Pourquoi Sevran, en banlieue défavorisée ? La ville est certes dirigée par le maire écologiste Stéphane Gatignon, mais Nicolas Hulot veut surtout "être près des gens qui souffrent, tourner l'écologie et sa candidature vers les gens qui ont un quotidien de plus en plus difficile", explique à l'AFP Jean-Paul Besset, un de ses proches. Nicolas Hulot veut "réconcilier l'écologique et le social", souligne-t-il. "Ca va se décliner dans les principaux secteurs économiques et sociaux mais aussi environnementaux, culturels, par des mesures transitoires qui mettent en oeuvre une transformation écologique et sociale de notre société". Le sociologue Serge Guérin, qui participe au projet, précise qu'il s'agira de répondre aux "problématiques sociales, comme les banlieues ou les seniors, par l'angle de la transition écologique", et de "relativiser la dette par rapport aux richesses" pour une "politique éconologique" ("économique" "et "écologique").
Hulot pas adhérent d'Europe Ecologie
L'engagement de M. Hulot à gauche sera-t-il exigé ? Le véritable engagement "est de dire que l'écologie est incompatible avec le libéralisme économique" juge Alexis Braud, de la direction d'EELV. Proche d'Eva Joly, l'eurodéputé Yannick Jadot voit certes dans cette candidature "l'opportunité de confronter deux visions de l'écologie politique", mais prévient auprès de l'AFP: "On attend la déclaration de Nicolas pour savoir exactement comment il envisage sa participation aux primaires d'EELV, parce qu'il n'est pas très clair sur la nature de cette participation". "Je ne veux pas imaginer, dit-il, qu'il s'inscrive en dehors d'EELV. Ca signifierait potentiellement deux candidatures pour la présidentielle, une catastrophe pour l'écologie politique et dont le seul bénéficiaire serait Nicolas Sarkozy".
Hulot pas adhérent d'Europe Ecologie
L'engagement de M. Hulot à gauche sera-t-il exigé ? Le véritable engagement "est de dire que l'écologie est incompatible avec le libéralisme économique" juge Alexis Braud, de la direction d'EELV. Proche d'Eva Joly, l'eurodéputé Yannick Jadot voit certes dans cette candidature "l'opportunité de confronter deux visions de l'écologie politique", mais prévient auprès de l'AFP: "On attend la déclaration de Nicolas pour savoir exactement comment il envisage sa participation aux primaires d'EELV, parce qu'il n'est pas très clair sur la nature de cette participation". "Je ne veux pas imaginer, dit-il, qu'il s'inscrive en dehors d'EELV. Ca signifierait potentiellement deux candidatures pour la présidentielle, une catastrophe pour l'écologie politique et dont le seul bénéficiaire serait Nicolas Sarkozy".
Nicolas Hulot passera-t-il sous les fourches caudines de la primaire prévue en juillet d'EELV dont il n'est pas adhérent ? "C'est tout le problème. Europe Ecologie, c'est le rassemblement des écologistes, trois succès électoraux, le logiciel politique en train d'évoluer. Remettre cette construction en cause serait une faute politique", note M. Jadot. Pour M. Besset, M. Hulot va se mobiliser "dans deux directions", "se tourner vers EELV pour dialoguer avec les militants, montrer son appartenance pleine et entière à ce mouvement". "On va voir comment ce message politique est reçu par le monde écologique et les Français. On verra bien le paysage politique que ça dessine dans quelques jours et semaines. Dans ce cadre, on discutera, au sein d'EELV, des meilleures formules", explique M. Besset. Puis M. Hulot mènera campagne, pas "avant l'automne", selon M. Besset. "Il est extraordinairement serein. Après des mois intenses de réflexion non sans angoisse, il est maintenant libéré, il a fait le choix. Il est comme porté par cette décision. Il y va. On verra jusqu'où", confie M. Besset.

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