze de troisième division", a-t-il ajouté en estimant que la décision de Carlos Ghosn de renoncer à ses bonus et stock-options était "la moindre des choses".


http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Les-principales-declarations-politiques-du-mardi-15-mars-283411?from=bloc2012

Dominique Voynet par franceinter

Aucun commentaire: