lundi 9 janvier 2012

Le PS propose de supprimer le "quotient familial"

C'est une proposition divulguée alors que François Hollande est attaqué par la majorité sur sa supposée absence de propositions concrètes. Des propositions ? En voilà une. Lundi, le n°2 du PS confirme une information des Echos selon laquelle, le candidat socialiste va proposer de supprimer le "quotient familial" pour le remplacer par un autre système.
Le quotient familial, créé après la Seconde Guerre mondiale et qui consiste à diviser les revenus familiaux par des parts attribuées par enfant, coûte dix milliards d'euros par an dont les plus riches captent le quart. En effet, la moitié des citoyens sont exonérés d'impôt sur le revenu et n'en bénéficient donc pas, selon les Echos. François Hollande proposera de le remplacer par un crédit d'impôt, c'est-à-dire un versement direct de l'Etat pour les enfants versés à tous, y compris aux non-imposables.
L'ensemble des propositions fin janvier
"Aujourd'hui, un enfant de riche apporte une baisse d'impôt beaucoup plus importante qu'un enfant de pauvre. Est-ce normal ? Non", dit dans les Echos Michel Sapin, responsable du programme de François Hollande. Harlem Désir a précisé sur Europe 1 qu'il s'agissait de préserver l'aide par des fonds publics à l'éducation des enfants, mais en y remettant davantage de justice fiscale. "Il est pas normal aujourd'hui qu'un ménage qui paye beaucoup d'impôts, parce qu'il a beaucoup de revenus, bénéficie à travers les allégements, pour un deuxième ou troisième enfant, d'une aide plus importante qu'un ménage qui n'est pas assujetti à l'impôt sur le revenu", a-t-il dit. Les aides seront maintenues pour les catégories moyennes et renforcées pour les catégories modestes, a-t-il précisé.

L'idée d'une grande réforme fiscale supprimant certaines réformes de Nicolas Sarkozy, comme l'allégement de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ou le subventionnement des heures supplémentaires, et fusionnant Impôt sur le revenu et Cotisation sociale généralisée (CSG) pour rétablir une progressivité de l'impôt, est au coeur des propositions du candidat socialiste. Il maintient pour l'instant son projet de présenter seulement fin janvier son programme complet, alors que le dernier sondage publié le situe toujours en tête de la course à l'Elysée mais montre une progression de Nicolas Sarkozy. Les propositions les plus couramment exprimées sont jusqu'ici ces idées de réforme fiscale, le recrutement de 60.000 enseignants dans l'Education et diverses réformes institutionnelles comme le rétablissement d'une responsabilité pénale pour le chef de l'Etat et l'indépendance des procureurs par rapport au pouvoir exécutif. A suivre

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