mardi 18 octobre 2011

Pour Fillon, le projet PS est à côté de la plaque

Face aux rêveries de François Hollande, François Fillon joue la carte du réalisme économique. Le Premier ministre s'en est pris lundi soir sur France 2 au projet du PS pour la présidentielle 2012, qu'il a jugé "à côté de la plaque", ajoutant que dans le contexte de crise, "le principe de réalité" devait l'emporter sur les promesses de "rêve".
Interrogé sur la victoire de François Hollande à la primaire socialiste, François Fillon a commencé par rendre hommage au candidat PS pour la présidentielle. "Tout candidat qui représente le Parti socialiste dans un pays aussi équilibré que le nôtre, où les élections présidentielles se jouent toujours à quelques centaines de milliers de voix, est un bon candidat", a dit le Premier ministre, avant d'embrayer de manière nettement plus abrupte sur le programme du PS.

Car, pour le Premier ministre, "le fond du sujet" n'est pas le candidat PS, "c'est le projet !". "Au moment où les yeux du monde entier sont rivés sur la zone euro et la crise financière avec la possibilité pour la première fois qu'un Etat puissant (...) fasse faillite, on entend François Hollande dire, au fond, mon programme, c'est de réenchanter le rêve français (...) On se dit que, vraiment, le projet du Parti socialiste est à côté de l aplaque", a-t-il asséné.

"Une sorte de casting"
"Pendant tous les débats innombrables auxquels nous avons assisté depuis plusieurs semaines, on a bien vu que, au fond, il y avait un projet du Parti socialiste qui était profondément anachronique et inadapté à la réalité de la situation économique
", a-t-il dit. "Ce projet s'impose maintenant à François Hollande, le reste, c'était une sorte de casting, par ailleurs utile pour un parti qui en avait besoin pour trouver un candidat", a dit François Fillon.

Dans son premier discours de candidat PS à la présidentielle, François Hollande avait notamment dit vouloir "offrir à la jeunesse de France, à la génération qui vient, une vie meilleure que la nôtre". "C'est le rêve français que je veux réenchanter", avait-il enchaîné, "celui qui a permis à des générations durant toute la République de croire à l'égalité et au progrès. C'est pourquoi j'ai fait de l'école de la République la grande priorité de ce qui pourra être demain mon prochain quinquennat".
hebergeur image

Aucun commentaire: