Seulement, la perte du triple A a relayé au second plan toute information politicienne. En effet, Dominique de Villepin a raconté, devant moult objectifs, comment il allait sortir le pays de la crise : "de l'effort, de l'ordre mais surtout de la justice" pour mieux "rassembler" au nom de "l'amour de la France". Et d'étoffer ce slogan en évoquant une série de mesures : porter la durée légale du travail à 37 heures, créer un pacte d'urgence pour les PME en soutenant leurs fonds propres par des prêts de longue durée, réduire le train de vie de l'Etat en limitant le gouvernement à dix ministres, réduire l'écart des salaires au sein de l'entreprise quitte à recourir à la loi… Dominique de Villepin se veut concret face à une "hyperprésidence" – celle de Nicolas Sarkozy – qui "manque de résultats". "Qui peut dire quelles ont été les priorités [du gouvernement actuel] aujourd'hui?"
"La majorité a tellement été malmenée"
Le message n'est pas seulement adressé aux Français. L'appel vaut aussi pour les élus de la majorité, dont Dominique de Villepin dit avoir été "le chef entre 2005 et 2007", sa période Matignon. "J'ai toujours eu pour ma part une conception ouverte de la majorité et je n'ai cessé de regretter son rétrécissement et son durcissement au fil des années", a ainsi déclaré l'ancien Premier ministre. "La majorité a tellement été malmenée pendant cinq ans", lâche au JDD.fr Brigitte Girardin, bras droit de Villepin depuis le lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy, en 2007. "Contrairement à beaucoup d'autres, nous sommes ouverts, nous n'excluons personne", affirme-t-elle encore.
Comme en 58
Mais point de figure célèbre ne circule encore dans ces locaux. L'organigramme de campagne se calque sur celui de République solidaire : Brigitte Girardin se mue en directrice de campagne ; le duo dirigeant de République solidaire (Jean-Pierre Grand et Marc Bernier) ainsi que les anciens ministres Nelly Olin et Azouz Begag peuplent le conseil politique. Deux seules nouvelles têtes s'invitent : l'écrivain Jean-Claude Carrière est coordinateur du projet, tandis que l'un des avocats de Villepin dans l'affaire Clearstream, Luc Brossolet, hérite de la fonction de porte-parole.
"Il n'y a pas besoin d'une grosse équipe, seul le rassemblement autour d'un vrai projet pour la France compte", assure Jean-Pierre Grand. Seulement le livre-programme, publié aux éditions du Cherche-Midi – qui loge à quelques encablures du QG de campagne donc –, ne paraîtra que fin février. D'ici là, il s'agit donc de récolter des parrainages – Jean-Pierre Grand en revendique "plus de 200 qui ne sont pas de simples promesses" – et des soutiens – si possible issus de la majorité. De son côté, Marc Bernier y croit : "On est comme en 1958, quand De Gaulle, se plaçant hors de tout parti, cherchait l'unité nationale face à un contexte inédit de crise." Sauf qu'à l'époque, la France demandait le retour du général. Dominique de Villepin, lui, propose à la France son retour......... La suite de l'article sur ce lien............ http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Dominique-de-Villepin-se-positionne-en-alternative-a-Nicolas-Sarkozy-et-Francois-Bayrou-457621?from=bloc2012
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire