Il y a des règles qui sont demandées parce que nous sommes dans une période difficile et qu'il y a une exigence de moralisation, de rénovation", a justifié le chef de l'Etat. "Quand on est élu de la République, il doit y avoir des règles qui s'imposent et donc aucun conflit d'intérêt ne peut être toléré", a-t-il noté.
Que fera la commission ?
Qui fera partie de cette commission ? Des "personnes de toutes
sensibilités", a souligné François Hollande, qui a
dit qu'il consulterait "tous les partis politiques" après la remise de ses
travaux. Sur quoi porteront-ils précisément ? Elle devra, a énuméré le chef de
l'Etat, faire "des propositions pour le non-cumul des mandats -pour que les
parlementaires soient pleinement impliqués dans la vie législative - le
financement des campagnes, les modes de scrutin (...) et enfin tout ce qui est
charte éthique", conformément aux engagements pris durant sa campagne
présidentielle.
François Hollande a encore signalé que, s'agissant des modes de
scrutin, la commission devrait notamment se pencher sur l'introduction d'une
part de proportionnelle aux législatives ou encore sur celui des sénatoriales.
Et pour écarter toute polémique sous cet angle de la
moralisation de la vie politique, le chef de l'Etat est aussi revenu sur le cas
Jean-Pierre Jouyet, pour justifier sa nomination à la tête de la Caisse des
dépôts et consignations. "C'est le meilleur à cet endroit-là", a-t-il assuré à
propos de son ancien condisciple de l'Ena.
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