lundi 7 avril 2014

L'expresso du 7 avril

Invité de BFMTV, Jean-Luc Mélenchon - qui a croisé François Hollande à l'AFP jeudi dernier - a dit au Président qu'il "(nous) mettait en danger". "Je crois que François Hollande ne se rend compte de rien", a ajouté le co-président du Parti de gauche. "Je dis que Valls et Hollande ont une vision complétement erronée de l'état de la société française", a-t-il précisé.

La phrase

"On n'est pas les Révoltés du Bounty", a déclaré le député socialiste Christian Paul sur RMC. Ce dernier estime que sa décision sur le vote de confiance mardi à l'Assemblée nationale dépendra "du discours de Manuel Valls".

L'explication

Le délégué général de l'UDI, Yves Jégo, est revenu sur i-Télé sur l'annonce de Jean-Louis Borloo de mettre fin à ses fonctions politiques. Quant à savoir qui est le nouveau patron du centre, il a affirmé que "les patrons sont les militants". "Nos militants, dans des délais les plus brefs possibles, seront amenés à choisir (...) le leader naturel de notre famille", a-t-il déclaré, souhaitant qu'une nouvelle génération émerge. "Je souhaite que ce retrait ne soit pas définitif", a toutefois ajouté Yves Jégo, qui a eu Jean-Louis Borloo au téléphone dimanche soir. Le comité exécutif de l'UDI se réunit mardi.

La critique

Interrogé sur l'accusation portée contre la France par le président rwandais Paul Kagamé, l'ancien ministre UMP Henri Guaino a affirmé sur i-Télé que ce reproche était "une contrevérité et une insulte pour (son) pays". Dans un entretien au magazine Jeune Afrique, le président du Rwanda affirme que la France a été "acteur" du génocide des Tutsis et des Hutus, qui a fait environ 800.000 morts entre avril et juillet 1994.

Le conseil

Elle n'est pas députée nationale mais si elle l'avait été, Eva Joly l'a indiqué sur RTL : elle "n'aurait pas voté la confiance" au gouvernement Valls. L'ancienne candidate à la présidentielle estime que François Hollande "n'a pas entendu la voix des électeurs pendant les municipales" et "n'a pas pris au sérieux la perte de 155 villes". Elle a toutefois dit "croire et espérer" que le Président et son Premier ministre "vont entendre la voix des députés qui protestent".

Le face-à-face

Le ton est monté dans l'émission Bourdin direct lundi matin entre Jean-Luc Mélenchon et le journaliste Jean-Jacques Bourdin. "Pour une fois que ce n'est pas le FN qui parle ici...", a glissé le chef de file du Parti de gauche. La chaîne avait été été rappelée à l'ordre par le CSA pour une "surreprésentation du Front national" pendant la campagne municipale. Une remarque que n'a pas du tout apprécié Jean-Jacques Bourdin. "C'est une accusation que je ne peux pas accepter au nom de la chaîne. La parole qu'on a donné au FN était une parole critique", a-t-il justifié. "Vous ne pouvez pas dire que c'est la chaîne du Front national. Je n'accepte pas cette remarque", a-t-il ajouté, précisant que Jean-Luc Mélenchon était régulièrement invité dans cette émission. "Cessez de me parler sur ce ton (...) Je n'accepte pas que l'on soit traité de cette manière", a répliqué le coprésident du Parti de gauche, en évoquant le peu de temps de parole de son parti.

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