lundi 4 mars 2013

Montebourg s'en prend à la BCE

Le ministre du Redressement productif s'est montré très critique dimanche à l'égard de la Banque Centrale Européenne (BCE) qu'il a jugée "remarquablement inactive" dans une période où on a besoin "d'activisme" et de "volontarisme".
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, s'est montré très critique dimanche à l'égard à la Banque Centrale Européenne (BCE) qu'il a jugé "remarquablement inactive" dans une période où on a besoin "d'activisme" et de "volontarisme". Interrogé dans le Grand rendez-vous Europe1/Aujourd'hui en France/iTlélé, M. Montebourg a regretté qu'elle "ne s'occupe pas de la croissance, (qu')elle ne s'occupe pas des chômeurs, (qu')elle ne s'occupe pas de la population européenne". Le ministre a reconnu que le président de la BCE, Mario Draghi, avait "fait un effort", en indiquant qu'elle pourrait racheter "des titres de la dette publique". "Bon, maintenant il faut passer à l'action, il faut le faire", a ajouté M. Montebourg.

L'
Euro est "trop cher", a rappelé M. Montebourg. "Quand l'Euro monte de 10%, EADS perd un milliard de chiffre d'affaires. C'est 0,5% de croissance en moins", a-t-il ajouté. "Si on veut de la croissance, il faut faire baisser l'Euro. C'est le rôle des responsables politiques de l'Eurogroupe, c'est le rôle de M. Draghi", a-t-il affirmé. Il faut que M. Draghi commence "à dire que l'Euro est surévalué", a-t-il poursuivi souhaitant un Euro à 1,10 voire 1,15 dollar, contre plus d'1,30 vendredi, pour "donner de l'oxygène aux économies européennes".

Par ailleurs,
Arnaud Montebourg a répondu dimanche matin aux critiques de Pascal Lamy, le directeur général de l'OMC. Vendredi, il avait estimé que le ministre du Redressement productif, partisan du protectionnisme, avait un problème de GPS" dans la vision de la France et de la mondialisation. Arnaud Montebourg a affirmé qu'il ne souhaitait pas polémiquer avec le patron de l'OMC mais que « le bilan de l'OMC était condamné par l'histoire ».
 

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