Top départ pour la première visite officielle de
François
Hollande aux Etats-Unis. Le nouveau président de la République
français est arrivé vendredi à Washington avec en introduction de ce voyage un
entretien avec le président américain Barack
Obama dans le Bureau ovale de la Maison
Blanche. Une visite en forme de marathon puisque dans la soirée
devait également s'ouvrir un sommet du G8 à Camp David.
Ce avant une réunion des membres de l'Otan à Chicago qui doit débuter
dimanche.
Quoiqu'il en soit, cette première rencontre entre les deux présidents était
essentiellement placée sous le signe des enjeux économiques auxquels sont
confrontés Européens et Américains, avec en ligne de mire la mise en place d'une
nouvelle stratégie pour lutter contre la crise de la dette qui sévit dans la
zone euro. A ce titre, au sortir de cette première entrevue, qui a duré un peu
plus d'une heure, François Hollande a fait état de
"convergence" avec son homologue américain sur la question de la
croissance. "Sur la croissance, le président Obama a pu marquer une
convergence" de vues avec la France, a déclaré le président Hollande, en
soulignant également que les deux hommes avaient "la même conviction que la
Grèce doit rester dans la zone euro".
De son côté, Barack Obama a indiqué
devant son homologue que le sommet du G8 prévu dans la soirée à Camp David, près de Washington, allait évoquer des moyens
énergiques pour soutenir la croissance dans le monde. Les Américains
"chérissent profondément" leur relation avec la France, a par ailleurs
déclaré M. Obama à son hôte, tandis que M. Hollande a estimé "très important
que je puisse affirmer l'importance que joue la relation entre la France et les
Etats-Unis". "Entre la France et les Etats-Unis, il y a des causes que
nous partageons", a-t-il dit.
Retrait
d'Afghanistan
Un autre sujet "brûlant" a également été évoqué :
l'Afghanistan. Avec notamment la volonté affichée par François
Hollande de rapatrier les quelque 3000 soldats français
actuellement sur le théâtre d'opération. Si cette fois, il n'a pas été fait état
de "convergence" de point de vue, François Hollande a
dit avoir "rappelé" à Barack Obama sa
"promesse" de retirer les troupes de combat françaises d'Afghanistan à
la fin de l'année. "J'ai également précisé qu'il y aurait toujours un
soutien sous une autre forme", a ajouté M. Hollande. Plus tard dans la
soirée, François Hollande a tenu une conférence de
presse avant le début du G8. L'occasion de réaffirmer que sa décision de retirer
les troupes françaises combattantes d'Afghanistan à la fin 2012 n'était "pas
négociable".
Sur ce sujet précis, les Etats-Unis tiennent à marquer leur
inquiétude en filigrane face au nouveau pouvoir en place à Paris. Ainsi, dans
une interview au Figaro à paraître samedi, Jim Townsend,
sous-secrétaire d'Etat américain à la défense chargé de l'Otan, estime que
François Hollande "va devoir réfléchir au rôle
qu'il veut voir jouer par la France dans l'Otan". Quoiqu'il en soit, la
question de l'Afghanistan doit être largement évoquée lors du sommet de l'Otan
qui se tiendra lundi et mardi à Chicago. C'est d'ailleurs à cette occasion que
François Hollande doit officialiser le retrait des
troupes françaises.
Après cette rencontre à la Maison Blanche, le sommet du G8 devait démarrer par un dîner de travail consacré en particulier au dossier nucléaire iranien, avant la reprise des discussions de la république islamique avec le "groupe des six" à Bagdad.
Après cette rencontre à la Maison Blanche, le sommet du G8 devait démarrer par un dîner de travail consacré en particulier au dossier nucléaire iranien, avant la reprise des discussions de la république islamique avec le "groupe des six" à Bagdad.
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