A l'appui de ce plaidoyer pour le "consensus", le chef de l'Etat a notamment rappelé que les allocations familiales avaient été "inspirées par le Front populaire", en 1938. "Pourquoi faudrait-il abattre cet édifice construit par près de trois générations de Français dans un formidable esprit de continuité politique? Au nom de quel principe idéologique devrions-nous mettre un terme à une politique familiale qui est une réussite incontestée en Europe ?", a-t-il poursuivi.
Défense et illustration du quotient familial
Revenant sur le quotient familial, Nicolas Sarkozy a réaffirmé que sa signification n'était "pas d'aider les familles les plus aisées, comme je l'entends dire, mais de considérer que ce qu'un ménage dépense pour ses enfants participe aussi de la préparation de l'avenir du pays. Et c'est pour cette simple raison qu'à revenu égal, les familles nombreuses doivent payer moins d'impôts que les autres", a-t-il ajouté sous les applaudissements.
Selon lui, "ajouter à la remise en cause du quotient familial la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG et vous aurez affaibli durablement une politique fiscale intelligente qui permettait aux familles des classes moyennes d'élever leurs enfants et de continuer à consommer sans avoir à sacrifier le nécessaire".
Sans le nommer, le chef de l'Etat a ainsi ciblé le candidat socialiste, qui entend "moduler" le quotient familial. Début janvier, des proches de François Hollande avaient laissé entendre que le quotient familial serait supprimé si leur candidat était élu, ce qui avait entraîné une polémique. Le chef de l'Etat, notamment, avait dit que ce serait une "folie" aux "conséquences absolument dramatiques" pour la politique familiale. Le 10 janvier, François Hollande avait assuré qu'il ne voulait "pas supprimer le quotient familial" mais "le moduler" et qu'il n'enlèverait "pas un euro à la politique familiale". Parmi les 60 propositions que le candidat socialiste a présentées au Bourget le 22 janvier, la 14e prévoit "la fusion, à terme, de l'impôt sur le revenu et de la CSG dans le cadre d'un prélèvement simplifié sur le revenu".
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