L'ancien Premier ministre pense-t-il à l'Ares de Jean-Louis Borloo et d'Hervé Morin qui rassemble plusieurs mouvances centristes? Pas sûr. Sa vision semble plus large, touchant, à la manière du Modem, autant la gauche que la droite. "Celui qui gagnera en 2012 sera celui capable de constituer une équipe, de réconcilier les positions entre la droite et la gauche", a-t-il pronostiqué. "J'aimerai une petite révolution politique : que les hommes et femmes politiques fassent preuve d'humilité, qu'ils constatent que, seuls, ils ne peuvent rien faire" face à la crise, a-t-il encore argué.
Et quel serait sa place dans l'équipe? Dominique de Villepin a filé la métaphore sportive, évoquant le rôle d'"entraîneur". Et de reconnaître : "Il n'y a pas de raison que je sois moins candidat que les autres, parce que j'ai plus d'expérience qu'eux". En fin d'émission, quand Michel Denisot a répété que "Dominique de Villepin est officiellement candidat" pour 2012, son invité lui a accordé un hochement de tête. "Une émission comme le Grand Journal est faite pour ce genre d'annonce", a lâché l'ancien Premier ministre dans un sourire. Une annonce à l'arraché donc, en attendant un véritable discours officiel. Après le 14 septembre prochain toutefois, date de l'annonce du verdict du procès Clearstream.
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