Ce lundi, François
Bayrou rencontre François
Hollande. Comme d'autres responsables politiques, il est reçu à
l'Elysée par le nouveau chef de l'Etat dans le cadre des consultations menées
par ce dernier avec les responsables politiques avant le G20 de Mexico et le
sommet de Rio sur le développement durable. Une initiative saluée par le leader
centriste, qui se veut libre et sans a priori sur le gouvernement. Il s'en
explique dans les colonnes de Direct Matin : "je trouve bien que le
président ouvre des discussions avec les grands courants du pays",
approuve-t-il.
Pour autant, le leader centriste, candidat à sa réélection dans
son fief béarnais mais en position difficile, n'a pas renoncé à ses
"réserves sur le projet économique" de François
Hollande. Il explique donc qu'on "ne peut participer à un
gouvernement que si l'on est pleinement d'accord avec ses options
principales". Questionné sur les premiers pas de François
Hollande, François Bayrou "trouve qu'il
a bien négocié les premières semaines, notamment en politique étrangère" en
portant "une thèse positive, celle du soutien à la croissance".
"Pour autant, relève-t-il, aucune des décisions importantes qui
vont devoir être prises n'a été abordée. Tout cela viendra après le 17
juin".
Espérait-il "un peu de clémence" du PS ?
Rejetant "une cohabitation de guerre" qui serait
"un trop grand risque pour la France" et la "paralysie",
François Bayrou défend "l'idée d'une coopération
et non d'un affrontement stérile". Et d'assurer : "Je suis dans la
position d'un interlocuteur libre, avec un a priori positif. Je soutiendrai
l'action du gouvernement quand elle ira dans le bon sens. Si ce n'est pas le
cas, je le dirai. L'immense majorité des Français n'attendent pas aujourd'hui un
affrontement de plus entre gauche et droite. Ils attendent une coopération entre
les grands courants politiques pour sortir le pays de la crise. C'est mon état
d'esprit". "Et à l'Assemblée, fait-il valoir, il faudra des voix libres
pour apporter un jugement qui ne soit pas systématiquement pour ou
systématiquement contre, agressif ou soumis".
S'agissant de ses chances d'être réélu député, alors qu'il a à
affronter un candidat PS et un candidat UMP, le leader centriste dit avoir
"pleinement confiance en (ses) concitoyens des Pyrénées", et affirme
n'avoir "jamais envisagé l'échec comme hypothèse à examiner".
Espérait-il "un peu de clémence" du PS ? "Je n'ai rien demandé, ni
négocié. Toute ma vie, je me suis battu contre l'esprit partisan et le
sectarisme qui sont les ennemis de la France", répond-il
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