mardi 5 juin 2012

Emploi, retraites, Smic : Ayrault peaufine sa "méthode"

Alors que chaque jour apporte son lot d'entreprise en difficulté mettant des emplois en péril (la dernière en date n'étant autre que le géant du secteur de la volaille, le groupe Doux), Jean-Marc Ayrault réunit ce mardi après-midi à Matignon les organisations syndicales et patronales pour préparer "la grande conférence" de juillet à l'Elysée.
Une semaine après les avoir reçus séparément, pour écouter leurs demandes, le Premier ministre réunit autour de la table les numéros un des cinq organisations syndicales représentatives - CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC- et des trois patronales - Medef, CGPME, UPA - pour une "conférence de méthode". Le chef du gouvernement sera entouré des ministres Michel Sapin (Travail), Arnaud Montebourg (Redressement productif), Marilyse Lebranchu (Fonction publique) et Marisol Touraine (Affaires sociales).

Le dossiers chauds de l'agenda social

Le gouvernement veut fixer les conditions du dialogue social avec pour objectif de sauver l'emploi et de rajouter une dose de justice sociale sans mettre en péril l'assainissement des finances publiques. Le gouvernement, les syndicats et le patronat doivent définir les thèmes prioritaires de la conférence de deux jours à l'Elysée début juillet sous la houlette du président François Hollande. Se trouvent en haut de l'agenda l'emploi - en particulier le "contrat de génération", projet phare de François Hollande, le pouvoir d'achat - Smic et salaires- et la protection sociale - retraites, dépendance, santé.

Par ailleurs, le gouvernement doit agir dans l'urgence face à la crainte d'une rafale de plans sociaux. Il est décidé à prendre "chaque dossier l'un après l'autre" et "agir vite" par une loi sur les licenciements boursiers, a indiqué Michel Sapin. Sur le chapitre des retraites, une première décision est attendue mercredi pour permettre aux salariés ayant commencé à travailler tôt de partir à la retraite à 60 ans. Le gouvernement doit aussi, dans les prochaines semaines, annoncer un coup de pouce au Smic, qui serait, selon Jean-Marc Ayrault, inférieur à 5% (soit moins de 55 euros en net par mois). Il faudrait que ce soit "le plus proche possible de 5%", plaidait dimanche Jean-Claude Mailly, numéro un de FO.

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