L'ex-ministre, Nathalie
Kosciusko-Morizet a envisagé lundi une candidature à la tête de
l'UMP si la
ligne qu'elle préconise pour ce parti n'est pas reprise. Comme on lui demandait,
sur BFMTV-RMC, si elle allait briguer la présidence de l'UMP en novembre, l'ex-porte-parole du candidat Nicolas
Sarkozy a répondu : "si ma ligne était reprise, partagée largement
par d'autres qui ont plus de qualités que moi pour la porter, je me rangerais
derrière eux". Mais "si elle ne l'était pas, je serais tentée d'aller la porter
devant les militants". Le prochain président de l'UMP
doit-il affirmer qu'il n'y aura aucun accord avec le Front national, lui
avait-on auparavant demandé. "Pour moi c'est clair, j'ai écrit un livre pour le
dire !", s'est exclamée la députée de l'Essonne, auteur de l'ouvrage Le
Front anti-national.
NKM avait accusé la veille Patrick Buisson, conseiller
de Nicolas Sarkozy d'avoir voulu faire gagner Charles
Maurras, théoricien de l'extrême droite et soutien du régime de Vichy.
Interrogée à nouveau sur la droitisation de la campagne présidentielle de son
champion, elle a assuré : "je défend tout ce qu'on a fait pendant la campagne",
"je suis d'un tempérament loyal" et toutes les propositions que j'ai portées au
nom de Nicolas Sarkozy, je les revendique". "J'ai
regretté, dans la médiatisation de la campagne, on se laisse enfermer dans un
discours" de droitisation, a-t-elle dit". "Nous nous sommes laissé
caricaturer".
Des propos que ne cautionnent pas Valérie
Pécresse qui s'est dite lundi en désaccord total avec sa collègue.
"Je ne partage pas du tout son avis", a tranché l'ex-ministre du Budget sur
Europe 1, allusion à NKM. "Je crois que Patrick Buisson a fait gagner Nicolas Sarkozy en 2007", a assuré Valérie
Pécresse, et et "il a mis toute son énergie à essayer de lui faire
gagner à nouveau les élections en 2012". Pour sa part, Jean-François Copé,
numéro un de l'UMP, s'est dit lundi stupéfié et
"choqué" par les critiques d'ex-ministres contre la campagne présidentielle de
Nicolas Sarkozy, visant ainsi NKM et Roselyne
Bachelot.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire