"Mais quand vous êtes une petite entreprise avec des
carnets de commandes difficiles, vous vous posez la question de l'équilibre de
votre compte, et là on ne peut pas non plus faire des sauts sur le Smic, c'est cela qu'il faut concilier et une décision sera
prise", a ajouté le ministre, en insistant sur la oncertation avec les
partenaires sociaux.
"Il n'y a pas de bonne décision s'il n'y a pas le dialogue
qui précède cette décision", a-t-il martelé.
Des demandes entre 1.340 euros nets et 1.700 euros
bruts
Sur le coup de pouce promis par François Hollande, un des
sujets de la conférence sociale qui se tiendra avant mi-juillet, deux syndicats
revendiquent un effort conséquent: une hausse de 300 euros bruts pour la CGT à
1.700 euros bruts mensuels, tandis que FO réclame une augmentation progressive à
1.340 euros nets contre environ 1.100 euros nets aujourd'hui.
Invité à dire si le gouvernement accéderait à la revendication
de Jean-Claude Mailly, numéro 1 de FO, le ministre a répondu: "Il le sait
lui-même".
Sur le chômage, autre thème clé de la conférence sociale,
Michel Sapin a mis en garde contre "les plans
sociaux qui sont encore devant nous". "Ils étaient sous le tapis et ressortent
de dessous le tapis", en mettant en cause "l'Etat actionnaire
précédent" dans la situation d'Air France, qui pourrait selon la presse
supprimer 5.000 emplois d'ici trois ans.
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