La baisse est certes limitée. Deux points en moins parmi les Français satisfaits de l’action de François Hollande et sept points de plus de mécontents. La cote de popularité du président de la République passe sous les 60% (59%) et celle des mécontents atteint les 40%.
Dans le détail, il n’y a pas le feu à la maison pour le successeur de Nicolas Sarkozy. Le président socialiste continue de faire le plein des voix chez ses partisans de gauche et écologistes. Sa baisse provient essentiellement d’une diminution chez les sympathisants du MoDem (-9 points) et au FN (-8). Selon l’enquête réalisée par l’Ifop, les raisons de cette baisse renvoient à l’inquiétude des Français devant la dégradation de la situation économique et sociale (plans sociaux, hausse du chômage, crise de l’euro) et la perspective de voir les impôts augmenter comme l’ont confirmé le Président et le chef du gouvernement.
Ayrault moins exposé que le Président
"On retrouve le registre de l’angoisse sociale, estime Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’Ifop. Il n’y a pas d’état de grâce. Les Français ont déjà intégré les mauvaises nouvelles." La baisse est-elle liée à l’affaire du tweet rédigé par Valérie Trierweiler, la compagne du chef de l’Etat, pour soutenir le rival de Ségolène Royal? "Un peu petit peu sans doute. Quelques Français nous ont fait des remarques sur ce sujet mais c’est assez limité", constate Frédéric Dabi.
Si la popularité de François Hollande recule légèrement, celle de Jean-Marc Ayrault reste à son zénith. Avec 65%, score inchangé, le Premier ministre reste à la fois devant le Président et surtout le chef de gouvernement le plus populaire de la Ve République. "Il bénéficie de son image d’homme neuf. Ses premiers pas ont été réussis. Il s’est doute moins exposé que François Hollande qui a enchaîné de nombreux rendez-vous internationaux importants", relève Frédéric Dabi. Avec la fin de la séquence électorale, Jean-Marc Ayrault devrait monter en première ligne dès les prochains jours. Au programme : séminaire gouvernementale demain à Matignon pour caler les ajustements budgétaires; discours de politique générale la semaine prochaine et session parlementaire. L’été sera chaud pour Ayrault.
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