mardi 17 janvier 2012

Sarkozy sur les agences de notation : "ça ne change rien"

Il l'avait sous-entendu à Vendôme dimanche, il l'a affirmé lundi. "Sur le fond des choses", la dégradation des notes, "ça ne change rien", a dit Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse avec le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. "Nous devons réduire les déficits, réduire les dépenses, améliorer la compétitivité de nos économies pour retrouver la croissance", a ajouté le chef de l'Etat, qui a appelé à "ne pas s'affoler" mais "réagir à ces décisions avec sang-froid, avec recul". "Je n'ai pas l'intention de tenir compte de ce que disent les uns et ce que disent les autres", a dit Nicolas Sarkozy, qualifiant toutefois les notations des agences d'"éléments intéressants".
"Vous n'avez pas eu les dernières informations (...) Si vous me posez une question sur ce qui s'est passé vendredi, c'est vendredi", s'est toutefois agacé le chef de l'Etat face à un journaliste qui faisait allusion à la dégradation de S&P, alors que Moody's a de son côté maintenu lundi la note de la France. (voir la vidéo)"Au final, le plus décisif est que chaque pays suive son propre chemin", a pour sa part réagi Mariano Rajoy, dont le pays a également subi une dégradation par Standard&Poor' s vendredi.
Rajoy soutient la taxe sur les transactions financières
"Nous sommes face à une crise sans précédent qui nous impose de réduire nos dépenses, de réduire notre déficit mais aussi de trouver le chemin d'une nouvelle croissance en résolvant nos problèmes de compétitivité", a déclaré Nicolas Sarkozy. Dans cette période difficile, "la France veut continuer à travailler avec l'Espagne", a affirmé le chef de l'Etat. Le conservateur Mariano Rajoy a apporté le soutien de son pays "à la taxe sur les transactions financières, (...), le cheval de bataille de M. Sarkozy". Mariano Rajoy effectuait sa première rencontre avec un hôte étranger depuis sa prise de fonction fin décembre.

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