vendredi 9 septembre 2011

les petites phrases du 09/09/2011

TERRORISME - Dominique de Villepin, sur RTL. L'ancien Premier ministre estime, dix ans après les attentats du 11 septembre, que le terrorisme "a obtenu que l'occident s'affaiblisse par lui-même, par son sentiment de puissance, son ivresse, sa bêtise - la tentation de la force, moyen de régler les choses -, par sa volonté de stigmatiser un certain nombre de peuples ou de confessions". "L'aveuglement de l'Occident a conduit au basculement de la puissance quelques années plus tard", "ce sont aujourd'hui les pays émergents qui ont pris le relais de la croissance", selon l'ancien ministre des Affaires étrangères.
REGLE D'OR – Lionel Jospin, dans un documentaire sur France 5, extraits sur le site de L'Express. L'ancien Premier ministre socialiste étrille cette mesure voulue par Nicolas Sarkozy. "Je trouve inadmissible d'oser constitutionnaliser la règle de l'équilibre budgétaire. Une Constitution n'est pas faite pour cela et il faut qu'on ait des hommes politiques, des responsables politiques qui assument leurs responsabilités", dit-il. "Quel aveu de faiblesse que de se déclarer soi-même tellement irresponsable que l'on va demander à une règle, qui vous serait imposée de l'extérieur, de vous fixer votre façon d'être, de concevoir le service de l'État, le service de votre pays. Je suis absolument contre cette approche", ajoute Lionel Jospin.
PRIMAIRE SOCIALISTE – Ségolène Royal, dans 20 minutes. La candidate socialiste regrette que la primaire soit "totalement aseptisée. Ceux qui sont bien placés dans les sondages n’ont pas voulu les débats qui auraient dû commencer avant l’été. Il y a une campagne de mobilisation qui commence lundi. C’est un peu tard, il reste trente jours." Et quand on lui fait remarquer qu'elle y est allée fort dans la critique ces derniers jours, l'ancienne candidate à la présidentielle botte en touche. "Ce ne sont pas des critiques, ce sont des faits. Si on fait de la politique, on doit dire les réalités, y compris dans un débat où on oppose les personnalités et les compétences de chacun. Chacun doit s’expliquer sur ce qu’il est, ce qu’il fait. On me reproche d’être incompétente, je réponds: regardons les actes.
ECOUTES TELEPHONIQUES DES JOURNALISTES - Frédéric Péchenard, sur France Info.Le directeur général de la police nationale (DGPN) a confirmé avoir demandé "d'identifier" la source d'un journaliste du Monde dans l'affaire Bettencourt. "J'ai demandé à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) d'identifier le haut fonctionnaire qui, soumis au secret professionnel et ayant un accès direct à des documents confidentiels, divulguait des informations confidentielles sur une affaire judiciaire en cours", a-t-il déclaré. "Je trouve cela grave", a-t-il ajouté, "il s'agit d'une infraction pénale commise par un haut fonctionnaire de l'Etat soumis au secret professionnel". "Je me dois de réserver mes déclarations à la justice", a-t-il précisé, interrogé sur le fait de savoir si cela était "légal". "Il y a une instruction en cours", a fait valoir le DGPN.
CANDIDATURE DE BORLOO – Rama Yade dans France Soir. L’ex-ministre des Sports de Nicolas Sarkozy s'est ralliée à Jean-Louis Borloo. "Je suis convaincue qu’il sera candidat. En six mois, il a déjà accompli un énorme travail, personnel et collectif, pour se préparer à l’élection présidentielle. (…) Il est différent des autres. Il dépasse les frontières partisanes. C’est un homme politique, pas un politicien. Et il a pu tester sa résistance tant, ces dernières semaines, il a reçu de coups." Pour l'ancienne d'ambassadrice à l'Unesco "la candidature Borloo est un antidote contre le FN. Une offre politique trop restreinte fait le jeu de l’extrême droite. Les grands partis sont fatigués, épuisés. Les Français ont besoin d’un bol d’oxygène. C’est positif qu’il n’y ait plus un mouvement unique à droite."
AFFAIRE GUERINI – Marine Le Pen, sur RMC. La présidente du FN s'est demandée pourquoi le PS appelait à une démission de Jean-Noël Guérini, mis en examen hier, au lieu de l'exclure. "Je sais qu'un certain nombre de responsables socialistes sont capables de se fourvoyer dans des systèmes de corruption extrêmement graves. Je l'ai bien vécu : je viens d'Hénin-Beaumont dont le maire a été incarcéré", a dit la candidate FN à l'Elysée. "Ce qui est critiquable, c'est le comportement du PS", selon Marine Le Pen. "Pourquoi est-ce qu'ils demandent à M. Guérini de quitter le Parti socialiste ? Ils n'ont qu'à l'exclure !"

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