Pour sa première apparition télévisée depuis le 14 juillet et
après un été marqué par une forte chute dans les sondages de popularité, François
Hollande avait choisi un format différent de l'allocution : le
plateau du JT de TF1. Voici ses déclarations marquantes :
- "Le gouvernement n'a pas perdu son temps", a assuré le
président en réponse à la première question de Claire Chazal sur le "désamour"
des Français. Disant comprendre les "inquiétudes" des Français, "bien entendre
les impatiences", "je suis en situation de combat", a dit le président.
- La croissance sera "à peine supérieure à zéro" en
2012. Le gouvernement tablait jusqu'ici sur une croissance de 0,3%
cette année, pour un déficit
public de 4,5% du Produit intérieur brut.
- "Je dois fixer le cap et le rythme", "j'ai pour mission de
redresser notre pays". "Je vais fixer un agenda du redressement : 2
ans. Deux ans pour à la fois mettre en oeuvre une politique pour
l'emploi, pour la compétitivité et le redressement des comptes publics", face à
"un chômage élevé, une compétitivité dégradée, des déficits considérables, un
endettement historique". "L'agenda du redressement, c'est 2014". Détaillant
d'abord ses mesures pour l'emploi, François Hollande a enchaîné : "Vous me dites
: il faut accélérer. J'accélère".
- "Je ne vais pas faire en 4 mois ce que mes
prédécesseurs n'ont pas fait en 5 ans ou 10 ans". "Mais moi, je
considère que je suis en situation de combat et à partir de là, je ne veux pas
simplement regarder le passé. Le passé, il compte, il pèse mais je dois engager
l'avenir". Cette petite phrase fait écho au discours de l'ancien président
américain Bill Clinton qui avait lancé la semaine dernière, à propos de Barack
Obama : "Aucun président, -pas moi-même, ni aucun de mes prédécesseurs-,
personne n'aurait pu réparer les dégâts causés en seulement quatre ans".
- François Hollande donne aux partenaires sociaux "jusqu'à la
fin de l'année" pour trouver un accord sur l'emploi, sinon l'Etat "prendra ses
responsabilités" et confirme que le gouvernement fera des propositions en
octobre sur le financement de la protection sociale.
- "Des mesures seront prises sur la compétitivité dès
la fin de l'année". Une hausse de la CSG pourra "faire partie"
de la discussion sur la réforme du financement de la protection
sociale, mais d'autres sources de revenus seront étudiées, "y compris les
financements écologiques", a annoncé François Hollande.
"Tout sera décidé d'ici la fin de l'année" et "mis en oeuvre" en 2013.
"Tout sera décidé d'ici la fin de l'année" et "mis en oeuvre" en 2013.
- "D'ici un an, nous devons inverser
la courbe du chômage". Le seuil des trois millions de demandeurs
d'emploi a été franchi et que l'emploi est une des préoccupations majeures des
Français.
- "J'ai demandé au gouvernement d'établir le budget 2013 en
fonction d'une croissance réaliste", "sans doute 0,8%".
"Nous ne dépenserons pas un euro de plus en 2013 qu'en 2012".
"Nous ne dépenserons pas un euro de plus en 2013 qu'en 2012. Pas un euro de
plus. Et deuxièmement, il y aura une stabilité des effectifs de la
fonction publique. Les emplois qui seront créés dans l'éducation seront
forcément compensés ailleurs". "Je ne veux pas que l'on puisse imaginer que
l'Etat prépare son budget avec des hypothèses qui se révéleraient fausses", a
souligné le chef de l'Etat. L'exécutif n'avait pas encore corrigé sa prévision
de croissance de 1,2% pour 2013, jugée intenable par de nombreux économistes.
- "Il y aura 10 milliards d'euros de
prélèvements supplémentaires sur les entreprises en 2013" et "10
milliards (un chiffre que le président va répéter à plusieurs reprises,
ndlr) de prélèvements supplémentaires" proviendront des ménages
en 2013". Les PME seront "pour l'essentiel préservées".
- "Les revenus du capital seront taxés comme ceux du
travail".
- A propos de Bernard Arnault, patron de LVMH, au coeur d'une
polémique après sa demande de double nationalité franco-belgepatron de LVMH, au
coeur d'une polémique après sa demande de double nationalité franco-belge, le
chef de l'Etat a estimé que ce dernier "aurait dû mesurer ce que signifie
demander une autre nationalité". Il a appelé au "patriotisme dans l'effort de
redressement".
- "Toutes les rémunérations annuelles supérieures à un
million d'euros seront taxées à 75%" et il n'y aura "pas d'exception".
- "L'indexation du barème de l'impôt sur le revenu sera
maintenue sauf pour les deux premières tranches", malgré l'inflation,
ce qui revient à augmenter les impôts d'une très grande
partie des ménages français qui le paient. Cette hausse d'impôt, "c'est l'effort
pour tous", déclare François Hollande, précisant donc que "pour les deux
premières tranches, il y aura un système de décote", ce qui évite de frapper les
ménages imposables aux revenus les plus modestes.
- Concernant les heures supplémentaires, "les
exonérations demeureront dans les entreprises de moins de 20 salariés".
- "Je ne me défausser pas sur le Premier ministre".
Jean-Marc Ayrault est "un homme sérieux" avec qui il a
"toujours travaillé en bonne intelligence".
- "Je me suis préparé à cette fonction pendant des mois". "Je
ne vais pas larmoyer sur (mon) sort". "J'assumerai toute la responsabilité" de
l'action menée.
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