Le gouvernement lâche du lest sur la réforme des rythmes scolaires. L'aide financière de l'Etat accordée aux collectivités pour la mise en place de la semaine de quatre jours et demi dans toutes les écoles sera prolongée "pour une année supplémentaire", jusqu'en 2015-2016, a annoncé Benoît Hamon sur France Inter, sans préciser le montant de l'aide. "C'est l'improvisation la plus totale", a réagi sur BFMTV l'ex-Premier ministre François Fillon, qui évoque un recul "jour après jour" du ministre de l'Education nationale.
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La proposition
Comme d'autres responsables de l'UMP, Xavier Bertrand estime que François Hollande a évoqué un report des élections de 2015 pour "se mettre à l'abri de la colère des Français". L'ex-ministre du Travail s'est dit toutefois sur i-Télé "favorable à une réforme territoriale en profondeur". Et pour cela, "il faut en appeler aux Français" par référendum "dans l'année qui vient". "J'ai préparé une proposition de loi référendaire", a fait savoir le député UMP, qui assure que ce texte sera prêt "la semaine prochaine"
L'avertissement
"Nous sommes face à un gouvernement qui ne sait pas où il va", a déploré sur Europe 1 Jean-Pierre Raffarin à propos du report d'un an des régionales et départementales. L'ex-Premier ministre critique la décision de François Hollande de faire passer cette réforme avant les échéances électorales. "En un an, il n'a pas le temps de faire cette réforme (…) De mon point de vue, il joue contre son propre intérêt", a-t-il assuré.
La critique
Selon des propos rapportés par L'Express jeudi, DSK n'est pas tendre avec le gouvernement français. L'ancien patron du FMI n'hésiterait pas, "en privé", à critiquer "une France sans pilote", à en croire l'hebdomadaire. "J’avais une idée ou deux quand nous étions la margelle du puits, pour éviter d’y tomber. Mais maintenant qu’on est au fond…", aurait notamment dit Dominique Strauss-Kahn.
La phrase
"C'est toujours utile qu'une grande personnalité comme Nicolas Sarkozy (…) donne son avis" sur les sujets européens, a jugé François Fillon sur RMC et BFMTV, alors que l'ex-Président songe à une prise de parole avant le scrutin du 25 mai.
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La réaction
Interrogé sur les propos de la veille de l'ex-ministre Cécile Duflot, qui a affirmé qu'elle n'aurait pas voté le programme d'économies de Manuel Valls, le ministre des Finances Michel Sapin a esquivé. "Elle fait les choix qu'elle souhaite, comme elle le souhaite", a-t-il dit sur RTL. Mais il a quand même décoché une pique. "Il se trouve qu'au sein du groupe écologiste (à l'Assemblée, Ndlr), un certain nombre ont le sens de la continuité, de l'action", a-t-il affirmé, en allusion aux trois députés EELV qui ont voté ce plan.
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