Les deux présidents partagent la volonté d'associer une dose de croissance à la rigueur. Cela a pu les aider à sympathiser, voire les rapprocher", pense Jean-Laurent Truc du Midi Libre. Dans La République des Pyrénées, Jean-Marcel Bouguereau pense qu'à "côté de ce point de convergence majeur, le reste peut paraître secondaire." Dans Le Républicain Lorrain, Pierre Frehel note qu'il "n'est pas certain que Barack Obama regrette son 'ami' Sarkozy au style si différent du sien. La normalité du social-démocrate Hollande devrait mieux lui aller" et ceci d'autant plus "que le leader français se fait l'avocat obstiné d'une relance de l'économie européenne dont l'Amérique a grand besoin pour faire tourner ses usines et créer ces jobs sur lesquels sera jugé, à l'automne, le locataire de la Maison Blanche", estime-t-il. "Ainsi Barack Obama attendait-il moins de François Hollande des gages de solidarité atlantiste que des assurances sur la sortie de crise de l'Europe" observe également Rémi Godeau dans L'Est Républicain.
"Hollande serait-il aussi un bon diplomate
?"
Jacques Camus de La République du
Centre souligne qu'ils "se sont même découvert des goûts communs
pour la croissance, indispensable à l'Europe, mais aussi, par répercussion, aux
Etats-Unis". Et d'affirmer qu'il "n'empêche que François Hollande ne manquera pas d'exhiber cette alliance
sous le nez de la chancelière allemande, Angela
Merkel, pour l'amener à composer et accepter ce ménage à trois !"
"Le premier contact avec Angela
Merkel n'avait pas été mauvais ; celui avec Barack
Obama est plutôt bon. François Hollande,
l'inconnu des ambassades, serait-il aussi un bon diplomate ?", se demande
Hervé Cannet (La Nouvelle République du Centre ouest)
Alors qu'Hervé Favre dans La Voix du
Nord croit savoir qu'"à la table du G8, François
Hollande pourra donc compter sur cet allié de poids pour continuer de
faire pression sur Angela Merkel."
L'éditorialiste pense déjà au G20 : "en juin prochain, Barack Obama et François Hollande
À pourraient même se trouver un autre objectif commun et de taille : s'attaquer
à la grande muraille qui protège encore la Chine de la concurrence américaine et
européenne grâce à sa monnaie sous-évaluée !"
François Sergent de Libération
juge cependant qu'"entre grandes puissances, la bonne entente personnelle
réelle ou feinte n'a que peu d'incidences. On l'a vu avec le petit couple
Merkel-Sarkozy remplacé en une nuit d'orages par le nouveau couple
Merkel-Hollande. On le voit aujourd'hui entre les présidents américain et
français" conclut-il.
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