Elle avait les larmes aux yeux avant même d'avoir
parlé. Et au moment où elle a senti l'émotion monter, elle n'a pu lâcher qu'un
"bordel, je suis ministre maintenant", provoquant les rires de l'assemblée.
Quelques heures avant de passer la main officiellement à Pascal Durand, Cécile
Duflot a quitté, samedi, son poste de secrétaire nationale d'Europe
Ecologie-Les Verts. Pour son dernier discours, après dix ans à la direction des
Verts dont six en tant que numéro un, elle a été accueillie par les 150 délégués
debout, qui l'ont applaudie longuement.
Ses premiers mots ont été pour Nicole Stam, la femme du députée
Jean-Louis Roumegas et confondatrice des Verts, décédée récemment. Cécile Duflot a ensuite présenté les députés élus le 17 juin
dernier avant de débuter ses adieux. Un discours particulier qu'elle a elle-même
qualifié de "sentimentalo-politique car la politique crève de gens qui sous
couvert de sérieux en deviennent parfois inhumains".
"Ce discours n'est pas un testament"
S'exprimant "avec une certaine émotion et en étant habitée par
le sentiment d'une immense fierté", elle a affirmé n'avoir "pas l'âme d'une
ancienne combattante" tout en lançant "quelle aventure et quel chemin parcouru!"
En 2006, "certains pariaient sur notre disparition", "on a réussi ensemble à les
faire mentir", a dit la ministre du Logement, soulignant la réussite de sa
méthode dont "le talisman est l'unité" même si "sans doute" des "erreurs" ont
été commises. Enumérant les succès aux européennes, aux régionales, des groupes
EELV
au Parlement, elle a aussi salué la "campagne âpre et courageuse d'Eva Joly" qui
"a concuru à la victoire de François Hollande". "Ce bilan ce n'est pas le mien
c'est le vôtre", a-t-elle lancé, disant n'avoir "pas à rougir d'avoir verdi la
politique".
Cécile Duflot a aussi eu quelques
mots pour ses détracteurs. A ceux qui veulent "régler des comptes avec moi, ma
voix, mon vocabulaire, mes tweets, mes jeans", elle a affirmé qu'elle resterait
"toujours une militante écologiste et cela personne ne pourra m'en détourner".
Elle a toutefois souligné que son discours n'était "pas un testament",
souhaitant dans ses nouvelles fonctions de ministre "faire en sorte que les
valeurs de l'écologie se muent en réalité".
http://lci.tf1.fr/politique/duflot-quitte-la-tete-d-eelv-avec-emotion-et-une-immense-fierte-7381611.html
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