dimanche 15 juillet 2012

Moralisation de la politique : Hollande rappelle Jospin

François Hollande a voulu faire de la moralisation de la vie politique un des axes de son quinquennat. Samedi, lors de son entretien télévisé du 14 juillet, il a donc annoncé la création d'une commission ad hoc, qui sera présidée par l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin, "un homme incontestable pour son intégrité".
Il y a des règles qui sont demandées parce que nous sommes dans une période difficile et qu'il y a une exigence de moralisation, de rénovation", a justifié le chef de l'Etat. "Quand on est élu de la République, il doit y avoir des règles qui s'imposent et donc aucun conflit d'intérêt ne peut être toléré", a-t-il noté.
Que fera la commission ?

Qui fera partie de cette commission ? Des "personnes de toutes sensibilités", a souligné François Hollande, qui a dit qu'il consulterait "tous les partis politiques" après la remise de ses travaux. Sur quoi porteront-ils précisément ? Elle devra, a énuméré le chef de l'Etat, faire "des propositions pour le non-cumul des mandats -pour que les parlementaires soient pleinement impliqués dans la vie législative - le financement des campagnes, les modes de scrutin (...) et enfin tout ce qui est charte éthique", conformément aux engagements pris durant sa campagne présidentielle.

François Hollande a encore signalé que, s'agissant des modes de scrutin, la commission devrait notamment se pencher sur l'introduction d'une part de proportionnelle aux législatives ou encore sur celui des sénatoriales.

Et pour écarter toute polémique sous cet angle de la moralisation de la vie politique, le chef de l'Etat est aussi revenu sur le cas Jean-Pierre Jouyet, pour justifier sa nomination à la tête de la Caisse des dépôts et consignations. "C'est le meilleur à cet endroit-là", a-t-il assuré à propos de son ancien condisciple de l'Ena.

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