samedi 12 février 2011

Primaires PS : Peillon ne veut pas d'affrontement Aubry/DSK

L'ancien lieutenant de Ségolène Royal, Vincent Peillon, ne tarit plus d'éloges sur le patron du FMI. «La candidature de Dominique Strauss-Kahn peut être très utile au pays», affirme-t-il dans un entretien au Monde de ce samedi.
«Je regrette que certains ne pensent qu'à attaquer l'espérance qu'il incarne pour beaucoup de nos compatriotes.» La primaire socialiste pour la présidentielle «ne doit pas être un concours d'ego mais une bataille d'idées», souligne-t-il. «Dès lors, je ne pense pas que Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn doivent s'y affronter.»


«Il faut en finir avec cette idée qui voudrait qu'il y ait des divergences de fond entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn. Certes, leurs personnalités sont différentes, et leurs responsabilités aussi. Mais ils ont toujours suivi la même ligne politique.»


«Sans croire à l'homme providentiel, je ne pense pas qu'il soit le moins crédible pour conduire quelques grands chantiers auxquels nous devrons nous consacrer: faire une grande révolution fiscale, réorienter la construction européenne à partir d'une relance du couple franco-allemand, retrouver de la croissance en relançant la consommation et l'investissement, conduire une réforme profonde de notre école et de nos universités, introduire des règles dans la mondialisation, accorder une vraie priorité à la jeunesse», énumère-t-il.


«Aujourd'hui, il semble être le mieux à même de rassembler largement la gauche au premier tour et au-delà du second», ajoute Vincent Peillon.


Delanoë réclame le rassemblement à gauche


En écho à ces déclarations de Vincent Peillon, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a estimé lui samedi que le rassemblement de la gauche était la «condition sine qua non de la victoire» en 2012, sans évoquer la question de sa propre candidature aux primaires.


Après avoir réuni ses amis dans un amphithéâtre de l'université Paris 5, M. Delanoë a affirmé à la presse: «Si nous ne faisons pas tout ce qui dépend de nous pour gagner (2012), nous serons coupables».


Bertrand Delanoë, l'une des personnalités préférées des Français, n'a pas répondu à un militant, qui sous les applaudissements lui a demandé: «Bertrand veux-tu être notre candidat à la présidence de la République?».


Devant une salle quasi pleine, au coté notamment d'Elisabeth Guigou, Harlem Désir ou Anne Hidalgo, M. Delanoë a affirmé: «l'esprit de rassemblement sera un enjeu très important». Il a aussi pointé le «danger de l'individualisme (...) chez certaines personnalités, mais aussi chez certains partis de gauche».


Le rassemblement de la gauche, n'est «pas quelque chose pour faire joli», mais «la condition sine qua non de la victoire», un «devoir politique et moral».


«Je voudrais voir tous les leaders de la gauche dire : oui nous avons des différences (...) mais nous le disons aux Français (...) nous avons décidé de relever les manches ensemble, nous prenons tous ensemble nos responsabilités pour gouverner ensemble, a-t-il lancé, très applaudi.


«Si certains pensent que l'élection de 2012 va se gagner sur le meilleur programme marketing, (la gauche) est déjà perdue», a-t-il encore dit.


http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/primaires-ps-peillon-ne-veut-pas-d-affrontement-aubry-dsk-12-02-2011-1312739.php
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