Il monte officiellement sur le ring. François
Fillon annonce dans un entretien au Figaro Magazine son
entrée dans la course pour la présidence de l'UMP, qui
devrait débuter pour de bon au lendemain des élections législatives sur fond de
rivalité entre l'ex premier ministre et Jean-François
Copé. "Depuis le départ de Nicolas Sarkozy, il n'y a plus, à
l'UMP, de leader naturel", affirme François Fillon dans cette interview. "Je prendrai toute
ma part, avec d'autres, à cette compétition", annonce l'ancien chef du
gouvernement de Nicolas Sarkozy. "Mais la compétition ne signifie pas la
division", poursuit-il, alors que les ténors de la majorité sortante ont
mis en sourdine leurs désaccords pour la campagne des législatives des 10 et 17
juin.
Selon les statuts du parti, en cas de défaite du chef de l'Etat, l'UMP a quatre à six mois pour organiser un congrès et nommer un président, vraisemblablement à l'automne 2012. Pour François Fillon, le rôle du futur dirigeant de l'UMP "sera de rassembler, construire un projet, susciter un espoir, incarner une alternative". "La confrontation des idées, ce n'est pas la guerre", ajoute l'ex-premier ministre. François Fillon évoque ensuite "un risque" d'éclatement de l'UMP, "aggravé par la défaite présidentielle" et qui le "serait encore plus en cas de mauvais résultats aux législatives". Par ailleurs, alors qu'on lui demande s'il sera candidat à la présidence du groupe UMP à l'Assemblée au lendemain du deuxième tour des législatives, s'il est élu député, François Fillon répond : "Non. Et le choix des députés sera le bon."
Selon les statuts du parti, en cas de défaite du chef de l'Etat, l'UMP a quatre à six mois pour organiser un congrès et nommer un président, vraisemblablement à l'automne 2012. Pour François Fillon, le rôle du futur dirigeant de l'UMP "sera de rassembler, construire un projet, susciter un espoir, incarner une alternative". "La confrontation des idées, ce n'est pas la guerre", ajoute l'ex-premier ministre. François Fillon évoque ensuite "un risque" d'éclatement de l'UMP, "aggravé par la défaite présidentielle" et qui le "serait encore plus en cas de mauvais résultats aux législatives". Par ailleurs, alors qu'on lui demande s'il sera candidat à la présidence du groupe UMP à l'Assemblée au lendemain du deuxième tour des législatives, s'il est élu député, François Fillon répond : "Non. Et le choix des députés sera le bon."
Il aspire à "un autre défi" que celui de
la reconquête de Paris
Candidat dans la 2e circonscription de Paris (Ve et parties des
VIe et VIIe arrondissements), François Fillon se
"félicite que la sagesse l'ait emporté" après le retrait de Rachida
Dati. La maire UMP du VIIe menaçait de se présenter
face à lui depuis plusieurs mois, avant de jeter l'éponge. Alors qu'on lui prête
des ambitions pour la reconquête de la mairie de Paris en 2014, il semble
s'éloigner de ce rallye : "Après avoir dirigé une ville, un département, une
région, avoir été cinq ans à Matignon, j'ai indiqué depuis plusieurs années déjà
que j'aspire à relever un autre défi." Ce défi est "celui du
rassemblement de la droite et du centre pour empêcher la mise en oeuvre d'un
programme dangereux pour la France et gagner les élections de 2017", a
précisé M. Fillon.
Lors d'un déplacement électoral dans le Bas-Rhin, Jean-François Copé a recadré sans le citer Jean-François Copé. "Vraiment j'invite tous mes amis,
toutes générations confondues, toutes sensibilités confondues à l'UMP à suivre ce chemin de la sagesse qui consiste à ne se
mobiliser que dans la perspective des élections législatives", a déclaré le
patron de l'UMP à quelques journalistes.
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