dimanche 13 avril 2014

Hollande-Valls : le grand écart

La cote de popularité de François Hollande a chuté de cinq points en avril, à 18%, le plus bas niveau jamais atteint depuis deux ans, tandis que celle de Manuel Valls, tout nouveau Premier ministre, s'affiche à 58%, selon le baromètre mensuel Ifop pour le Journal du dimanche.

Président le plus impopulaire de la Ve République, FrançoisHollande n'était jamais tombé si bas, ses derniers plus mauvais scores étant les 20% enregistrés en novembre 2013 puis de nouveau en février 2014. Le mois dernier, sa cote de popularité s'était légèrement redressée à 23% avant de rechuter à 18% en avril, , selon le baromètre mensuel Ifop* pour le Journal du dimanche.

Quant à
Manuel Valls, testé pour la première fois en sa qualité de Premier ministre, ses 58% font de lui le chef de gouvernement le plus populaire en début de mandat (en prenant en compte les scores à leurs débuts des "deuxièmes" chefs de gouvernement d'un mandat présidentiel). A titre de comparaison, Dominique de Villepin en juin 2005 enregistrait un indice de popularité de 44%, et Laurent Fabius de 29% en août 1984. Celui-ci venait alors de succéder au premier Premier ministre de François Mitterrand, Pierre Mauroy.

Surtout, relève l'Ifop, un tel écart de 40 points entre les cotes de popularité du président de la République et du Premier ministre n'a jamais été vu depuis 1958 (hors cohabitations). Le plus important jusqu'alors était le différentiel de 21 points enregistré entre Nicolas Sarkozy (37) et François Fillon (58) en mars 2008. Dans le détail, 2% des sondés se disent "très satisfaits" de
François Hollande comme président de la République (chiffre inchangé par rapport à mars), et 16% "plutôt satisfaits" (-5), tandis que 44% se disent "plutôt mécontents" (+6) et 38% "très mécontents" (idem). 0% ne se prononce pas.

Quant au Premier ministre, quelques jours après son installation à Matignon le 1er avril, 5% se disent "très satisfaits", 53% "plutôt satisfaits", 23% sont "plutôt mécontents" et 12% "très mécontents". 7% ne se prononcent pas.

*Etude réalisée par téléphone du 4 au 12 avril auprès d'un échantillon de 1.909 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

vendredi 11 avril 2014

Les indiscrétions de l'Élysée sur la politique de François Hollande

Mariton: «Valls c'est moitié vérité, moitié mensonge»

Valls reçoit syndicats et patronnat à Matignon

Rythmes scolaires: le maire de Toulon fait de la résistance - 11/04

Commission européenne : le match Moscovici-Guigou a commencé

Qui pour remplacer l'UMP Michel Barnier à la Commission européenne? Après les élections du 25 mai et la désignation du nouveau président de l'organe exécutif de l'UE, François Hollande proposera un candidat pour la France - la Commission étant composée d'un membre par pays membre. Depuis son départ du gouvernement, Pierre Moscovici ne cache pas cette ambition et s'est déjà dit "évidemment disponible". Mais la présidente de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale, Elisabeth Guigou, n'a pas dit son dernier mot.
Dans une interview à Paris Match, jeudi, la députée PS de Seine-Saint-Denis dit avoir "fait part au Président de [son] intérêt pour la Commission". "Le Président m'a dit que j'en avais les qualités. Je n'ai pas pris cela pour une décision", explique-t-elle dans une pique adressée à l'ex-ministre de l'Economie. Car Pierre Moscovici avait, au lendemain du remaniement, relaté la promesse que lui aurait faite François Hollande.

"Le Président n'a aucun intérêt à s'engager si tôt"

Selon Le Monde du 4 avril, le socialiste aurait en effet d'abord refusé la proposition de devenir ministre des Finances dans le gouvernement Valls, en restant duo avec Arnaud Montebourg qui lui prenait l'Economie. Le chef de l'Etat lui a alors parlé du poste de commissaire européen. "Nous nous sommes séparés avec l'idée que, le moment venu, je puisse être le candidat de la France à la Commission européenne", rapportait alors Pierre Moscovici. Face caméra, l'ancien patron de Bercy avait été à peine plus prudent. "Quand on propose quelqu'un à de hautes fonctions, c'est au président de la République de l'annoncer, ce qui ne tardera pas je pense", avait-il dit au début du mois à France 3 Franche-Comté.
Elisabeth Guigou, elle, "doute" que François Hollande ait d'ores et déjà promis à Pierre Moscovici cette fonction. "Le Président n'a aucun intérêt à s'engager si tôt", déclare à Paris Match celle qui a été ministre de la Justice et de l'Emploi dans le gouvernement Jospin, et déléguée aux Affaires européennes dans les trois derniers gouvernements socialistes de la présidence Mitterrand. François Hollande semble donner raison à la socialiste. "Ce n'est pas le moment du choix, mais je lui ai toujours dit qu'il avait les qualités et l'expérience pour y prétendre", confiait le Président au Monde.

Guigou soutenue par Fabius?

L'ancienne ministre serait d'ores et déjà soutenue par le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. Selon L'Opinion, le ministre des Affaires étrangères "accorde une attention particulière à sa candidature". "Ce qui compte aux yeux de Fabius, c’est le professionnalisme", affirme l'entourage de Laurent Fabius. Face à Pierre Moscovici, Elisabeth Guigou fait aussi valoir un argument qui pourrait être déterminant. Si l'un des deux est nommé à Bruxelles, cela provoquerait une élection législative partielle, soit dans le Doubs chez l'ex-ministre de l'Economie, soit en Seine-Saint-Denis chez la députée.
Avec le risque pour la majorité socialiste de perdre un nouveau siège à l'Assemblée. "Dans mon cas, il y a très peu de risques. Aux législatives de 2012, j'ai obtenu 46,12% des voix au premier tour, et 100% au second (après le désistement du candidat communiste, Ndlr)", assure Elisabeth Guigou. Pierre Moscovici, lui, avait été élu avec 49,32% des voix dans une triangulaire… Et la liste sur laquelle il figurait aux municipales, à Valentigney, a été battue le mois dernier.
La balle est donc dans le camp de François Hollande, mais sa décision n'est pas attendue avant plusieurs semaines. Le président de la Commission, qui sera désigné en juin par les 28 dirigeants au Conseil européen, sera ensuite soumis à l'approbation du Parlement. S'il est investi, il choisira ensuite, avec les pays membres, ceux qui constitueront son équipe. Mais la nouvelle Commission entrera en fonction seulement au novembre.
 

Copé sur la réforme des rythmes scolaires: "au moins, laissez le libre choix aux maires" - 11/04

Plaidoyer européen de Bayrou pour le meeting des centristes

L'expresso du 11 avril

Interrogé sur la manifestation organisée par le Front de gauche contre l'austérité samedi, le patron des députés socialistes, Bruno Le Roux, a ironisé sur Radio Classique/LCI : "Depuis plusieurs mois, Mélenchon fait une manifestation, une insulte, manifestation, une insulte au président de la République. Là, il fait une manifestation. C'est peut être la version la plus sympathique du mélenchonisme."

Le jugement

"Ce n'est pas difficile, en passant derrière Ayrault, d'avoir l'air d'avoir quelque chose à dire", a jugé, vendredi, sur RTL le co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, répondant à une question sur la forme du discours de politique générale. Sur le fond, Jean-Luc Mélenchon, estime que le Premier ministre "a encore fait une pluie de cadeaux sur le Medef" et qu'il est "en train de prendre les recettes économiques à la noix du FN."

Le retour

A la tête d'un exécutif renouvelé, après la claque des municipales, François Hollande a l'intention de s'exprimer prochainement et d'être davantage présent "sur le terrain", ont confié des membres de son entourage à l'AFP en marge de la visite d'Etat du président de la République au Mexique.  Sous quelle forme? Les choses ne sont pas fixées mais "il y aura nécessairement une expression, de manière directe ou indirecte, avec des journalistes", a expliqué son entourage.

Le passé

Un conseiller municipal du Front national élu le 30 mars à Clermont-Ferrand avait été l'auteur d'une fusillade mortelle à Belle-Ile-en-Mer en 1979, ce qu'il a toujours caché à son parti, révèle le quotidien La Montagne vendredi. Eric Assad, 59 ans aujourd'hui, troisième sur la liste Bleu marine aux élections municipales, avait été déclaré irresponsable de ses actes et interné durant sept ans en hôpital psychiatrique.

Le sondage

La popularité de François Hollande fléchit de trois points en mars, avec 13% seulement des Français approuvant son action, selon le baromètre mensuel de YouGov pour Le Huffington Post et i-Télé publié vendredi.
 

jeudi 10 avril 2014

L'hommage à Dominique Baudis

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Nicolas Dupont-Aignan : "le remaniement est un... par LCP

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Manuel Valls: "Je vais demander un logiciel anti-couac!" - 10/04

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