Un engagement qui ne peut que réjouir au sein d'Europe Ecologie. "C'est à lui de s'exprimer, estime Jean-Vincent Placé. Nos positions sont claires, il doit y adhérer. Je n'attends pas un sauveur suprême qui nous dise qu'il est plus fort qu'Europe-Ecologie et Les Verts." "J'entends ces derniers jours qu'il est devenu anti-nucléaire, c'est bien", a réagi Yannick Jadot, également au JDD.fr. "C'est un combat fondateur des écologistes", a insisté l'eurodéputé. Le prochain candidat à la présidentielle devra donc porter ce combat. Eva Joly, que soutient Yannick Jadot, l'a fait sien. "Sa première intervention a été mal comprise, elle s'est tout de suite expliquée", rappelle-t-il alors que l'ancienne juge avait affirmé en septembre dernier: "Nous allons promouvoir beaucoup d’énergies alternatives. Nous maintiendrons les centrales nucléaires existantes et après nous verrons." Avant de prendre position clairement pour une sortie du nucléaire.
"D'ici 2040"
C'est un proche de Nicolas Hulot qui explique le chemin parcouru… et à parcourir. "Je pense qu'il aura une liberté de parole et d'expression différente quand il ne sera plus président de sa fondation", explique l'eurodéputé Pascal Durand. L'animateur serait contraint par la FNH. Celle-ci compte notamment Jean-Marc Jancovici parmi ses scientifiques. Cet ingénieur défend l'option nucléaire. Nicolas Hulot ne pourrait pas, selon Pascal Durand, s'écarter de la position de la Fondation Nicolas Hulot. Mais une fois sa liberté retrouvée…
Reste que le Grenelle de l'Environnement, inspirée par Nicolas Hulot et auquel a participé Yannick Jadot, n'a pas fait bouger les lignes sur le nucléaire. "Si vous prenez les résultats, on avait perdu sur le nucléaire, reconnaît Yannick Jadot. Mais on avait obtenu des économies d'énergie et le développement des énergies durables. Cela faisait qu'il n'y avait plus de place pour le nucléaire."
Les écologistes avancent donc en rang serré avant un éventuel débat qu'ils appellent de leurs vœux. La sortie du nucléaire doit être un objectif, exhorte Nicolas Hulot. "D'ici 2040", précise Yannick Jadot. "Sur une génération", abonde Jean-Vincent Placé. Le plus dur devrait de rallier le PS à ses positions. "On peut trouver un accord pour le quinquennat consistant à ne pas construire de centrale et à en défaire s'il le faut", suggère au JDD.fr Gabriel Cohn-Bendit. Mais pour le moment, les candidats à la candidature sont priés de s'exprimer pour une sortie.
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