Pour sa première journée de ministre, Vincent Peillon a tapé fort: invité de la matinale de France Inter jeudi 16 mai il a indiqué vouloir mettre fin à la semaine de cinq jours dès 2013, avec un retour au mercredi ou au samedi matin travaillé, selon le souhait des collectivités.
Vincent Peillon s'est en fait borné à reformuler un engagement de campagne de François Hollande, en en précisant les modalités. Alors pourquoi un tel battage? L'intervention de Ségolène Royal sur BFM TV n'a rien arrangé. Celle dont il fut la porte-parole en 2007 avant une brouille spectaculaire deux ans plus tard, n'a pas hésité à fustiger l'absence de concertation préalable à cette annonce: "Je pense que la journée d'une passation de pouvoirs, ce n'est pas le moment de faire des annonces.", a-t-elle déclaré. "C'est la démonstration qu'il faut faire très attention dans les annonces gouvernementales et respecter (...) les démarches de consultation sur des sujets extrêmement sensibles qui mettent en cause beaucoup de choses". Jean-Marc Ayraut a finalement tranché la question en confirmant qu'une concertation serait menée et qu'il arbitrerait la question.
Le vrai sujet de cette mini-polémique, est une question de forme. Vincent Peillon n'a guère changé de discours, mais sa parole, elle, a changé de statut. En devenant ministre, Vincent Peillon remet les compteurs à zero. Oubliées les discussions avec les syndicats, les scénarios de réformes. On efface tout, et on recommence: sa parole a désormais valeur d'annonce, alors qu'elle n'était que programmatique il y a encore quelques jours. Et ça change tout.
http://www.lexpress.fr/education/rythmes-scolaires-vincent-peillon-a-t-il-vraiment-gaffe_1116088.html
Vincent Peillon s'est en fait borné à reformuler un engagement de campagne de François Hollande, en en précisant les modalités. Alors pourquoi un tel battage? L'intervention de Ségolène Royal sur BFM TV n'a rien arrangé. Celle dont il fut la porte-parole en 2007 avant une brouille spectaculaire deux ans plus tard, n'a pas hésité à fustiger l'absence de concertation préalable à cette annonce: "Je pense que la journée d'une passation de pouvoirs, ce n'est pas le moment de faire des annonces.", a-t-elle déclaré. "C'est la démonstration qu'il faut faire très attention dans les annonces gouvernementales et respecter (...) les démarches de consultation sur des sujets extrêmement sensibles qui mettent en cause beaucoup de choses". Jean-Marc Ayraut a finalement tranché la question en confirmant qu'une concertation serait menée et qu'il arbitrerait la question.
Changement de statut
Mais personne dans la communauté éducative n'est pris de court: Luc Chatel a installé une commission nationale sur les rythmes scolaires et lancé une vaste concertation sur ce sujet complexe. La question était au menu des discussions du PS avec les syndicats et les associations, menées tout au long de la campagne. François Hollande était même allé plus loin, en annonçant des journées plus courtes et des vacances scolaires amputées de quelques semaines. Le vrai sujet de cette mini-polémique, est une question de forme. Vincent Peillon n'a guère changé de discours, mais sa parole, elle, a changé de statut. En devenant ministre, Vincent Peillon remet les compteurs à zero. Oubliées les discussions avec les syndicats, les scénarios de réformes. On efface tout, et on recommence: sa parole a désormais valeur d'annonce, alors qu'elle n'était que programmatique il y a encore quelques jours. Et ça change tout.
http://www.lexpress.fr/education/rythmes-scolaires-vincent-peillon-a-t-il-vraiment-gaffe_1116088.html
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