lundi 8 décembre 2014

l'expresso du 8 décembre

L'intervention de Manuel Valls sur France 2, dimanche soir, est sur toutes les bouches, lundi. Le Premier ministre, qui a rappelé qu'il n'était pas "un déserteur" et comptait rester à Matignon jusqu'en 2017, n'a pas convaincu Xavier Bertrand. L'ancien ministre du Travail a estimé ironiquement sur RTL que "Manuel Valls a changé". "Il a eu son brevet de politicien-type, bien dans le moule. Il est là pour rester, pas pour réformer". Selon le maire de Saint-Quentin, "nous avons désormais deux Hollande à la tête de l'État". Et de conclure : "Je pensais qu'il essaierait de faire bouger les choses. Je me suis aperçu que ce n'était pas vrai".

L'attaque

Même constat pour la nouvelle numéro 2 de l'UMP, Nathalie Kosciusko-Moriset, qui a estimé sur Europe 1 "que Manuel Valls s'était Hollandisé", dimanche soir. "Je n'ai toujours pas compris pourquoi il avait demandé 45 minutes sur France 2 s'il n'avait rien à dire", a-t-elle lancé. "Rarement on aura vu un Premier ministre parler autant pour ne rien dire", a estimé l'ancienne ministre de l'Ecologie. "C'est dommage, c'est une inversion parce que, quand il avait été nommé, tout le monde avait dit, ça va mettre un peu de dynamisme et cela va contaminer François Hollande. C'est le contraire qui s'est passé".
Au lendemain de la publication dans le Parisien d'un sondage montrant que 66 % des Français ne veulent pas que Nicolas Sarkozy soit candidat à la présidentielle, Rachida Dati réagit. La députée européenne a estimé sur iTélé que c'était "compliqué", mais que l'ancien Président "savait très bien que ça n'allait pas être simple". Absente du nouvel organigramme de l'UMP, l'ancienne ministre de la Justice explique qu'on lui a "proposé des choses", auxquelles elle n'a pas donné suite, pour l'heure, avant d'ajouter : "On discute de la manière dont je peux travailler". Elle assure ne pas donner à Nicolas Sarkozy un "soutien inconditionnel" et attend de connaître "la ligne politique" qui sera définie. "Nos militants attendent de nous que l'on restaure la droite."

La réponse

Dimanche, Jean-Luc Mélenchon demandait à Angela Merkel de "la fermer", suite aux accusations portées par la Chancelière allemande, reprochant à la France de ne pas mener les réformes économiques nécessaires. Sur BFMTV, lundi, Najat Vallaud-Belkacem a préféré répondre par les arguments. La ministre de l'Education estime que son gouvernement a pris "à bras le corps" ces réformes. "Il y a une forme de jeu de rôle dans le paysage politique européen, dans lequel chacun réclame davantage de l'autre", a-t-elle estimé, avant de rappeler que la France avait elle aussi obtenu des gages de l'UE, avec "le plan Juncker qui va permettre des investissements importants pour relancer la croissance".

La satisfaction

Le projet de loi Macron, qui affiche l'ambition de "déverrouiller" l'économie française et sera présenté mercredi, va "véritablement dans la bonne direction", a estimé lundi le président du pôle entrepreneuriat du Medef, Thibault Lanxade sur RFI. "Oui, le texte est intéressant. Il va dans beaucoup de directions" dont l'assouplissement des règles du travail du dimanche, autrefois "tabou" et qui est "une des premières choses que (le président du Medef Pierre Gattaz) a exprimées". 
Enregistrer un commentaire