dimanche 23 septembre 2012

Les socialistes "désemparés" (Fillon)

François Fillon, candidat à la présidence de l'UMP, s'est dit pas surpris par la brutale chute de popularité de François Hollande car "pendant cinq ans", les socialistes "ont nié la gravité de la crise" et qu'ils sont aujourd'hui "désemparés".

"Cela ne me surprend pas, parce que (cette chute dans les sondages) est liée à la façon dont ils se sont comportés pendant cinq ans et à la manière dont ils ont fait campagne", a déclaré M. Fillon, invité du "Grand jury" RTL/Le Figaro/LCI. Selon l'ex-Premier ministre, "pendant cinq ans, ils ont nié la gravité de la crise, en tout cas sa profondeur, ils ont fait comme si le seul obstacle à la croissance, c'était Nicolas Sarkozy et la politique que nous conduisions, ils se sont fait élire au fond sur cette affirmation".
Pour François Fillon, "les Français découvrent que les socialistes n'ont pas réfléchi à ce qu'ils allaient faire au pouvoir (...) qu'ils n'ont absolument pas adapté leur vision du monde à la réalité d'une économie européenne qui est complètement en train de changer", avec un "continent européen en déclin" et sur lequel plane selon lui "une menace sans précédent depuis au moins 50 ans".
"Les socialistes n'ont absolument aucune proposition qui permette de répondre à cette situation. Ils sont désemparés, et du coup ils deviennent impopulaires", a assuré l'ancien chef du gouvernement. Selon M. Fillon, "ce que veulent les Français, c'est des résultats". "Ils voient bien qu'ils n'en auront pas, ils ne peuvent pas en avoir", a-t-il dit.
Si, au lendemain de l'élection présidentielle, François Hollande avait dit: 'on va s'attaquer (à la question du) coût du travail, de la compétitivité française', j'étais prêt à le soutenir", a-t-il assuré.
 

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