La ministre du Budget Valérie Pécresse a jugé lundi que le premier tour de la primaire du PS avait révélé un parti "profondément fracturé" et qualifié le processus de "primaire pour rien" faute d'avoir réussi, selon elle, à faire émerger un leader et un projet.
"Ces primaires montrent un Parti socialiste qui est profondément fracturé, fracturé en sensibilités qui sont parfois antagonistes parce que, pour moi, la démondialisation, c'est la récession pour la France", a estimé ValériePécresse devant la presse, après un discours de Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris. "Ca me paraît bien paradoxal que les partisans de la démondialisation deviennent les arbitres de cette primaire", a insisté la porte-parole du gouvernement en référence à la 3e place décrochée par Arnaud Montebourg, derrière François Hollande et Martine Aubry.
"Une primaire pour désigner un leader qui, pour l'instant, n'émerge pas, une primaire pour concevoir un projet qui, pour l'instant, n'existe pas, je me demande si tout ça ce n'est pas une primaire pour rien", a-t-elle raillé.
Primaire : "le PS est très divisé" (Bertrand)
Le ministre du Travail Xavier Bertrand a estimé lundi sur RTL à l'issue du premier tour de la primaire que le parti socialiste était "très divisé" et qu'Arnaud Montebourg était sorti vainqueur de cette consultation. "Ces primaires, elles montrent surtout qu'on a un parti socialiste très divisé et à mon avis c'est ce qu'il faut regarder à la loupe pour l'élection présidentielle", a déclaré Xavier Bertrand. "Regardez les différences : Arnaud Montebourg est le vainqueur de cette primaire, c'est quand même la gauche de la gauche qui va choisir", a-t-il dit.
"Il y a de telles incohérences, de telles différences entre eux qu'il faut qu'ils se mettent au clair si c'est possible", a affirmé l'ancien secrétaire général de l'UMP. "Arnaud Montebourg, est-ce qu'il pense toujours ce qu'il a dit en janvier 2007 : +le seul défaut de Ségolène Royal c'est son compagnon+", a interrogé Xavier Bertrand en rappelant une déclaration du président du Conseil général de Saône-et-Loire de la dernière campagne présidentielle, alors qu'il était porte-parole de Ségolène Royal
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