dimanche 15 juillet 2012

14 juillet : les grands thèmes de l'interview de François Hollande

"L'Etat ne laissera pas faire" après les 8000 suppressions d'emplois annoncées chez PSA, a assuré François Hollande lors de son rendez-vous télévisé du 14 juillet. "Ce plan, je le considère en l'état, inacceptable" (...) "il doit être renégocié", a-t-il ajouté.
  • - EmploiLe chef de l'Etat s'est engagé à ce que l'emploi soit "le plus haut possible" à la fin de son quinquennat en 2017. "Oui la première priorité c'est l'emploi", a-t-il déclaré. "Comment s'y prendre ? En faisant un pacte productif, et donc nous regarderons la question de la compétitivité. Nous prendrons en compte ce qu'il faut faire pour l'innovation, la recherche, mais aussi pour ces entreprises qui souffrent de coûts plus élevés qu'ailleurs et qui peuvent être parfois le coût du travail, mais pas dans n'importe quelle condition", a-t-il dit citant "les entreprises exposées à la concurrence internationale et les PME".
  • - Coût du travailFaut-il une réforme pour faire baisser le coût du travail en France ? "S'il doit y avoir une réforme, nous la ferons pour que ce soit sur des éléments fiscaux qui soient justes", a assure le chef de l'Etat dans son discours du 14 juillet. Il a néanmoins défendu la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires que le Parlement doit voter dans les jours qui viennent : "La question c'est la lutte contre le chômage, pas de recourir aux heures supplémentaires".
  • - Austérité ou "effort juste ?"François Hollande a signifié son attachement à "l'effort juste", qui doit symboliser le sens de son action politique, préféré aux termes de rigueur ou d'austérité. "Oui, il nous faut faire des efforts, y compris en faisant des économies, y compris en appelant les ressources par la fiscalité" de "ceux qui ont eu beaucoup (...) du gouvernement précédent", a précisé François Hollande. Tout en rappelant que ces personnes et ménages "contribuent par leur talent à la croissance" du pays, il a rappelé les mesures qui allaient les concerner : "suppression du bouclier fiscal, c'est une nécessité, retour de l'impôt sur la fortune, c'est un devoir de solidarité, c'est ce que j'appelle le patriotisme", a-t-il insisté, n'oubiant pas la "tranche d'impôt à 75%" pour les très hauts revenus. Quant aux classes moyennes, "non, nous n'allons pas nous diriger vers ces catégories-là", a assuré le président. "C'est vraiment une volonté de ma part et le gouvernement partage cette orientation et le Premier ministre le fera appliquer dans la préparation du budget 2013".
  • - Lutte contre les déficits et fiscalitéFrançois Hollande a affirmé qu'il n'écartait "aucune ressource" fiscale pour permettre à l'Etat de respecter son objectif de réduction du déficit, précisant notamment qu'il ne fallait pas considérer la CSG (contribution sociale généralisée) comme "seul instrument". "Je n'écarte aucune ressource, parce qu'il y a un débat" actuellement avec les partenaires sociaux, a expliqué le président de la République.
  • - Règle d'or"J'ai dit aux Français que la 'règle d'or', le retour à l'équilibre budgétaire, ne figurerait pas dans la Constitution", a affirmé le chef de l'Etat. Mais il a précisé que cela se ferait "dans le cadre d'une loi organique".
  • - Les "objectifs" et la "méthode"François Hollande a souligné samedi la convergence des "objectifs" et de la "méthode" de sa politique à tous les niveaux, du national à l'international, axées sur le triptyque "croissance, justice, emploi". "Je ne fais plus de distinction entre politique extérieure, politique européenne et politique nationale : c'est la même conception, c'est la même méthode, c'est les mêmes objectifs: la croissance, la justice, l'emploi. Mon devoir c'est l'emploi, c'est le redressement productif et c'est aussi" la réduction des déficits.
  • - Nomination à la tête de la Caisse des dépôtsLe président Hollande a justifié samedi la nomination de Jean-Pierre Jouyet à la tête de la Caisse des dépôts en affirmant que c'était "le meilleur à cet endroit-là". Et de souligner que cette nomination a été "très largement approuvée", tout en reconnaissant que c'était "un ami". "Je me suis éloigné de lui quand il est devenu ministre" de Nicolas Sarkozy, mais "c'est un citoyen, il a le droit de faire les choix qu'il veut".
  • - L'affaire du tweet"Je considère que les affaires privées se règlent en privé. Et je l'ai dit à mes proches pour qu'ils acceptent scrupuleusement ce principe", a souligné François Hollande. "Il n'y a pas de statut (de première dame). Valérie (Trierweiler) veut garder son activité professionnelle. Je comprends. A partir de là, elle sera présente à mes côtés lorsque le protocole l'exigera"
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