dimanche 9 septembre 2012

Hollande sur TF1 : ses déclarations marquantes

Pour sa première apparition télévisée depuis le 14 juillet et après un été marqué par une forte chute dans les sondages de popularité, François Hollande avait choisi un format différent de l'allocution : le plateau du JT de TF1. Voici ses déclarations marquantes :
- "Le gouvernement n'a pas perdu son temps", a assuré le président en réponse à la première question de Claire Chazal sur le "désamour" des Français. Disant comprendre les "inquiétudes" des Français, "bien entendre les impatiences", "je suis en situation de combat", a dit le président.
- La croissance sera "à peine supérieure à zéro" en 2012. Le gouvernement tablait jusqu'ici sur une croissance de 0,3% cette année, pour un déficit public de 4,5% du Produit intérieur brut.
- "Je dois fixer le cap et le rythme", "j'ai pour mission de redresser notre pays". "Je vais fixer un agenda du redressement : 2 ans. Deux ans pour à la fois mettre en oeuvre une politique pour l'emploi, pour la compétitivité et le redressement des comptes publics", face à "un chômage élevé, une compétitivité dégradée, des déficits considérables, un endettement historique". "L'agenda du redressement, c'est 2014". Détaillant d'abord ses mesures pour l'emploi, François Hollande a enchaîné : "Vous me dites : il faut accélérer. J'accélère".
- "Je ne vais pas faire en 4 mois ce que mes prédécesseurs n'ont pas fait en 5 ans ou 10 ans". "Mais moi, je considère que je suis en situation de combat et à partir de là, je ne veux pas simplement regarder le passé. Le passé, il compte, il pèse mais je dois engager l'avenir". Cette petite phrase fait écho au discours de l'ancien président américain Bill Clinton qui avait lancé la semaine dernière, à propos de Barack Obama : "Aucun président, -pas moi-même, ni aucun de mes prédécesseurs-, personne n'aurait pu réparer les dégâts causés en seulement quatre ans".
- François Hollande donne aux partenaires sociaux "jusqu'à la fin de l'année" pour trouver un accord sur l'emploi, sinon l'Etat "prendra ses responsabilités" et confirme que le gouvernement fera des propositions en octobre sur le financement de la protection sociale.
- "Des mesures seront prises sur la compétitivité dès la fin de l'année". Une hausse de la CSG pourra "faire partie" de la discussion sur la réforme du financement de la protection sociale, mais d'autres sources de revenus seront étudiées, "y compris les financements écologiques", a annoncé François Hollande.
"Tout sera décidé d'ici la fin de l'année" et "mis en oeuvre" en 2013.
- "D'ici un an, nous devons inverser la courbe du chômage". Le seuil des trois millions de demandeurs d'emploi a été franchi et que l'emploi est une des préoccupations majeures des Français.
- "J'ai demandé au gouvernement d'établir le budget 2013 en fonction d'une croissance réaliste", "sans doute 0,8%". "Nous ne dépenserons pas un euro de plus en 2013 qu'en 2012". "Nous ne dépenserons pas un euro de plus en 2013 qu'en 2012. Pas un euro de plus. Et deuxièmement, il y aura une stabilité des effectifs de la fonction publique. Les emplois qui seront créés dans l'éducation seront forcément compensés ailleurs". "Je ne veux pas que l'on puisse imaginer que l'Etat prépare son budget avec des hypothèses qui se révéleraient fausses", a souligné le chef de l'Etat. L'exécutif n'avait pas encore corrigé sa prévision de croissance de 1,2% pour 2013, jugée intenable par de nombreux économistes.
- "Il y aura 10 milliards d'euros de prélèvements supplémentaires sur les entreprises en 2013" et "10 milliards (un chiffre que le président va répéter à plusieurs reprises, ndlr) de prélèvements supplémentaires" proviendront des ménages en 2013". Les PME seront "pour l'essentiel préservées".
- "Les revenus du capital seront taxés comme ceux du travail".
- A propos de Bernard Arnault, patron de LVMH, au coeur d'une polémique après sa demande de double nationalité franco-belgepatron de LVMH, au coeur d'une polémique après sa demande de double nationalité franco-belge, le chef de l'Etat a estimé que ce dernier "aurait dû mesurer ce que signifie demander une autre nationalité". Il a appelé au "patriotisme dans l'effort de redressement".
- "Toutes les rémunérations annuelles supérieures à un million d'euros seront taxées à 75%" et il n'y aura "pas d'exception".
- "L'indexation du barème de l'impôt sur le revenu sera maintenue sauf pour les deux premières tranches", malgré l'inflation, ce qui revient à augmenter les impôts d'une très grande partie des ménages français qui le paient. Cette hausse d'impôt, "c'est l'effort pour tous", déclare François Hollande, précisant donc que "pour les deux premières tranches, il y aura un système de décote", ce qui évite de frapper les ménages imposables aux revenus les plus modestes.
- Concernant les heures supplémentaires, "les exonérations demeureront dans les entreprises de moins de 20 salariés".
- "Je ne me défausser pas sur le Premier ministre". Jean-Marc Ayrault est "un homme sérieux" avec qui il a "toujours travaillé en bonne intelligence".
- "Je me suis préparé à cette fonction pendant des mois". "Je ne vais pas larmoyer sur (mon) sort". "J'assumerai toute la responsabilité" de l'action menée.
 

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