Les écolos auront un candidat à Paris pour les municipales. Ne reste qu’à l’acter formellement le 23 février. Puis à le choisir en juin ou septembre prochains. Bien sûr, il y a l’hypothèse Cécile Duflot. Lorsqu’elle est interrogée sur ce sujet, la ministre a pris l’habitude de ne pas répondre. Ni oui ni non. Rien n’est exclu mais la question ne se pose pas encore, voilà sa position. "Si elle décide d’y aller, personne n’ira contre elle", reconnaît Yves Contassot, ancien candidat à la mairie et qui pourrait à nouveau l’être.
Dans la "maison verte", un autre nom revient : celui de Pascal Durand, actuel chef du parti. "Je souhaite que Cécile reste au gouvernement et que Pascal Durand soit candidat. Il a la personnalité, le style et les idées pour cela", soutient Jean-Vincent Placé. "Ce serait une bonne opportunité pour le mouvement et pour lui", abonde l’eurodéputé Yannick Jadot. Et si elle devait ne pas y aller, Cécile Duflot serait favorable à l’hypothèse Durand, explique-t-on dans son entourage. Reste à convaincre le principal intéressé. S’il ne rejette pas l’idée, Pascal Durand ne se précipite pas non plus : "Il sera temps plus tard de parler des municipales."
"Une logique d’autonomie"
Une chose est sûre : Pascal Durand souhaite qu’EELV soit, nationalement, dans "une logique d’autonomie". Avec des candidats face au PS au premier tour. "La meilleure façon de faire entendre notre discours est de porter nos propres couleurs et nos projets", ajoute-t-il, même si les décisions se prennent localement.
"Il faut l’autonomie dans les villes de plus de 100.000 habitants et dans les capitales régionales", précise Jean-Vincent Placé. Voilà qui inclut Nantes, Lyon, Toulouse ou Marseille. Autant de villes où les écolos avaient fait alliance avec le PS dès le premier tour en 2008. Nantes, la ville de Jean-Marc Ayrault et de Notre-Dame-des-Landes, le symbole est fort. "Ce serait cohérent sur le plan politique", relève Jean-Philippe Magnen, porte-parole d’EELV et viceprésident du conseil régional des Pays de la Loire. À Lyon, la question est déjà tranchée. "Le développement d’une ville ne se mesure pas au nombre de Japonais que l’on accueille dans les palaces", lance Philippe Meirieu, critique sur le bilan d’un Gérard Collomb qui l’avait fait battre lors des dernières législatives.
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