Le candidat socialiste a dénoncé dimanche les nominations au sein de l'administration de personnalités proches du président sortant. Nathalie Kosciusko-Morizet évoque une «chasse aux sorcières».
Les attaques de Hollande sont sévères en réalité. Il a ainsi dénoncé les nominations au sein de l'administration, par exemple au ministère de l'Intérieur, de personnalités proches de Sarkozy. «Un État UMP s'est installé», a-t-il accusé. «Eh bien, nous aurons, sans qu'il y ait de brutalité, sans qu'il y ait d'excès, à remettre l'État républicain à sa place», a-t-il prévenu. Selon le député de Corrèze, les hauts fonctionnaires «loyaux» n'ont «pas à s'inquiéter mais, en revanche, ceux qui sont liés à ce système auront forcément à laisser la place à d'autres». Dans la foulée, Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du président sortant, accusait le candidat PS de vouloir organiser «une chasse aux sorcières» et une «purge» chez les hauts fonctionnaires. «Hollande (…) pourrait au moins connaître la qualité et l'engagement au service de l'État des fonctionnaires et hauts fonctionnaires» du service public, a-t-elle déploré.
Lundi matin, François Baroin est lui aussi monté au créneau en qualifiant les propos du candidat socialiste de «choquants». «Nous sommes un pays très structuré. Il est anormal de jeter l'anathème sur des serviteurs de l'Etat», a-t-il assuré. Avant d'égrainer les noms des socialistes nommés au sein d'institutions publiques, comme Michel Charasse au Conseil constitutionnel ou Didier Migaud à la Cour des comptes.
http://www.lefigaro.fr/politique/2012/02/20/01002-20120220ARTFIG00291-etat-ump-polemique-entre-hollande-et-nkm.php
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