Jean-Marc
Ayrault et 25 des membres de son gouvernement sont candidats aux
élections législatives de juin, certains étant promis à des combats difficiles
dans leur circonscription au vu du score qu'y a réalisé François
Hollande au second tour de la présidentielle. L'enjeu est de taille
puisque le Premier ministre a annoncé mercredi soir que les ministres qui
seraient battus aux législatives ne pourraient "pas rester au
gouvernement".
Sur les 34 ministres de l'équipe Ayrault, seuls neuf
n'affronteront pas le suffrage universel en juin. Il s'agit des eurodéputés Vincent
Peillon et Pascal
Canfin, de la sénatrice Nicole
Bricq, du député Arnaud
Montebourg, qui ne se représente pas, du président du Conseil
régional de Bretagne, Jean-Yves
Le Drian, de la maire du IVe arrondissement de Paris, Dominique
Bertinotti, de l'adjointe au maire de Paris, Yamina
Benguigui, de Fleur
Pellerin, ainsi que de Najat
Vallaud-Belkacem. Celle-ci a renoncé jeudi à se présenter dans la
4e circonscription du Rhône, très ancrée à droite.
Des matches difficiles
Ceux qui sont en lice pour les législatives se présentent dans
des circonscriptions où François Hollande a été
partout majoritaire, mais parfois d'une très courte tête. Le score de la
présidentielle n'est toutefois pas forcément transposable aux législatives, où
l'équation personnelle des candidats, de gauche comme de droite, sortants ou
non, joue pleinement dans chaque circonscription. Il faut tenir également compte
des éventuelles dissidences locales et du taux de participation,
traditionnellement plus bas qu'à la présidentielle.
Sur le papier, c'est Marie-Arlette
Carlotti qui aura la tâche la plus rude face au député UMP sortant
et ex-ministre Renaud
Muselier dans la 5e des Bouches-du-Rhône, où François Hollande a recueilli 50,22% des voix le 6 mai. La
bataille s'annonce difficile aussi pour Sylvia
Pinel, dans la 2e du Tarn-et-Garonne (50,86%), même si deux élus de
droite y sont en concurrence. Le combat sera dur également pour Pierre
Moscovici (Doubs 4e, 51,27%), Marisol
Touraine (Indre-et-Loire 3e, 51,79%), Jérôme
Cahuzac (Lot-et-Garonne 3e, 51,82%), Aurélie
Filippetti (Moselle 1e, 52,27%) et Stéphane
Le Foll, à l'assaut de l'ancienne circonscription de François
Fillon (Sarthe 4e, 52,63% pour Hollande).
A l'inverse, d'autres devraient sans aucun mal conserver ou
conquérir leur siège, à commencer par Cécile
Duflot (Paris 6e), où François Hollande
a enregistré 71,27% des voix. Même chose pour George
Pau-Langevin (Paris 15e, 70,51%), Victorin
Lurel (Guadeloupe 4e, 67,86%), Jean-Marc
Ayrault (Loire-Atlantique 3e, 65%) et Laurent
Fabius (Seine-Maritime 4e, 63,9%).
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire