jeudi 5 janvier 2012

Hervé Morin et ses amis tapent sur François Bayrou

Il dispute l'électorat centriste au MoDem…
Qu’on se le dise, Hervé Morin n’est pas seul. La preuve, il a présenté ce mercredi son équipe de campagne, presqu’au complet, «quelques-uns sont encore en vacances». Outre la brochette habituelle de fidèles – le député-maire d’Agen Jean Dionis du Séjour, le député européen Jean-Marie Cavada ou encore le député Charles de Courson – le casting est surtout constitué de personnalités inconnues du grand public. A l’exception de Me Francis Szpiner, président du comité de soutien, seule «prise» de campagne.
Le candidat du Nouveau Centre, qui revendique 250 comités de soutien à travers la France, a remarqué, avec beaucoup d’autodérision, que seule une femme sur six personnes siégeait à la direction politique de campagne. C’est «la parité telle qu’on essaye de la construire», a-t-il souligné.

François Bayrou dans le viseur

Pour l’heure, aucun lieutenant de Jean-Louis Borloo n’a rejoint son camp. Ses proches assurent que cela pourrait évoluer mais se gardent bien d’avancer un nom. En attendant, la cible d’Hervé Morin est clairement définie: François Bayrou. Plusieurs sujets lui permettent d’égratigner son ancien ami. A commencer par la dette contre laquelle aucun candidat n’avancerait de solutions. «Le premier d’entre eux, c’est François Bayrou. Je peux faire son discours de A à Z, il n’a pas changé d’un iota depuis 2007», attaque Hervé Morin. Le «consommer français», nouveau dada du candidat MoDem, est une «escroquerie intellectuelle totale». «Très franchement, poursuit Hervé Morin, François Bayrou devra expliquer» si une boîte de conserve qui contient du «porc allemand», des «haricots d’Europe Centrale» et de la «sauce italienne» peut être considéré comme un produit français.

«La primaire du centre a commencé»

Mais ce que le Nouveau Centre ne supporte pas, c’est «le centre équivoque, ambigu». François Bayrou demanderait ainsi un «chèque en blanc» aux Français sans dévoiler quelles sont ses intentions pour le second tour. «Nous, nous indiquons dans quelle majorité nous nous situons», - comprendre la majorité présidentielle - tranche Hervé Morin qui se définit comme «le candidat de l’anti-populisme». Plus direct encore, Me Francis Szpiner, note que «le populisme traverse toutes les couches politiques» et attribue l’expression «UMPS» à François Bayrou. Jean Dionis du Séjour, qui place les partisans d’Hervé Morin, comme «les héritiers légitimes de la tradition centriste», conclut: «la primaire du centre a commencé».
http://www.20minutes.fr/presidentielle/852680-herve-morin-amis-tapent-francois-bayrou

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