A quatre jours du premier tour des élections
législatives, le gouvernement a annoncé mercredi qu'un décret va permettre à
celles et ceux ayant commencé à travailler tôt de continuer à partir à la retraite
à 60 ans, accordant un bonus aux mères de famille et aux
chômeurs.
Concrètement, le
dispositif prévoit un départ à la retraite à 60 ans pour les salariés ayant
commencé à 18 ou 19 ans et ayant la totalité de leur durée de cotisation (41
ou 41,5 selon l'année de naissance), sans attendre l'âge légal qui doit
atteindre progressivement 62 ans en vertu de la réforme de 2010. Un geste a été
fait envers les mères de famille et les chômeurs pouvant prétendre à ce
dispositif en leur permettant de valider en plus deux trimestres au titre de la
période de chômage ou de la maternité. Que ce soit chez les syndicats ou du côté
de l'opposition, les réactions sont mitigées. En voici l'essentiel.
CGT: "positif mais"...
La CGT juge "positif" mercredi le retour partiel au départ à la retraite à 60 ans, qui "rompt avec les politiques menées partout en Europe", et souhaite que la mesure s'inscrive "dans une dynamique de retour aux 60 ans pour tous". "Pour la CGT, cette mesure doit s'inscrire dans une dynamique de retour aux 60 ans pour tous. A ce titre, la CGT la juge positive. Il s'agit d'une décision marquante qui rompt avec les politiques menées partout en Europe", indique la centrale, dans un communiqué. La CGT "regrette néanmoins que la reconnaissance des trimestres validés ne soit pas allée plus loin, notamment pour la maladie, les accidents du travail et le chômage".
FO : "Peut mieux faire !"
Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly a estimé i que le dispositif du gouvernement allait "dans le bon sens" mais était "insuffisant". "Par rapport à ce qui avait été annoncé, ils rajoutent six mois, soit deux trimestres, pour la maternité et deux trimestres également pour tenir compte du chômage, mais c'est insuffisant si vous prenez par exemple le cas de gens qui ont connu le chômage pendant de périodes longues", a commenté Jean-Claude Mailly sur Europe 1. Jean-Claude Mailly a en outre ajouté qu'il était satisfait des consultations des organisations syndicales et patronales avant l'annonce de ce décret, mais a relevé qu'il ne refermait pas le dossier des retraites. "La concertation n'est pas terminée", a-t-il déclaré car "le débat retraites va redémarrer sur l'ensemble du dossier", à partir de la conférence sociale les 9 et 10 juillet.
La CFTC déçue pour les mères de famille
La secrétaire générale de la CFTC Pascale Coton s'est déclarée déçue que le bonus pour les mères de famille de plus de deux enfants n'ait pas été plus important dans le décret envisagé par le gouvernement sur le retour partiel à la retraite à 60 ans. "Au-delà de deux enfants c'est principalement les femmes qui ont eu un congé parental ou qui se sont mises à temps partiel et elles n'arriveront jamais avec deux trimestres supplémentaires à 41 ans de cotisations même si elles ont commencé à 18 ou 19 ans", a déclaré Mme Coton. "Pour les mères de famille de plus de deux enfants, deux trimestres supplémentaires, ça ne suffit pas, il en aurait fallu au moins quatre", a estimé Mme Coton.
UMP : Copé veut "alerter" sur la "folie" des "cadeaux électoraux"
Reprenant son discours de la veille sur TF1, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a tenu mercredi à "alerter les Français sur les folies" que constituent les "cadeaux électoraux" du gouvernement, retour partiel à la retraite à 60 ans en tête, qui vont selon lui conduire à "une hausse massive des impôts". Cette réforme se fait "sans aucune concertation, sans aucun débat parlementaire. Le gouvernement de François Hollande a en clair installé un processus inarrêtable d'augmentation des cotisations des salariés et des cotisations des employeurs", a dénoncé M. Copé. D'après lui, cette "affaire extrêmement grave", qui "atteindra 5 milliards d'euros de manque à gagner par an sous très peu de temps" "sera payée par les salariés, par les employeurs, et aussi par les retraités". Copé a redit sa crainte que ce "plan A des cadeaux électoraux successifs dissimule un plan caché, le plan B (...), au lendemain des législatives si par malheur la gauche remportait la majorité, qui serait marqué par un gigantesque tour de vis fiscal, au détriment de ceux qui travaillent".
La CGT juge "positif" mercredi le retour partiel au départ à la retraite à 60 ans, qui "rompt avec les politiques menées partout en Europe", et souhaite que la mesure s'inscrive "dans une dynamique de retour aux 60 ans pour tous". "Pour la CGT, cette mesure doit s'inscrire dans une dynamique de retour aux 60 ans pour tous. A ce titre, la CGT la juge positive. Il s'agit d'une décision marquante qui rompt avec les politiques menées partout en Europe", indique la centrale, dans un communiqué. La CGT "regrette néanmoins que la reconnaissance des trimestres validés ne soit pas allée plus loin, notamment pour la maladie, les accidents du travail et le chômage".
FO : "Peut mieux faire !"
Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly a estimé i que le dispositif du gouvernement allait "dans le bon sens" mais était "insuffisant". "Par rapport à ce qui avait été annoncé, ils rajoutent six mois, soit deux trimestres, pour la maternité et deux trimestres également pour tenir compte du chômage, mais c'est insuffisant si vous prenez par exemple le cas de gens qui ont connu le chômage pendant de périodes longues", a commenté Jean-Claude Mailly sur Europe 1. Jean-Claude Mailly a en outre ajouté qu'il était satisfait des consultations des organisations syndicales et patronales avant l'annonce de ce décret, mais a relevé qu'il ne refermait pas le dossier des retraites. "La concertation n'est pas terminée", a-t-il déclaré car "le débat retraites va redémarrer sur l'ensemble du dossier", à partir de la conférence sociale les 9 et 10 juillet.
La CFTC déçue pour les mères de famille
La secrétaire générale de la CFTC Pascale Coton s'est déclarée déçue que le bonus pour les mères de famille de plus de deux enfants n'ait pas été plus important dans le décret envisagé par le gouvernement sur le retour partiel à la retraite à 60 ans. "Au-delà de deux enfants c'est principalement les femmes qui ont eu un congé parental ou qui se sont mises à temps partiel et elles n'arriveront jamais avec deux trimestres supplémentaires à 41 ans de cotisations même si elles ont commencé à 18 ou 19 ans", a déclaré Mme Coton. "Pour les mères de famille de plus de deux enfants, deux trimestres supplémentaires, ça ne suffit pas, il en aurait fallu au moins quatre", a estimé Mme Coton.
UMP : Copé veut "alerter" sur la "folie" des "cadeaux électoraux"
Reprenant son discours de la veille sur TF1, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a tenu mercredi à "alerter les Français sur les folies" que constituent les "cadeaux électoraux" du gouvernement, retour partiel à la retraite à 60 ans en tête, qui vont selon lui conduire à "une hausse massive des impôts". Cette réforme se fait "sans aucune concertation, sans aucun débat parlementaire. Le gouvernement de François Hollande a en clair installé un processus inarrêtable d'augmentation des cotisations des salariés et des cotisations des employeurs", a dénoncé M. Copé. D'après lui, cette "affaire extrêmement grave", qui "atteindra 5 milliards d'euros de manque à gagner par an sous très peu de temps" "sera payée par les salariés, par les employeurs, et aussi par les retraités". Copé a redit sa crainte que ce "plan A des cadeaux électoraux successifs dissimule un plan caché, le plan B (...), au lendemain des législatives si par malheur la gauche remportait la majorité, qui serait marqué par un gigantesque tour de vis fiscal, au détriment de ceux qui travaillent".
Pécresse dénonce un coût accru pour des millions de
Français
Valérie Pécresse (UMP), ex-ministre du Budget, a assuré mercredi que la réforme des retraites préparée par le gouvernement Ayrault allait coûter à "des millions de personnes", alors qu'il n'y aura que quelque 100.000 bénéficiaires. "Pour 100.000 personnes qui vont effectivement avoir la possibilité de partir plus tôt à la retraite" à 60 ans, "il y aura des millions de personnes qui vont payer plusieurs centaines d'euros de cotisation retraite supplémentaires" par an, a dénoncé sur Europe 1 la candidate aux législatives dans les Yvelines.
Valérie Pécresse (UMP), ex-ministre du Budget, a assuré mercredi que la réforme des retraites préparée par le gouvernement Ayrault allait coûter à "des millions de personnes", alors qu'il n'y aura que quelque 100.000 bénéficiaires. "Pour 100.000 personnes qui vont effectivement avoir la possibilité de partir plus tôt à la retraite" à 60 ans, "il y aura des millions de personnes qui vont payer plusieurs centaines d'euros de cotisation retraite supplémentaires" par an, a dénoncé sur Europe 1 la candidate aux législatives dans les Yvelines.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire