- EmploiLe chef de l'Etat s'est
engagé à ce que l'emploi soit "le plus haut possible" à la fin de son
quinquennat en 2017. "Oui la première priorité c'est l'emploi", a-t-il déclaré.
"Comment s'y prendre ? En faisant un pacte productif, et donc nous regarderons
la question de la compétitivité. Nous prendrons en compte ce qu'il faut faire
pour l'innovation, la recherche, mais aussi pour ces entreprises qui souffrent
de coûts plus élevés qu'ailleurs et qui peuvent être parfois le coût du travail,
mais pas dans n'importe quelle condition", a-t-il dit citant "les entreprises
exposées à la concurrence internationale et les PME".
- Coût du travailFaut-il une
réforme pour faire baisser le coût du travail en France ? "S'il doit y avoir une
réforme, nous la ferons pour que ce soit sur des éléments fiscaux qui soient
justes", a assure le chef de l'Etat dans son discours du 14
juillet. Il a néanmoins défendu la fin de la défiscalisation des heures
supplémentaires que le Parlement doit voter dans les jours qui viennent : "La
question c'est la lutte contre le chômage, pas de recourir aux heures
supplémentaires".
- Austérité ou "effort juste
?"François Hollande a signifié son
attachement à "l'effort juste", qui doit symboliser le sens de son action
politique, préféré aux termes de rigueur ou d'austérité. "Oui, il nous faut
faire des efforts, y compris en faisant des économies, y compris en appelant les
ressources par la fiscalité" de "ceux qui ont eu beaucoup (...) du gouvernement
précédent", a précisé François Hollande. Tout en
rappelant que ces personnes et ménages "contribuent par leur talent à la
croissance" du pays, il a rappelé les mesures qui allaient les concerner :
"suppression du bouclier fiscal, c'est une nécessité, retour de l'impôt sur la
fortune, c'est un devoir de solidarité, c'est ce que j'appelle le patriotisme",
a-t-il insisté, n'oubiant pas la "tranche d'impôt à 75%" pour les très hauts
revenus. Quant aux classes moyennes, "non, nous n'allons pas nous diriger vers
ces catégories-là", a assuré le président. "C'est vraiment une volonté de ma
part et le gouvernement partage cette orientation et le Premier ministre le fera
appliquer dans la préparation du budget 2013".
- Lutte contre les déficits et
fiscalitéFrançois Hollande a affirmé qu'il
n'écartait "aucune ressource" fiscale pour permettre à l'Etat de respecter son
objectif de réduction du déficit, précisant notamment qu'il ne fallait pas
considérer la CSG (contribution sociale généralisée) comme "seul instrument".
"Je n'écarte aucune ressource, parce qu'il y a un débat" actuellement avec les
partenaires sociaux, a expliqué le président de la République.
- Règle
d'or"J'ai dit aux Français que la 'règle d'or', le retour à l'équilibre budgétaire, ne
figurerait pas dans la Constitution", a affirmé le chef de l'Etat. Mais il a
précisé que cela se ferait "dans le cadre d'une loi organique".
- Les "objectifs" et la
"méthode"François Hollande a souligné
samedi la convergence des "objectifs" et de la "méthode" de sa politique à tous
les niveaux, du national à l'international, axées sur le triptyque "croissance,
justice, emploi". "Je ne fais plus de distinction entre politique extérieure,
politique européenne et politique nationale : c'est la même conception, c'est la
même méthode, c'est les mêmes objectifs: la croissance, la justice, l'emploi.
Mon devoir c'est l'emploi, c'est le redressement productif et c'est aussi" la
réduction des déficits.
- Nomination à la tête de la Caisse des
dépôtsLe président Hollande a justifié samedi la nomination de
Jean-Pierre Jouyet à la tête de la Caisse des dépôts en affirmant que c'était
"le meilleur à cet endroit-là". Et de souligner que cette nomination a été
"très largement approuvée", tout en reconnaissant que c'était "un ami". "Je me
suis éloigné de lui quand il est devenu ministre" de Nicolas Sarkozy, mais
"c'est un citoyen, il a le droit de faire les choix qu'il veut".
- L'affaire du tweet"Je
considère que les affaires privées se règlent en privé. Et je l'ai dit à mes
proches pour qu'ils acceptent scrupuleusement ce principe", a souligné François Hollande. "Il n'y a pas de statut (de première
dame). Valérie (Trierweiler) veut garder son activité professionnelle. Je
comprends. A partir de là, elle sera présente à mes côtés lorsque le protocole
l'exigera"
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