mercredi 9 avril 2014

L'expresso du 9 avril

"Nous ne sommes pas allés assez vite." C'est ce ce qu'a reconnu Manuel Valls sur BFMTV et RMC, alors que Jean-Jacques Bourdin lui demandait si le gouvernement n'avait pas perdu deux années. Mais le Premier ministre ne veut pas polémiquer. "C'est le président de la République lui-même qui a dit que tout cela n'allait pas assez vite. C'est pour cela qu'il nomme un nouveau gouvernement qui a pour mission d'aller beaucoup plus vite."
Concernant les annonces faites mardi à l'Assemblée, Manuel Valls a indiqué que le contexte économique rendait jusque là "difficile de prendre des mesures qui soient en direction des salariés". Mais "c'est parce que nous avons entendu ce message" lors des élections municipales que ces gestes ont été annoncés.

L'exfiltration

Harlem Désir sur le départ? A en croire Le Canard enchaîné et le Nouvel Observateur, le patron du PS pourrait être nommé dès mercredi secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Une entrée au gouvernement synonyme de limogeage : François Hollande souhaiterait en effet un autre premier secrétaire pour le parti. "Harlem n'est pas à la hauteur", "Il faut le changer", aurait dit le Président, selon Le Canard. Le député Jean-Christophe Cambadélis est pressenti pour prendre sa place à Solférino.

Le chiffre

"Une douzaine" de secrétaires d'Etat seront nommés mercredi après-midi, a fait valoir Manuel Valls sur BFMTV. "Pas plus je pense", a-t-il précisé, en affirmant que son gouvernement, avec les 16 ministres nommés la semaine dernière, serait toujours "paritaire". Il n'a en revanche fait "aucun commentaire" sur les personnalités qui seraient désignées

Le retour

Toujours selon le Nouvel Observateur, Jean-Pierre Jouyet, qui a lui-même été secrétaire d'Etat aux Affaires européennes sous Nicolas Sarkozy, est quant à lui attendu... à l'Elysée. Cet ami de François Hollande, qui doit quitter la présidence de la Banque publique d'investissement au 1er mai, deviendrait secrétaire général à la place de Pierre-René Lemas. "Jouyet à l'Elysée, c'est, de la part de Hollande, le choix d'une vieille complicité qui dit surtout son désir d'organiser sa solitude entre amis", écrit le site Internet du magazine.

L'appel

François Baroin s'en remet à Nicolas Sarkozy, et lui demande, "sans lui mettre une pression excessive", de son prononcer publiquement sur son avenir politique "dans quelques mois", après les élections européennes. "Je souhaite qu'il puisse s'exprimer dans un sens comme dans l'autre", a dit sur i-Télé le député UMP. Quant à moi, "je ferai entendre ma voix le moment venu".

La réponse

Sur RTL, François Fillon s'en est pris à l'entourage de Jean-François Copé, après les révélations de L'Express. Alors que l'ex-Premier ministre demandait la "supervision" des comptes de campagne de l'UMP, les copéistes "se sont replongés dans les factures du précédent quinquennat et ont notamment retrouvé trace de déplacements en hélicoptère payés 12.000 euros l'aller entre Paris et la Sarthe, où se situe la résidence de l'ancien Premier ministre", selon l'hebdomadaire. "Quand je demande de la transparence, on me répond par l'air de la calomnie. C'est assez lamentable, c'est vrai", a déclaré le député de Paris.

Le scepticisme

Président du Parti radical de gauche, membre de la majorité présidentielle, Jean-Michel Baylet s'est dit sur i-Télé plutôt favorable à la suppression de la moitié des régions proposée par Manuel Valls mardi. En revanche, sur la disparition des départements à l'horizon 2021, "je suis plus sceptique", a-t-il dit. Vantant une "collectivité de proximité", le sénateur n'est pas "convaincu que ce soit ce qu'attendent les Français".
 

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