François
Fillon n'est pas tendre, ce mardi dans les colonnes de Nice Matin,
qui l'a interviewé, au sujet des difficultés d'Arnaud
Montebourg. "Il s'est exprimé avec tellement d'arrogance, donnant
des leçons à la terre entière, dans l'opposition, puis ensuite quand il est
arrivé au pouvoir en disant qu'il allait pouvoir sauver des entreprises et
aujourd'hui, l'élastique lui revient dans la figure", déclare le député UMP de
Paris, ancien Premier ministre.
Aux yeux de François Fillon, Arnaud Montebourg "prend claque
sur claque mais c'est lui qui a ouvert la boîte à gifles ! (...) Les salariés
ont bien compris que cela ne sert à rien d'avoir un ministre qui se transforme
en syndicaliste. Ils ont besoin de quelqu'un qui apporte des solutions et dise
la vérité. Il n'y a rien de pire que de laisser les gens dans l'illusion. Parce
que la désillusion est génératrice de conflit et peut-être demain de violence".
Fillon se voit "le mieux placé" pour rassembler à
droite
Le candidat à la présidence de l'UMP, qui était en meeting
lundi soir à Nice, réaffirme par ailleurs qu'il est "compte tenu de (son)
expérience, le mieux placé pour opérer (le) rassemblement" de la droite" et
qu'il a "vocation", s'il est élu par les adhérents du parti le 18 novembre, à
être candidat aux primaires de 2016 pour la présidentielle de 2017. Des
primaires qu'il souhaite "ouvertes à tous ceux qui se réclament de notre
rassemblement de la droite et du centre". "L'intérêt de ces primaires, c'est
d'avoir un seul candidat pour représenter le plus grand nombre possible de
Français", souligne François Fillon.
A la question "Vous effaceriez-vous devant Nicolas
Sarkozy pour 2017 s'il souhaitait revenir ?", l'ex-Premier ministre
se garde bien de répondre. "Arrêtons d'instrumentaliser Nicolas Sarkozy et de
parler à sa place", élude-t-il. S'il est élu président de l'UMP, sa première
décision "sera de proposer à tous les candidats à l'élection à la présidence de
l'UMP d'exercer des responsabilités dans notre équipe".
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire