lundi 26 novembre 2012

Florange : Lakshmi Mittal mardi à l'Elysée ?

A moins d'une semaine de la fin du délai laissé par Mittal pour trouver des repreneurs pour le site de Florange, les négociations se font fébriles. Le PDG d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, pourrait d'ailleurs être reçu mardi à l'Elysée par François Hollande - une information qui reste toutefois encore à confirmer de source officielle. Pendant que le dossier social tourne à la guerre des mots, par presse interposée, entre Arnaud Montebourg et la famille de l'industriel. Lundi matin, le ministre du redressement productif lançait dans les colonnes des Echos : "Nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu'ils n'ont pas respecté la France." Et de dénoncer les "mensonges de Mittal depuis 2006", qui sont "accablants". A cette attaque en règle, les membres de la famille Mittal ont répondu dans les colonnes du Monde, en se disant "extrêmement choqués".

Depuis la semaine dernière, Arnaud Montebourg travaille sur l'hypothèse d'une "nationalisation transitoire" de Florange ; selon Les Echos, "l'idée serait une association avec un opérateur industriel, minoritaire dans le capital le temps de stabiliser l'activité". Une solution qui a le soutien du Parti socialiste, qui a averti lundi que la majorité ne laisserait pas "Mittal sacrifier Florange". Interrogé pour sa part sur LCI, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a estimé que Mittal n'était "pas Merlin l'enchanteur", soutenant également la position d'Arnaud Montebourg. Et de lancer : "Il est venu en France parce que nous avions un savoir-faire et des sites. S'il s'en va, il y aura des repreneurs. Regardez, il y a deux repreneurs qui sont en train de frapper à la porte", a-t-il ajouté .

Un test pour la majorité de gauche

Alors qu'ArcelorMittal dit vouloir réduire ses surcapacités de production, les deux haut-fourneaux de Florange et leur environnement, à l'arrêt depuis juin et octobre 2011 et qui emploient 629 des 2800 salariés du site, sont menacés et sont devenus un test pour la majorité de gauche. Le géant mondial de l'acier, en annonçant le 1er octobre l'arrêt définitif des hauts-fourneaux, avait accepté de donner deux mois à l'Etat pour trouver un repreneur. Mais alors que ce délai de grâce expire le samedi 1er décembre, le ton est monté entre Arnaud Montebourg et Mittal, car l'Etat aurait deux offres de reprises mais sur un périmètre plus large que celui mis en vente par Mittal.

C'est en riposte à ce refus de Mittal de céder l'intégralité du site que le ministre du redressement productif a brandi jeudi la menace d'un contrôle public temporaire. Ce à quoi Mittal a répondu que la vente de la totalité du site de Florange "mettrait en péril la viabilité du reste des activités d'ArcelorMittal en France, où le groupe emploie 20.000 salariés".
 

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