dimanche 17 avril 2011

Sarkozy, le président sortant le plus mal placé

Directeur du département Opinion de l’Ifop, Frédéric Dabi a dressé un tableau de la popularité des Présidents de la République douze mois avant l’élection présidentielle. Il compare leurs résultats avec le score obtenu au second tour, et les commente pour le JDD
Comment avez-vous établi ce comparatif? Peut-on donner des éléments d’anticipation de la prochaine présidentielle?
L'enquête d'avril des
indices de popularité, au delà de ses enseignements intrinsèques, mérite d'être également analysée à l'aune du prochain scrutin présidentiel, et ce dans une optique historique et comparative. En effet, l’examen de la popularité des Présidents de la République, 12 mois avant l’élection présidentielle, que seule restitue la profondeur historique des indices de popularité Ifop / Journal du Dimanche(1), est susceptible de donner des éléments d'anticipation de la prochaine élection présidentielle, en dépit de la forte incertitude que revêt celle-ci, ne serait-ce que l'incertitude sur l'offre électorale qui sera présentée aux Français le 22 avril 2012.
Sarkozy est deux fois moins populaire que Mitterrand et Chirac à la même époque…
La popularité de Nicolas Sarkozy, un an avant la fin de son mandat est de loin la plus faible (28% de satisfaits - 72% de mécontents), comparée à ses prédécesseurs s’apprêtant à solliciter de nouveau les suffrages des Français. L'écart s'agissant du pourcentage de satisfaits de Nicolas Sarkozy s'avère particulièrement élevé avec ses deux derniers prédécesseurs. Tombés dans des abîmes d'impopularité au cours de leur premier mandat, François Mitterrand et Jacques Chirac bénéficièrent d'une plus ou moins longue cohabitation (deux ans pour le premier, cinq ans pour le second) pour renouer les fils de la confiance avec les Français. Un an avant leur réélection, François Mitterrand et Jacques Chirac obtenaient dans le baromètre Ifop /JDD un score de 56% de satisfaits, légèrement supérieur même à l'étiage mesuré pour le Général de Gaulle, un an avant l' élection présidentielle de 1965, le premier scrutin de la Vème République au suffrage universel.
La comparaison avec Valéry Giscard d’Estaing, seul Président sortant non réélu, est-elle pertinente ?
La comparaison Nicolas Sarkozy - Valéry Giscard d'Estaing illustre d'une autre manière la grande difficulté s’agissant de sa relation avec l’opinion publique dans laquelle se trouve l'actuel locataire de l’Elysée, à 12 mois des échéances électorales de 2012. En effet, la cote de satisfaction de Nicolas Sarkozy mesurée en ce mois d'avril 2011 est en deçà de 17 points sur les opinions positives et surtout de 30 points sur les jugements négatifs avec celle de Valéry Giscard d’Estaing(2), unique Président de la Vème République n’étant pas parvenu à obtenir sa réélection à l’issue de son mandat. A cet égard, les points communs fréquemment avancés entre les mandats Giscard et Sarkozy - jeunesse de ces deux Présidents, volonté de rupture avec leurs prédécesseurs pour ce qui est de l'exercice de la fonction présidentielle, ouverture politique au début du mandat mais également contraintes liées à la survenance de crises économiques majeures... - s'arrêtent s'agissant de l'indicateur de popularité. En effet, ce n'est que dans les tous derniers mois de son septennat (février 1981) que Valéry Giscard d'Estaing a connu une impopularité majoritaire quand Nicolas Sarkozy a été dans l'obligation d'intégrer ce paramètre, à peine 6 mois après son élection (3).
(1)Plus ancien baromètre politique français, mis en place à la fin de la Quatrième République.
(2) En avril 1980, 42% se déclaraient mécontents de Valéry Giscard d'Estaing, 13% ,ne se prononçant pas.
(3) La part des Français mécontents de Nicolas Sarkozy devient majoritaire dès janvier 2008.

Borloo, entre départs et retrouvailles

D’une famille à l’autre. Ainsi va Jean-Louis Borloo. Une semaine à peine après avoir quitté l’UMP, le voici invité par les radicaux de gauche (PRG) à leur rencontre sur l’identité républicaine. Une journée rythmée par de franches critiques des débats identitaires lancés par la droite depuis 2007.
"Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis". A la citation d’Antoine de Saint-Exupéry, prononcée par l’un des orateurs, Borloo opine. Calé dans son siège, il mâchouille son stylo, remet ses lunettes et annote son discours. Quand vient son tour de monter à la tribune, Borloo embrasse chaleureusement son hôte du PRG, Jean-Michel Baylet.
Puis dégaine. Dans la diatribe commune contre le débat sur la laïcité, la voix de l’ancien n°2 du gouvernement n’a pas manqué. Le radical valoisien a profité de ce moment "forcément familial" pour dénoncer l’"exacerbation des différences", et les débats qui "détournent des questions fondamentales", alors que nous "sommes tous des immigrés. Seule notre date d’arrivée change".

"La France de la peur contre la France de l’amour"

L’avenir en tête, Borloo estime que la question républicaine n’est pas de savoir d’où l’on vient mais de se demander: "Qu’allons-nous faire ensemble?". Et d’ajouter: "L’homme est ce qu’il fait. C’est un chemin". 2012 n’est pas loin.
Jean-Michel Baylet savoure. "Jamais le président de l’autre parti radical n’est venu s’exprimer à notre tribune." Lui qui a accueilli Borloo avec "plaisir", "amitié" et "fraternité", reprend le micro pour dire qu’il aurait pu tenir le même discours. "Il se situe plus près des radicaux de gauche que de l’UMP", s’emballe Baylet. Vont-ils dès lors vers un rassemblement de la famille radicale: "Nous n’en sommes pas là", tempère-t-il.
Un peu plus tôt Baylet a décoché quelques flèches en direction de l’UMP et de du "pseudo-débat" sur l’identité nationale qui "n’était que le défouloir de l’intolérance, du racisme et de la xénophobie". Mais ses attaques les plus vives sont pour "l’astucieuse fifille Le Pen raciste et islamophobe avérée (…). Miss Le Pen défendant l’idée laïque, c’est Pinochet défendant la démocratie", a-t-il taclé.
A table, autour d’une entrée saumonée et entourés d’autres pontes radicaux et de Corinne Lepage, Baylet et Borloo poursuivent leurs retrouvailles. Arnaud Montebourg et François Hollande, passés plus tôt dans la matinée, sont déjà partis. La présence de Borloo? "Je ne suis pas responsable des autres invités", esquive Hollande.
A peine le temps de déjeuner et Borloo file retrouver les jeunes de son mouvement. Ces derniers ont unanimement voté en faveur d'une sortie de l'UMP et en ont profité pour lancer un "appel résolu à la candidature de Jean-Louis." N’y répondant pas directement, Borloo pousse en avant sa large alliance: "On peut m’arrêter moi mais on ne peut pas arrêter ce mouvement", explique-t-il, respectant son timing plus qu’il doute de ses chances. L’heure est au choix "entre la France de la peur et celle de l’amour", insiste Borloo. La présidentielle?: "Il ne faut pas être aveugle. Il est lancé", remarque Fadela Amara, assise dans l’assistance.
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samedi 16 avril 2011

Les invités politiques de dimanche

Luc Chatel (UMP):Le Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien, à 10 heures.
Benjamin Lancar (UMP):Le Grand Entretien, sur RCJ, à 11 heures.
Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République:Dimanche +, sur Canal + à 12h45.
Robert Badinter (PS): Forum Radio J, à 14h20.
Claude Allègre, ancien ministre:C Politique, sur France 5, à 17h40.
Cécile Duflot (Europe Écologie-Les Verts):Dimanche Soir Politique, sur France Inter, avec iTELE, Le Monde, à 18h10.
Dominique de Villepin (République solidaire):BFMTV 2012 RMC/Le Point, à 18 heures.
Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé:Le Grand Jury RTL, à 18h45.
Arnaud Montebourg (PS):Soir 3 Politique, sur France 3, à 22h20.

Fillon plus populaire à droite que Sarkozy, Juppé en forte hausse

La tendance se confirme... François Fillon a creusé un écart significatif sur Nicolas Sarkozy chez les sympathisants de droite en termes de popularité, selon le dernier baromètre mensuel OpinionWay pour Métro publié vendredi.

La cote globale (sympathisants de droite et de gauche réunis) des deux têtes de l'exécutif varie peu dans cette enquête, celle du chef de l'Etat, déjà très basse, reculant d'un point à 27% de satisfaits et celle du Premier ministre restant stable à 41% de satisfaits. Mais l'enquête réalisée entre le 8 et le 13 avril fait apparaître en revanche que la proportion de sympathisants de droite satisfaits du président de la République recule à 62%, soit six points de moins qu'en mars, alors que pour le chef du gouvernement, elle progresse de cinq points à 83%.

Au sein du gouvernement,
Alain Juppé devient le ministre le plus populaire avec un indice de satisfaction de 53%, soit cinq points de plus qu'en mars, profitant sans doute de la situation internationale. A l'inverse, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, qui a créé la polémique par une série de déclarations controversées sur l'immigration, est en queue de classement. L'ancien secrétaire général de l'Elysée, très proche de Nicolas Sarkozy, perd sept points à 28% d'opinions satisfaites. A noter qu'il est le seul membre du gouvernement dont la cote soit inférieure à 50% (49%) chez les sympathisants de droite.
Hulot, bon président pour 31% des sondés
Cinquante sept pour cent des personnes interrogées sont d'autre part favorables à une candidature centriste à la présidentielle 2012, contre l'avis de Nicolas Sarkozy qui souhaite une majorité unie dès le premier tour. A propos de la candidature de Nicolas Hulot, elles sont 31% à juger qu'il ferait un bon président, 68% étant d'un avis contraire.

A gauche, le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn perd quatre points à 51% d'opinions favorables et est désormais talonné par François Hollande (+2 points à 50%). Martine Aubry est stable à 48% d'opinions favorables. Chez les seuls sympathisants de gauche, Dominique Strauss-Kahn (55%) est sensiblement derrière Martine Aubry (66%), qui devance de peu François Hollande (64%).
http://lci.tf1.fr/politique/2011-04/fillon-plus-populaire-a-droite-que-sarkozy-juppe-en-forte-hausse-6397679.html
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Silence assourdissant autour de DSK

A Washington, pendant le G20 des ministres des Finances, ceux qui s'interrogent sur la candidature de Dominique Strauss-Kahn n'en parlent pas. Ce qui n'empêche pas d'y penser!
 


Un salarié du FMI se confie: "Le départ de Dominique Strauss-Kahn est probable, mais de toute façon, nous avons l''habitude!". L'actuel directeur général du Fonds monétaire international serait le troisième après l'Allemand Horst Köhler et l'Espagnol Rodrigo Rato à quitter l'institution internationale avant la fin de son mandat. S'il décidait de tenter sa chance à la primaire socialiste.
Officiellement pourtant, à Washington, il n'est question de rien. Les ministres des Finances du G20 sont réunis dans la capitale américaine du 14 au 16 avril pour poursuivre les travaux entamés sous la présidence française en novembre dernier. Parallèlement, se déroule l'Assemblée de printemps du FMI.

Jeudi 14 avril, à 9h30, heure de Washington, Dominique Strauss Kahn, imperturbable, a dressé un tableau de l'économie mondiale. Les journalistes qui l'ont ensuite interrogé, se sont passionnés, qui pour le sort de la Grèce, qui pour le risque d'inflation. Seul notre confrère de RTL a osé la question généralement posée par un Français: "Présiderez-vous la prochaine assemblée de printemps du FMI [avril 2012]?" Et le directeur général a répondu, avec gourmandise, ce qu'il répond régulièrement, c'est à dire... rien du tout.

Socialiste des deux côtés de l'Océan
La comédie continue quand, deux heures plus tard, Christine Lagarde, la ministre française de l'Economie rencontre Dominique Strauss-Kahn. Exercice certes classique: dans ces occasions, le directeur général s'entretient avec les ministres des Finances des grands pays La Française parle donc au Français... des grands dossiers économiques et monétaires au programme du G20 et du FMI. Du sujet qui taraude la classe politique française, il n'en est pas question.
Les messages sont cependant assez faciles à décoder. Ainsi, interrogée par des journalistes (français) sur l'éventuel départ de DSK, la ministre de l'Economie joue l'innocente: "Il fait un très bon job à la tête du FMI, pourquoit s'en irait-il?" Le directeur général du FMI semble pourtant très tenté par la traversée de l'Atlantique Durant sa conférence de presse, il a longuement insisté sur ce point: le rôle du FMI est d'assurer une croissance durable, or une croissance qui n'est pas partagée n'est pas une croissance durable. En un mot, la cohésion sociale fait partie des objectifs de son job d'aujourd'hui. Il ne sera pas dit qu'il en découvrira la nécessité à son arrivée à Roissy.

Socialiste des deux côtés de l'Océan, ainsi l'éventuel candidat forge sa statue. Une éventualité qui ressemble de plus en plus à une certitude: selon le sondage (totalement non scientifique) d'un officiel français auprès des ministres des Finances qui s'intéressent au sujet (c'est à dire essentiellement les Européens), 60 % d'entre eux sont persuadés que DSK ne résistera pas aux sirènes de la politique française
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vendredi 15 avril 2011

Les petites phrases du jour 15/04/2011

DSK ET 2012 – Pierre Moscovici, sur France Info. Pour l'un des lieutenants de Dominique Strauss-Kahn en France, le directeur du FMI "prendra sa décision au moment opportun, c'est-à-dire avant le 28 juin", date d'ouverture du dépôt des candidatures aux primaires du PS. "Je pense que Dominique Strauss-Kahn prendra le moment venu la décision que j'espère", a ajouté l'ex-ministre qui soutient le patron du FMI. "La popularité de Dominique Strauss-Kahn n'est pas une popularité de papier. Ce n'est pas quelque chose d'éphémère", a-t-il estimé alors que DSK a perdu six points de bonnes opinions danx le baromètre de popularité Match-Ifop. "Tous les sondages qui mesurent la crédibilité, montrent de manière écrasante que DSK est vu comme le président que veulent les Français et pas seulement les Français de gauche".
REVENU CITOYEN – Dominique de Villepin sur RTL. L'ancien Premier ministre a indiqué "regretter" la démission de son porte-parole, Daniel Garrigue. Le président de République solidaire a par ailleurs défendu sa proposition de revenu citoyen, raison pour laquelle Daniel Garrigue avait démissionné. "Trente milliards, c'est le coût des cadeaux fiscaux faits par le président de la République et le gouvernement depuis 2007. C'est trois fois moins que la baisse de l'impôt sur le revenu depuis 2000", a argumenté l'ex-Premier ministre.
PROJET PS – Arnaud Montebourg dans Le Figaro: Le député de Saône-et-Loire qui a approuvé le projet socialiste le considère comme "positif dans le sens où il présente un référentiel commun à tous les socialistes". Mais il ajoute que ce projet n'est qu'un "rez-de-chaussée, et que les primaires permettront de construire les étages". Il estime le projet du PS est "trop silencieux" sur les aspects économiques et financiers à transformer. Il ajoute que "ce projet aurait été bon pour gagner en 2007" et pense qu'il "faut des mesures beaucoup plus audacieuses et contraignantes."
LIBYE – Gérard Longuet sur LCI: Le ministre de la Défense a admis que l'on était "certainement" en train de sortir de la résolution 1973 de l'ONU sur la Libye avec la tribune publiée par Barack Obama, Nicolas Sarkozy et David Cameron dans la presse internationale, justifiant cette démarche. A la question "est-ce qu'on n'est pas en train de sortir de la résolution de l'ONU ?", M. Longuet à répondu : "De la résolution 1973 certainement, elle n'évoquait pas l'avenir de Kadhafi". "Mais je pense que trois grands pays qui disent la même chose, c'est important pour les Nations-Unies et peut-être un jour le Conseil de sécurité prendra une résolution", a-t-il poursuivi. Des pays comme la Russie, la Chine ou le Brésil, "vont naturellement traîner des pieds. Mais quel est le grand pays qui peut reconnaître qu'un chef d'Etat peut régler ses problèmes en tirant au canon sur sa population ? Aucun grand pays ne peut le reconnaître", a-t-il conclu. "Je souhaite qu'à côté de l'action militaire, il y ait une ouverture politique et que les Libyens puissent se retrouver pour imaginer ensemble un avenir sans Kadhafi", a poursuivi le ministre.
LIBYE – José Bové sur RMC: Au sujet du conflit libyen, l'eurodéputé était "un des premiers à dire qu'on ne peut pas laisser les gens de Benghazi se faire massacrer sans réagir. Spontanément, j'ai estimé qu'il fallait intervenir". Il considère les pays qui participent au conflit sont "un peu faux-cul. On dit que l'on soutient mais l'on ne soutient pas (les rebelles). En même temps, on ne veut pas donner des armes à ceux qui résistent à Benghazi. Comment fait-on pour virer Kadhafi aujourd'hui? Est-ce qu'on croit que ce sont les avions qui vont le faire, oui les gens de Benghazi seuls avec des lance-pierre, ou est-ce qu'on l'es soutient?" s'interroge José Bové. "Ce sont les Libyens eux-mêmes qui doivent se libérer, mais ils ne vont pas se libérer tout seul. Moi qui suis un objecteur de conscience, je suis toujours pragmatique. Je reprends une formule de Gandhi: entre la violence et la non-violence je choisirai toujours la non-violence. Mais si on n'a plus le choix qu'entre la violence et la lâcheté, je choisirai la violence" a-t-il conclu.

Primaires PS : DSK favori, Hollande en embuscade

D'après un sondage OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro et LCI,Dominique Strauss-Kahn s'imposerait dès le premier tour. Mais si le directeur du FMI restait à Washington, Hollande affronterait Aubry en finale.
Dominique Strauss-Kahn est bel et bien l'homme clé des primaires du Parti socialiste. Tel est l'enseignement de la première livraison du baromètre OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro et LCI. Que le directeur général du FMI décide de revenir en France pour se présenter et il serait alors assuré d'être désigné comme le candidat du PS. Qu'il choisisse en revanche de rester à Washington et toutes les cartes seraient redistribuées.
Pour arriver à ces résultats, notre sondage a testé plusieurs hypothèses, et ce sur plusieurs publics. D'abord les sympathisants de gauche, ensuite les sympathisants du PS et enfin, parmi toutes ces personnes, celles qui sont plutôt sûres d'aller voter aux primaires. Dans l'hypothèse où DSK serait candidat et où Martine Aubry respecterait le pacte passé avec lui en ne se présentant pas, il s'imposerait dès le premier tour des primaires avec 52 % des voix des sympathisants de gauche. Son score est même encore plus important chez les personnes s'étant déclarées plutôt certaines d'aller voter : 55 %. Quant aux sympathisants du PS, ils placent DSK à 58 %. Dans ces conditions, difficile d'exister pour les autres candidats : François Hollande arriverait loin derrière avec 28 %, Ségolène Royal plus loin encore avec 13 %. Arnaud Montebourg serait dernier avec 7 %.
Dans le cas où le pacte serait rompu et où s'affronteraient Aubry et DSK, le directeur général du FMI serait le grand favori, sans toutefois se qualifier dès le premier tour. Il recueillerait 46 % des voix des sympathisants socialistes et se retrouverait au second tour face à François Hollande (22 %). Martine Aubry serait éliminée avec seulement 19 %, tout comme Royal (8 %) et Montebourg (5 %). Nuance d'importance : la même question posée aux électeurs potentiels (plutôt certains d'aller voter aux primaires) place DSK en tête (46 %) mais en finale face à Aubry (24 %).
Et si DSK ne revenait pas ? Les sympathisants de gauche, du PS et les électeurs potentiels enverraient alors Martine Aubry et François Hollande en finale. L'ancien et l'actuelle chef du PS distanceraient Ségolène Royal (14 %), devant Arnaud Montebourg (entre 5 % et 10 %). Manuel Valls, qui ne sera candidat aux primaires que si DSK ne revient pas, arriverait dernier avec 5 %.
Arnaud Montebourg ne s'inquiète pas de son retard : « Les enquêtes d'opinion n'ont pas grand sens car les primaires n'ont pas commencé et nul ne sait qui viendra voter. Aujourd'hui, nul ne peut dire qui sera désigné. Pas plus la presse que les instituts de sondage », assure le député de Saône-et-Loire au Figaro.
Pour l'heure, la direction du parti se montre prudente sur le nombre de participants, évoquant «entre 800.000 et 1 million de personnes ». Dans notre sondage, 18 % des sympathisants de gauche font état de leur désir de participer aux primaires, soit un potentiel de 2 à 2,5 millions de personnes. Co-organisateur des primaires jusqu'à son retrait pour cause de candidature,Arnaud Montebourg est persuadé que le scrutin sera beaucoup plus mobilisateur que prévu.
http://www.lefigaro.fr/politique/2011/04/14/01002-20110414ARTFIG00680-primaires-dsk-favori-hollande-en-embuscade.php
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jeudi 14 avril 2011

Les petites phrases du jour 14/04/2011

INCENDIE A PARIS, Nathalie Kosciusko-Morizet, sur Europe 1: En sa qualité de ministre du Logement, Nathalie Kosciusko-Morizeta réagi jeudi matin sur Europe 1 à l’incendie intervenu dans la nuit de mercredi à jeudi dans un immeuble de la cité du Labyrinthe, dans le XXe arrondissement de Paris, qui a fait 5 morts et 42 blessés. "C'est effroyable (...) L’’enquête va commencer, il faut qu’on sache exactement ce qui s’est passé", a commenté la ministre.
ELYSEE 2012 – Eva Joly sur RMC: La député européenne et candidate aux primaires d’Europe-Ecologie Les Verts (EELV), Eva Joly est revenue sur la déclaration de candidature de Nicolas Hulot hier, notant de gros oublis ou ambiguïtés dans son discours : "Il y a certaines ambiguïtés : a-t-il l’intention de venir aux primaires ? Est-ce qu’il débattra dans l’espace public?" Elle dénonce aussi le fait qu'il n'ait pas parlé du nucléaire: " Il n’a pas dit un mot sur ce sujet alors que nous sommes en pleine période de Fukushima. Or, c’est un combat écologique depuis 20 ans; nous demandons la sortie du nucléaire." Eva Joly a du mal à supporter l'attitude de Nicolas Hulot face au chef de l'Etat et estime qu'il "doit condamner plus clairement la politique de Sarkozy. On ne peut pas être écologiste et voter à droite. La révolution nécessaire pour le partage des richesses, je ne crois pas que la droite soit prête à ça. (…) Nicolas Hulot est clairement engagé écologie, mais il ne condamne pas la politique de Sarkozy."
ELYSEE 2012 – Nicolas Hulot sur France Inter: Nicolas Hulot, qui s'est déclaré mercredi candidat à l'élection présidentielle, souhaite rassembler la famille écologiste. Selon lui une solution sur les primaires d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) serait trouvée alors qu'Eva Joly s'est déjà lancée dans la course. "Je ne doute pas que nous allons trouver une solution, je ne peux pas imaginer que je fasse ce parcours sans ceux dont, dans le constat, la réflexion et les aspirations, je me sens évidemment le plus proche", a-t-il déclaré. Il ajoute que "la campagne démarrera en fin d'année, et d'ici-là nous allons travailler." Nicolas Hulot souhaite " qu'on élargisse le corps électoral." Il voudrait notamment ouvrir le processus des primaires écologistes: "Je pense qu'il faut ouvrir évidemment. Cette ouverture, je ne veux pas que ce soit une simple posture politicienne."
ELYSEE 2012 – François Bayrou sur RTL: Le président du MoDem a ironisé jeudi sur la multiplication des candidatures présidentielles, en évoquant "la saison des champignons de printemps", au lendemain de la déclaration de Nicolas Hulot. "La multiplication des candidatures, une par jour aujourd'hui, c'est la saison des champignons, là, on est dans la saison des champignons de printemps!", a déclaré François Bayrou. "Cela fait la une des journaux, fait un petit tour, et puis disparaît". Au sujet de Jean-Louis Borloo qui s'est détaché de l'UMP, il a assuré n'avoir "peur de personne". "Il y a quelques semaines, c'était Hervé Morin, regardez maintenant: il a disparu", a-t-il poursuivi.
ELYSEE 2012 – Dominique de Villepin sur France Info: L'ancien Premier minisitre a présenté sur France Info les grandes lignes de son projet de "révolution de la dignité", mais il ne s'est pas encore déclaré candidat à la présidentielle. Il se dévoilera peut-être à l'automne: "il faut du temps pour que les idées cheminent," a-t-il précisé. Au lendemain de la déclaration de Nicolas Hulot, il déplore la multiplication des candidatures, et juge que "nous savons parfaitement que l'échiquier politique, au jour du lancement de la campagne présidentielle, ne ressemblera en rien à la situation actuelle, qui a plus les allures d'une kermesse politique". Pour son projet, il estime que “nous ne pouvons pas rebâtir une France nouvelle si nous ne considérons pas que chaque citoyen est un atout pour ce pays et le point de départ c’est de reconnaitre des droits et des devoirs.” L’ancien Premier ministre propose donc l’instauration d’une revenu citoyen, un statut du citoyen qui passe par l’obligation de voter, un impôt progressif, “unifiant tous les impôts sur le revenu actuel et qui devra être payé même symboliquement, par chaque citoyen” et un “service citoyen pour donner un visage à la solidarité service civique obligatoire pour les jeunes et ouvert à tous."
ELYSEE 2012 – Stéphane Lhomme dans un communiqué: L'autre candidat à la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts attaque les médias en les accusant de vouloir "réduire la primaire à un duel Hulot-Joly". Il tacle la matinale de France inter a qui a "déroulé le tapis vert pour l'animateur de télévision Nicolas Hulot, qui a bénéficié d'un très long temps d'antenne" et déplore que "cette matinale ait accrédité l'idée que la primaire d'Europe écologie-Les Verts (EELV) se résumait à un duel entre Nicolas Hulot et Eva Joly, comme si d'autres candidats n'étaient pas en lice." Il accuse les médias de vouloir "imposer à l'avance un résultat sans tenir compte de l'avis (et même de l'existence) des électeurs, c'est à dire en l'occurrence les adhérents et coopérateurs d'EELV". Stéphane Lhomme appelle les adhérents "à ne pas se laisser dicter leur choix par les médias. Le "bling-bling vert" ne saurait être une alternative au bling bling de messieurs Sarkozy et Strauss-Kahn."

2012 : "moi la situation, je la sens bien"

Devant les députés UMP qu'il recevait à l'Elysée, Nicolas Sarkozy s'est montré mercredi résolument confiant pour la présidentielle de 2012 et a lancé un avertissement à son "ami" Jean-Louis Borloo, l'exhortant à ne pas diviser la majorité. Alors que les députés UMP montrent des signes d'abattement depuis la défaite de leur parti aux cantonales et que certains doutent même des chances de leur champion de 2007, le président de la République s'est employé à jouer la carte de la combativité et de l'unité de la majorité, à la veille des vacances de Pâques. "Moi, la situation, je la sens bien", a-t-il lancé en retrouvant ses accents de la campagne de 2007. En déplacement à La Réunion, le 16 février 2007, le candidat UMP avait alors confié: "cette élection, je commence à pas trop mal la sentir".

"Je viens de si loin. J'ai tant d'expérience du pays, les Français regardent leurs dirigeants, comment ils se comportent et, dans la difficulté, s'ils sont solides", a déclaré M. Sarkozy, selon des participants à ce déjeuner. Faisant fi de ses difficultés actuelles et de son impopularité, il a lâché, ironique: "quand le paysan sème, l'imbécile au bord de la route ne voit pas qu'il sème et qu'il a labouré profond depuis longtemps". Dans une très longue réponse --45 minutes-- à la question du député de Paris Bernard Debré, qui l'interpellait sur le moment de sa candidature à la présidentielle, il a confirmé qu'il se prononcerait à l'automne, quand "viendra l'heure du bilan".
"Machine à laver médiatique"Le chef de l'Etat en a surtout appelé au rassemblement de la majorité, saluant au passage les deux rivaux "François" Fillon et "Jean-François" Copé, ainsi que "Christian" Jacob, le patron des députés. Tout en prenant soin de redire tout le bien qu'il pensait de son ancien ministre Jean-Louis Borloo, "un ami" qu'il "aime beaucoup", il l'a toutefois clairement mis en garde contre la tentation d'une aventure personnelle. "La stratégie qui consiste à diviser est perdante. Il y a une ligne rouge, c'est l'unité de notre famille ! Vous gagnerez ensemble ou vous perdrez seuls dans votre coin. Les radicaux ont besoin de nous", a-t-il prévenu.

M. Borloo, député apparenté UMP et président du Parti radical, a annoncé la semaine dernière sur France 2 qu'il quittait l'UMP. Il était absent de la réception à l'Elysée. "Il y a les émissions et les lendemains d'émissions... Il y a les fêtes et les lendemains de fête...", a ironisé Nicolas Sarkozy. "Les cimetières sont innombrables" où reposent "ceux qui avaient un projet présidentiel", a-t-il ajouté, citant Charles Pasqua, Philippe Séguin, Alain Madelin, Jean-Pierre Chevènement ou encore François Bayrou. "J'ai moi-même été minoritaire" au sein du RPR en 1995 après avoir soutenu Edouard Balladur contre Jacques Chirac, mais "je suis resté dans notre famille", a-t-il ajouté, car "c'est de l'intérieur qu'on gagne ses galons, pas de l'extérieur".

Evoquant la candidature le jour même de Nicolas Hulot, il a égratigné aussi l'animateur: "Que M. Hulot profite bien ! Aussi haut on te montera, aussi bas on te baissera. Les micros se tendent, les projecteurs sont là, tous peuvent être candidats sans risque, être à la mode huit jours et ensuite passer à la machine à laver médiatique". Sans oublier son possible rival socialiste, Dominique Strauss-Kahn, qualifié de "bulle médiatique" dont la progression dans les sondages, ces derniers mois, était "bidon".

http://lci.tf1.fr/politique/2011-04/2012-moi-la-situation-je-la-sens-bien-6385281.html
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mercredi 13 avril 2011

Les petites phrases du jour 13/04/2011

NICOLAS HULOT - NKM sur Europe1: Nathalie Kosciusko-Morizet est pour le moins sceptique sur la candidature de Nicolas Hulot. Si elle dit respecter l'homme, elle ne voit pas l'intérêt d'une candidature écologiste: "Je ne crois pas à l’écologie spécialisée. Les partis écologistes et les candidats écologistes, ça a toujours eu le même résultat qui fait qu’on parle paradoxalement moins d’écologie et qu’on en fasse moins", a argumenté le ministre de l'Ecologie, mardi soir à New-York, au micro d'Europe1. "Un exemple: la période Jospin, 97-2002, il y avait des Verts au gouvernement. Est-ce que vous vous souvenez d’un seul fait majeur en matière de politique gouvernementale?", a-t-elle aussi demandé.
COTE D'IVOIRE - Bernard Accoyer sur LCI: Le président de l'Assemblée nationale "très choqué" des accusations contre l'action de l'armée française en Côte d'Ivoire, estimant qu'on "devrait être fiers d'elle". "Je suis très choqué que ce soit justement des Français, et souvent des observateurs, qui accusent l'armée française. On devrait la remercier, on devrait être fiers d'elle", a-t-il déclaré. "La France a répondu à une décision de l'ONU, est allée là-bas avec d'autres pays qui sont engagés, pour faire respecter le droit, le résultat des élections, et protéger la vie de civils, de ressortissants ivoiriens", selon l'élu de Haute-Savoie."En aucune façon, la France n'est sortie du mandat confié" a insisté Bernard Accoyer.
NICOLAS HULOT – José Bové sur France Info: Alors que Nicolas hulot doit se prononcer sur sa candidature à la primaire d'Europ Ecologie les Verts, l'eurodéputé n'a pas encore affiché sa préférence entre Nicolas Hulot et Eva Joly pour une candidature à la présidentielle. "j'essaie, avec Daniel Cohn-Bendit, d'être au-dessus de la mêlée et de permettre que le débat se fasse", lance José Bové. "Mon objectif, est de permettre qu’il y ait un véritable débat, et que cela ne soit pas une guerre d'écurie pour la présidentielle (…) Si on ne veut pas que l’écologie soit le "supplément d’âme" du parti socialiste, il faut qu’on soit capable de s’affirmer." Alors que certains au sein d’Europe-Ecologie les Verts voient d’un mauvais œil la candidature de Nicolas Hulot, José Bové rétorque que "le fait qu'on puisse avoir deux candidats de valeur, Eva Joly et Nicolas Hulot pour représenter l'écologie face au plus grand nombre est une chance". Pour José Bové il faut réfléchir à cette question: "les écologistes globalement sont-ils capables de mener un projet qui les amène ensuite à débattre avec égalité avec d'autres forces politiques?"
PROSTITUTION – Michel Mercier sur France Inter: Le ministre de la Justice, s'est déclaré "plutôt pour" l'idée de sanctionner les clients des prostituées, proposée dans un rapport parlementaire. "Il faut lutter contre la prostitution sous toutes ses formes", a déclaré Michel Mercier. "Il est bien certain que si l'on ne s'attaque qu'aux prostituées qui sont déjà des femmes malheureuses, on ne risque pas d'arriver à un bon résultat, parce qu'il y a des siècles qu'on lutte de cette façon-là", a-t-il ajouté, se disant donc "plutôt pour" la proposition parlementaire.
AIDE AUX SALARIES – François Baroin sur Europe 1: Le ministre du Budget a évoqué mercredi la création prochaine d'un mécanisme pour pousser les entreprises à lier le versement de dividendes à celui d'une prime "exceptionnelle" pour leurs salariés d'un montant d'"au moins 1.000 euros" Il n'a pas précisé comment sa proposition pourrait être concrètement mise en oeuvre. Il a indiqué qu'elle serait incluse dans un collectif budgétaire en juin."On souhaite pouvoir mettre en place ce dispositif, (qui est) au fond (un dispositif) de justice et d'équité", a relevé M. Baroin. "Tous les jours, toutes les semaines, on nous annonce des augmentations de distributions de dividendes, de primes exceptionnelles, de bonus pour les grands patrons. Tout le monde, tous les salariés qui participent à l'augmentation de richesse de leurs entreprises doivent pouvoir bénéficier de ce dispositif", a-t-il plaidé.
REFORME FISCALE - Jean-Marc Ayrault sur RMC: Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale s'est exprimé sur la suppression du bouclier fiscal. "Cela fait quatre ans que nous le demandions, parce que nous avons considéré que c'était le symbole de le justice fiscale. Mais est-ce qu'il fallait pour autant bouleverser l'impôt sur la fortune, est-ce vraiment la priorité du moment?" se demande Jean-Marc Ayrault. "Quand on voit la baisse du pouvoir d'achat d'une immense majorité des Français, voilà que l'on s'occupe de l'ISF qui concerne une petite minorité de personnes", a-t-il ajouté. "Nicolas Sarkozy qui tenait tant au bouclier fiscal, ne pouvait pas s'en séparer comme d'un sparadrap qu'on n'arrive pas à enlever, à condition de supprimer l'ISF, il a donc fait cette demie-mesure. Moi je voudrais savoir combien cela va coûter aux autres contribuables, et c'est ce qu'on va voir à l'Assemblée nationale", explique Jean-Marc Ayrault.
http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Les-principales-declarations-politiques-du-mercredi-13-avril-298595?from=bloc2012

Michel Mercier par franceinter

La bataille du centre ne se fera pas sans eux

Après Jean-Louis Borloo, qui a annoncé son départ de l'UMP, Nicolas Hulot, dès aujourd'hui, et Dominique de Villepin s'apprêtent à entrer dans la course à la présidentielle. Ils vont se disputer les voix centristes.
Jean-Louis Borloo,le rassembleur
En annonçant la création d'un pôle social et humaniste indépendant de l'UMP, l'ancien ministre de l'Écologie espère réussir là où François Bayrou a échoué : être au centre du centre. Le président du Parti radical cherche tout simplement à recréer l'UDF en recollant les morceaux d'une famille qui a éclaté, en 2002, lors de la création de l'UMP. Jean Arthuis est tout disposé à le suivre. Hervé Morin, dont la notoriété n'a pas décollé, n'a guère le choix : il devra se rallier... mais il ne manquera pas de réactiver sa candidature si Borloo jette l'éponge. En revanche, le ralliement des centristes de l'UMP, conduits par Pierre Méhaignerie, paraît compromis pour cette fois.
François Bayrou, l'indépendant
Le président du MoDem affecte l'indifférence face à l'offensive centriste de Jean-Louis Borloo. Sa candidature manquerait de « crédibilité », voire de « sincérité ». Car François Bayrou estime que l'ex-ministre de l'Écologie roule, en réalité, pour Nicolas Sarkzoy. Le candidat de 2007 se dit au contraire « indépendant de la droite et de la gauche ». Il serait le seul, au centre, à pouvoir apporter « une vraie alternance » à la politique de Nicolas Sarkozy.
Problème : la dynamique n'a pas pris. Bayrou a échoué, après 2007, à fédérer le centre. Un rapprochement avec Borloo, au final, n'est peut-être pas à exclure...
Dominique de Villepin,l'électron libre
L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac n'est pas issu de la famille centriste. Le fondateur du mouvement République solidaire se dit plus volontiers gaulliste. Mais sa stratégie, qui vise à rallier les déçus du sarkozysme, l'oblige à lorgner sur les électeurs du centre. Son projet, dont il présentera les grandes lignes, demain, leur enverra quelques signes. Mais il en faudrait beaucoup. Selon un sondage Ifop, Dominique de Villepin serait le candidat centriste idéal pour 19 % des Français. Loin derrière Borloo (37 %) et Bayrou (36 %).
Nicolas Hulot, l'inclassable
L'animateur de télé n'a pas la prétention de recomposer le centre. Mais sa candidature, qu'il doit annoncer aujourd'hui, puisera forcément dans le vivier des voix centristes. Nicolas Hulot ne fait-il pas écho à Jean-Louis Borloo lorsqu'il dit vouloir « réconcilier l'écologique et le social » ? Il entretient d'ailleurs l'ambiguïté sur son positionnement politique, ni gauche ni droite. Au point d'agacer le socialiste Jean-Marc Ayrault qui l'a invité, hier, à « clarifier sa position ».
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-La-bataille-du-centre-ne-se-fera-pas-sans-eux-_3635-1762463_actu.Htm
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2012 : Hulot, c'est aujourd'hui

Après avoir parcouru le monde, jouit d'une notoriété immense avec son émission "Ushuaïa", il est le candidat préféré de 60% des Français pour représenter Europe-Ecologie les Verts (EELV) en 2012, écrasant sa concurrente Eva Joly (28%), selon un sondage Ifop/Sud Ouest Dimanche. L'homme du Pacte écologique de la dernière présidentielle doit déclarer mercredi sa candidature en salle des fêtes de Sevran à 11h. Une déclaration courte, non suivie de questions.
Pourquoi Sevran, en banlieue défavorisée ? La ville est certes dirigée par le maire écologiste Stéphane Gatignon, mais Nicolas Hulot veut surtout "être près des gens qui souffrent, tourner l'écologie et sa candidature vers les gens qui ont un quotidien de plus en plus difficile", explique à l'AFP Jean-Paul Besset, un de ses proches. Nicolas Hulot veut "réconcilier l'écologique et le social", souligne-t-il. "Ca va se décliner dans les principaux secteurs économiques et sociaux mais aussi environnementaux, culturels, par des mesures transitoires qui mettent en oeuvre une transformation écologique et sociale de notre société". Le sociologue Serge Guérin, qui participe au projet, précise qu'il s'agira de répondre aux "problématiques sociales, comme les banlieues ou les seniors, par l'angle de la transition écologique", et de "relativiser la dette par rapport aux richesses" pour une "politique éconologique" ("économique" "et "écologique").
Hulot pas adhérent d'Europe Ecologie
L'engagement de M. Hulot à gauche sera-t-il exigé ? Le véritable engagement "est de dire que l'écologie est incompatible avec le libéralisme économique" juge Alexis Braud, de la direction d'EELV. Proche d'Eva Joly, l'eurodéputé Yannick Jadot voit certes dans cette candidature "l'opportunité de confronter deux visions de l'écologie politique", mais prévient auprès de l'AFP: "On attend la déclaration de Nicolas pour savoir exactement comment il envisage sa participation aux primaires d'EELV, parce qu'il n'est pas très clair sur la nature de cette participation". "Je ne veux pas imaginer, dit-il, qu'il s'inscrive en dehors d'EELV. Ca signifierait potentiellement deux candidatures pour la présidentielle, une catastrophe pour l'écologie politique et dont le seul bénéficiaire serait Nicolas Sarkozy".
Nicolas Hulot passera-t-il sous les fourches caudines de la primaire prévue en juillet d'EELV dont il n'est pas adhérent ? "C'est tout le problème. Europe Ecologie, c'est le rassemblement des écologistes, trois succès électoraux, le logiciel politique en train d'évoluer. Remettre cette construction en cause serait une faute politique", note M. Jadot. Pour M. Besset, M. Hulot va se mobiliser "dans deux directions", "se tourner vers EELV pour dialoguer avec les militants, montrer son appartenance pleine et entière à ce mouvement". "On va voir comment ce message politique est reçu par le monde écologique et les Français. On verra bien le paysage politique que ça dessine dans quelques jours et semaines. Dans ce cadre, on discutera, au sein d'EELV, des meilleures formules", explique M. Besset. Puis M. Hulot mènera campagne, pas "avant l'automne", selon M. Besset. "Il est extraordinairement serein. Après des mois intenses de réflexion non sans angoisse, il est maintenant libéré, il a fait le choix. Il est comme porté par cette décision. Il y va. On verra jusqu'où", confie M. Besset.
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mardi 12 avril 2011

Gremetz exclu du groupe des députés PCF et apparentés

La vidéo avait encore une fois fait le buzz. C'était mi mars. Coutumier des coups d'éclats, Maxime Gremetz avait fait un nouvel esclandre lors d'une réunion à l'Assemblée nationale sur la crise nucléaire au Japon, en s'emportant bruyamment contre... des voitures ministérielles, mal garées selon lui (revoir la vidéo > Maxime Gremetz provoque un incident de séance : les images). A la suite de cette algarade, le président (UMP) de l'Assemblée Bernard Accoyer avait porté plainte contre le député pour "menaces contre des fonctionnaires, outrage et violences". Maxime Gremetz avait alors annoncé qu'il portait plainte en retour contre Bernard Accoyer, pour diffamation et dénonciation calomnieuse.
Côté PCF, on avait peu apprécié également. Gremetz avait été exclu temporairement de l'Assemblée. Cette fois, c'est définitif. Le député apparenté communiste a été exclu mardi par ses pairs du groupe GDR (PCF, PG et écologistes) pour, dit le communiqué, "son attitude scandaleuse et irresponsable" lors de cette réunion publique, a annoncé le groupe GDR
http://lci.tf1.fr/politique/2011-04/gremetz-exclu-du-groupe-des-deputes-pcf-et-apparentes-6381278.html

Les petites phrases du jour 12/04/2011

LYBIE – Alain Juppé sur France Info: Selon le chef de la diplomatie française, l'Otan ne joue pas suffisamment son rôle en Libye, et devrait notamment détruire les armes lourdes des forces pro-Kadhafi qui bombardent la ville de Misrata, dans l'Ouest."Il faut que l'Otan joue pleinement son rôle. L'Otan a voulu prendre la direction militaire des opérations, nous l'avons accepté, elle doit jouer son rôle aujourd'hui, c'est-à-dire éviter que Kadhafi n'utilise des armes lourdes pour bombarder des populations", a déclaré Alain Juppé. Prié de dire si c'était le cas actuellement, il a répondu : "Ce n'est pas suffisant. Que l'Otan joue son rôle et protège (...), qu'elle détruise les armes lourdes qui bombardent aujourd'hui la ville de Misrata", a-t-il ajouté.La France, a précisé Alain Juppé, soulèvera ce point lors de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Luxembourg, ce mardi, ainsi que jeudi et vendredi à Berlin devant le Conseil de l'Atlantique Nord.
CÔTE D'IVOIRE – François Baroin sur RTL: Le porte-parole du gouvernement estime que la France avait été "absolument remarquable et inattaquable" lors de son intervention en Côte d'Ivoire et "n'acceptera aucune leçon de morale de quiconque ni aucune leçon politique", alors que certains évoquent un retour de la Françafrique."Ce n'est pas la France qui a déposé Gbagbo, c'est le peuple ivoirien", a lancé François Baroin."La France est intervenue dans le cadre de résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, à la demande de son secrétaire général", a-t-il souligné, insistant sur le fait qu'elle avait "agi du point de départ jusqu'à hier (lundi) dans le cadre des résolutions de la communauté internationale".
CÔTE D'IVOIRE – Gérard Longuet sur Europe 1: Le ministre de la Défense s'est dit satisfait de l'arrestation de Laurent Gbagbo: "Abidjan revient de loin, nous avons évité une guerre civile" a-t-il déclaré. Gérard Longuet a tenu à préciser le rôle de la France en Côte d'Ivoire: "Toutes les images seront inéluctablement disponibles, tout est filmé en permanence", a-t-il assuré, avant d'ajouter qu'"aucun soldat français n'est entré dans la résidence présidentielle" de Laurent Gbagbo. "Ce seront des preuves contradictoires, il y aura un travail d'historien", annonce le ministre. Il a rappelé que la France est intervenue dans le cadre d'une résolution de l'Onu : "la résolution 1975 n'accepte pas que les chars d'assaut soient utilisés contre le suffrage universel".
Elysée 2012 – Eva Joly au Parisien: En déplacement à Roubaix pour soutenir les salariés grévistes de l'usine Camaïeu, Eva Joly, candidate à la primaire écologiste, a aussi évoqué son rival Nicolas Hulot. "Il ne faut pas confondre notoriété et crédibilité", déclare-t-elle au Parisien. "La politique ne se fait pas dans les médias et les sondages. Mais sur le terrain", poursuit la franco-norvégienne. "Je trace mon chemin, j'ai déjà mené trois campagnes avec Europe Ecologie et fait près de 120 déplacements", insiste-t-elle.
Primaires socialistes –François Hollande à Direct matin: François Hollande qui s'est lancé dernièrement dans la course aux primaires socialistes, analyse l'écart entre lui et DSK. "Il se réduit, mais je ne suis pas obsédé par les sondages. Je sais qu'à un an de l'élection, aucun, dans le passé, n'a donné le nom du vainqueur. Je n'essaie pas de me placer par rapport à tel ou tel. J'affirme ce que je suis. Je fais apparaître la cohérence de ma démarche et le sérieux de mes propositions." Interrogé sur son inexpérience, thème que ses adversaires pourront pointer du doigt, l'ancien Premier secrétaire du PS rétorque : " Je suis un homme neuf. Et je veux en finir avec l'idée frileuse et conservatrice qui voudrait que pour être le chef de l'exécutif, il faudrait l'être au terme de son parcours politique."

François Baroin, porte-parole du gouvernement... par rtl-fr

Nicolas Hulot, trop populaire pour être compétent ?

La popularité fait naître la jalousie. Cela est vrai, en politique plus qu'ailleurs. Les Verts l'ont montré plusieurs fois. Le parti écologiste est en passe de le refaire une nouvelle fois. Chez Europe Écologie Les Verts, un homme se veut très populaire et une femme un peu moins. De fait, 60% des Français souhaitent que Nicolas Hulot représente EELV en 2012, 28% préfèrent Eva Joly (sondage Ifop pour Sud Ouest Dimanche du 3 avril 2011). Les deux ambitionnent pourtant de porter les couleurs du parti lors de la prochaine élection présidentielle. Aussi, les deux personnages ont beau être du même camp, les piques se répondent avec la même fréquence que tourne une éolienne.
Dernière salve lundi, avec Eva Joly accordant une interview à La Voix du Nord. L'ancien magistrat a d'abord loué l'action de Nicolas Hulot. « Son arrivée me fait plaisir, a-t-elle assuré. C'est pour nous un atout. » Un atout quelque peu encombrant, pourtant. Et Eva Joly a donc critiqué son rival sous l'angle de la popularité, un domaine où elle-même est, pour l'heure, inattaquable. « Contrairement à moi, Nicolas Hulot est une machine médiatique, a lancé Eva Joly. Je ne sais pas si je comblerai ce déficit, mais je pense qu'il y a une différence entre la notoriété et le bulletin qu'on choisit dans l'isoloir. »

Et l'ancien juge d'instruction de comparer le présentateur de TF1 à un « oncle très populaire que tout le monde aime bien », comme on croise souvent dans les familles, « aux déjeuners du dimanche ». « Mais si vous avez des problèmes personnels ou des conseils à obtenir pour l'avenir de vos enfants, il n'est pas sûr que vous vous tourniez vers lui, a poursuivi Eva Joly. Ce sont deux choses différentes. » Reste que la popularité est sans doute un mal nécessaire. « Comme Nicolas et moi suscitons l'intérêt des médias, les projecteurs vont être tournés sur nos visions, a-t-elle remarqué. C'est un bien pour le mouvement. »

La ritournelle est de toute façon connue. Dans l'imagerie politique, populaire ne peut rimer avec compétence. En France, Ségolène Royal notamment en a fait les frais en 2007, sa notoriété d'alors suscitant la méfiance comme l'ironie des politiques. Plus récemment, c'est aux États-Unis que la théorie a été reprise. Lors de la dernière élection présidentielle, John McCain avait attaqué Barack Obama sur ce terrain, se demandant au travers d'un spot publcitaire si « la plus grande célébrité du monde » était vraiment prête à diriger le pays. On connaît la suite.
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Confiance : cote d’alerte pour Sarkozy

est résigné, il se sait durablement impopulaire. Mais ce n’est pas tout : sa cote de confiance, que nous publions pour la première fois, n’est guère plus reluisante. Selon notre baromètre Harris Interactive, les trois quarts des sondés (74%, + 1 point en un mois) ne lui font pas confiance, contre 20% (- 2) d’avis contraire! Malgré les interventions en Libye et en Côte d’Ivoire, pour l’heure soutenues par les Français, la tendance ne s’est pas inversée.
          fait un peu mieux avec 26% de confiance (- 3), contre 66% (+ 1). Plus gênant, le président recule même chez les sympathisants UMP qui constituent son socle politique (78% de confiance, - 4 points), et se voit devancé dans cette catégorie par son Premier ministre (81% de confiance, - 3). « Le socle de Sarkozy est plus faible qu’on pensait », s’inquiète un ministre.

Si les sondés créditent toujours le président d’un volontarisme sur les réformes et face à la crise, ils critiquent ses « promesses non tenues » (sur le pouvoir d’achat), l’accusent d’être « au service des riches » et de « faire le jeu du FN ». Ironie de l’histoire, le débat sur l’islam et les outrances de (Intérieur) ne l’empêchent pas de trébucher chez les sympathisants du FN (14% de confiance, - 6). Après son appel à « voter contre le FN », Fillon dégringole logiquement dans cet électorat (17% de confiance, - 13), mais il fait mieux que Sarkozy! Seul bémol pour le Premier ministre, si les sondés louent sa « discrétion » et son « intégrité », ils le voient d’abord comme un « exécutant » dans « l’ombre » de Sarkozy.
Pour remonter la pente, le chef de l’Etat mise surtout sur un rebond économique, particulièrement sur le front du chômage. « Il faut qu’on obtienne des résultats! » martèle-t-il en privé. Ce n’est pas pour rien que le gouvernement a envoyé des signaux « sociaux » après les cantonales, avec la hausse des pensions de retraite ou le coup de frein aux prix de l’énergie. « Il faut être sur la jambe sécurité-immigration, mais ça ne suffit pas. Il faut faire du social, mais du social de droite », plaide un ministre. Laurent Wauquiez (Affaires européennes) plaide depuis des mois pour un « réinvestissement » social en direction des classes moyennes. Sur le long terme, Sarkozy se rassure en se disant que la donne sera rebattue quand on connaîtra le candidat PS. D’ici là, il n’a pas l’intention de révolutionner son style, qui irrite. « Il ne va pas se mettre à devenir comme un agneau ou à monter sur les tables comme Balladur, sourit un conseiller. Les gens ont compris qu’il était entier, avec ses défauts. »
http://www.leparisien.fr/politique/confiance-cote-d-alerte-pour-sarkozy-11-04-2011-1402619.php
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lundi 11 avril 2011

Bayrou et "le manque de crédibilité" de Borloo

l lui avait laissé la porte ouverte. Elle vient de se refermer violemment. Jean-Louis Borloo ne pourra pas compter sur un ralliement surprise de François Bayrou à sa grande confédération des centres. Quelques jours après l’émission A vous de juger, durant laquelle l’homme du Grenelle de l’environnement a officialisé son envie d’ouvrir un nouvel espace politique, le leader du Modem lui a répondu fermement.
"C'est une opération qui vise à ramener le centre dans la majorité, vers Nicolas Sarkozy", a-t-il estimé sur France 3. "Cela manque de crédibilité, a-t-il insisté. Il suffit de regarder le pedigree de celui qui la propose (l'opération): Jean-Louis Borloo a été ministre sans interruption de Jacques Chirac pendant cinq ans et puis ministre sans interruption, et même numéro deux du gouvernement, tout au long des quatre années qui viennent de s'écouler". Le réquisitoire est implacable et se conclut par un rappel: "Jamais en neuf ans, il n'a trouvé une réserve à exprimer." A droite pourtant, la décision de Jean-Louis Borloo en a inquiété plus d’un. "La division est toujours suicidaire. Si nous multiplions les candidatures au premier tour, nous sommes sûrs d’une chose, c’est que nous irons dans le mur", a ainsi déclaré Alain Juppé. Stratégie électoraliste? Aucun doute pour François Bayrou.
"C'est une opération qui vise à faire croire que le centre ne peut exister que d'un seul côté de l'échiquier, à droite", analyse le troisième homme de la présidentielle de 2007, qui se dit prêt à se lancer dans la bataille en 2012. "Je mènerai ce combat et je défendrai cette proposition d'un centre pas verrouillé, pas pris en otage à l'intérieur d'une alliance quelle qu'elle soit". Et de prévenir: "Je ne participerai à aucune combinaison qui viserait à enlever à cette famille politique son indépendance et sa capacité à proposer une alternance". François Bayrou y croit, et le fait savoir. A propos du sondage Ifop paru dans le Journal du Dimanche qui le donne au coude à coude avec Jean-Louis Borloo parmi les personnalités qui incarnent le mieux les valeurs du centre, le président du Modem fait ainsi remarquer que "lorsque la question est posée aux électeurs du centre, il y a deux fois plus d'intentions de vote pour Bayrou que pour Borloo".

Les petites phrases du jour 11/04/2011

ELYSEE 2012– Jean-Luc Mélenchon sur France Info: Le Parti communiste a annoncé vendredi 8 avril sa préférence pour le leader du Parti de gauche comme candidat unique pour le Front de gauche à la présidentielle. Il n'a pas encore été officiellement adoubé. "Il faut que les choses aillent à leur rythme (...) tous les autres se séparent, nous on se rassemble (...) ce n’est pas une décision simple à prendre", déclare Jean-Luc Mélenchon. "Si je dois être le candidat commun, je serai le candidat communiste aussi", ajoute leader du Parti de gauche. Il se dit le candidat d’une "vraie gauche de rupture, une gauche de transformation sociale et écologique et pas de l’eau tiède qui coule à la marge du capitalisme. "Nous savons être à la fois radicaux, concrets et gouvernementaux" promet-il.
ELYSEE 2012– Dominique de Villepin dans Le Parisien: L’ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, estime que Nicolas Sarkozy "ne peut pas partir au combat en 2012 avec un Premier ministre dans lequel il n’a pas confiance", rapporte Le Parisien. Selon le président de République solidaire, il est "sidérant" que Sarkozy ait gardé François Fillon quatre ans.
ELYSEE 2012– Rama Yade dans le Parisien: Jean-Louis Borloo n'aurait toujours pas digéré que Nicolas Sarkozy lui refuse le poste de Premier ministre en novembre dernier. "Il ne s'en est pas remis; en politique c'est un moteur" confie, au Parisien, Rama Yade qui l'a rejoint. La droitisation de l'UMP a achevé de le convaincre de se porter candidat "pour gagner". Il rêve que François Bayrou et Dominique de Villepin le rallient.
LAÏCITE: Jeannette Bougrab, sur RTL: La secrétaire d'Etat chargée de la Jeunesse et de la Vie associative se dit satisfaite de la mise en application de la loi interdisant le port du voile intégral: "Il y a des règles de 'vivre ensemble'. On ne peut pas imposer dans un espace public tout ce qu'on souhaite. Il existe des règles, vous ne pouvez pas par exemple vous promener nu dans la rue, vous ne pouvez pas porter certains insignes, par exemple" a déclaré Jeannette Bougrab. "Moi, ce que je trouve triste c'est que de parler de laïcité dans ce pays est devenu quelque chose de tabou. C'est devenu un gros mot", a-t-elle ajouté.
AFFAIRE RENAULT - Eric Besson: Les premières conclusions de l'audit sur l'affaire Renault qui seront présentées lundi au conseil d'administration du groupe, font état de sérieux dysfonctionnements internes, a déclaré le ministre de l'Industrie Eric Besson: "(Le rapport d'audit) visiblement pointe de graves dysfonctionnements à l'intérieur du management de l'entreprise, dont il faut tirer les leçons" a-t-il déclaré. L'État est représenté au conseil d'administration de Renault, dont il détient 15,01% du capital. Prié de dire s'il connaissait les personnes responsables des dysfonctionnements qui ont conduit à accuser à tort des cadres d'espionnage industriel, Eric Besson a répondu: "Ils sont nommés dans le rapport d'audit, ce n'est pas à moi de les révéler.
ENERGIE: Christine Lagarde sur France Inter: Le gouvernement n'a pas a priori l'intention de reporter l'application de la réforme du marché de l'électricité, prévue au 1er juillet, a déclaré la ministre de l'Economie."En matière d'énergie, il y a un certain nombre de réflexions qui sont tout simplement liées au drame qui s'est passé au Japon, à la certitude que nous devons avoir en matière de nucléaire, nécessaire mais dont la sûreté est impérative", a déclaré Christine Lagarde. "Donc, (la loi) entrera sans aucun doute en vigueur. Maintenant, à quelle date, je ne saurais vous dire. A priori, il n'y a pas de changement qui soit envisagé à ce jour", a-t-elle ajouté.

2012: Villepin veut "incarner" son projet

Dominique de Villepin (ex-UMP, RS) a fait aujourd'hui un pas supplémentaire vers sa candidature en 2012 en affirmant vouloir "incarner le projet" politique qu'il doit présenter jeudi prochain, et a relativisé l'émancipation de Jean-Louis Borloo du camp présidentiel.

Interrogé dans l'émission "C-Politique" de France 5 pour savoir s'il serait candidat à l'élection présidentielle, l'ex-Premier ministre a répondu : "Vous avez bien compris que j'allais présenter un projet et que ce projet j'avais fermement l'intention de l'incarner".

Un peu plus tard, corrigeant la journaliste qui le présentait comme candidat déclaré, le président de République solidaire (RS) a dit avoir "vocation à incarner le projet" qu'il doit dévoiler jeudi lors d'une conférence de presse à Paris.

Il est resté évasif sur l'annonce officielle de sa candidature. "Je le dirai quand les Français seront dans le temps de l'élection présidentielle", a souligné M. de Villepin, répétant vouloir "proposer une alternative" à la politique menée depuis quatre ans par Nicolas Sarkozy et son gouvernement.

L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac a par ailleurs relativisé l'émancipation de Jean-Louis Borloo, qui a annoncé jeudi dernier qu'il quittait l'UMP et était "prêt" à représenter le centre à l'élection présidentielle. "Seul l'avenir nous dira la portée du geste qu'il souhaite accomplir", a dit Dominique de Villepin.

"Je ne crois pas que Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo aient vocation à divorcer", a-t-il ajouté, rappelant que le second avait été pendant près de quatre ans ministre du premier. "Ces quatre années ont marqué des liens profonds entre les deux hommes, un accord sur une politique qui a été menée".

Pour M. de Villepin, M. Borloo, en souhaitant une "alliance républicaine" entre les différentes formations du centre, veut "recomposer le jeu des partis politiques". "Ce n'est pas du tout la vision de la politique qui est la mienne (...) je ne me suis jamais laissé guider par des intérêts partisans", a-t-il affirmé.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/04/10/97001-20110410FILWWW00206-2012-villepin-veut-incarner-son-projet.php

dimanche 10 avril 2011

Les petites phrases du jour 10/04/2011

RAMA YADE - Gérard Larcher, sur Radio J: Le président (UMP) du Sénat Gérard Larcher a appelé dimanche l'ex-secrétaire d'Etat Rama Yade à plus de réserve dans son expression politique, estimant que dans ses fonctions d'ambassadrice auprès de l'Unesco elle représentait désormais "toute la France". "Il faut avoir la même attitude que quand un politique est nommé au Conseil constitutionnel, au Conseil supérieur de l'audiovisuel ou dans une ambassade", a déclaré Gérard Larcher sur l'antenne de Radio J. "Est-ce-que que Philippe Douste-Blazy, nommé comme secrétaire général adjoint de l'ONU continue à faire de la politique en France? Réponse: non (...) Je pense que quand on est ambassadeur on représente la France et que représentant la France, c'est toute la France", a-t-il poursuivi.
IMMIGRATION CLANDESTINE - Laurent Wauquiez, dans le quotidien italien La Repubblica: "La France n'a pas l'intention de fermer sa frontière avec l'Italie", a déclaré le ministre français des Affaires européennes Laurent Wauquiez dans une interview au quotidien La Repubblica publiée dimanche. "Un dispositif policier de surveillance renforcée y a été mis en place. Mais les contrôles d'identité qui y sont effectués ne sont ni permanents ni systématiques", poursuit le ministre.
PROJET SOCIALISTE - Jean-Pierre Chevènement, dans Le Parisien: Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Pierre Chevènement, a déclaré dimanche dans un entretien au Parisien "douter" de "la faisabilité d'ensemble" du projet du PS pour 2012, auquel il reproche notamment de ne "pas parler de l'euro". "Grosse lacune" du programme, selon lui: "il ne parle pas de la monnaie unique, dont le niveau surévalué écrase notre compétitivité et plombe notre croissance. Au moins Ségolène Royal, en 2007, promettait de réformer les missions de la BCE pour ajouter à la lutte contre l'inflation le souci de la croissance et de l'emploi. Là, disparu!", déplore-t-il.
AFGHANISTAN - Laurent Fabius, sur Europe1: Invité du Grand Rendez-vous Europe1-Le Parisien dimanche, Laurent Fabius, officiellement chargé de réfléchir aux "cent premiers jours" en cas de victoire du Parti socialiste en 2012, a donné quelques exemples de ce qu'un gouvernement socialiste ferait à son arrivée au pouvoir. Il a ainsi annoncé que le Parti socialiste souhaite "organiser le retrait d'Afghanistan, de manière concertée, des troupes françaises qui sont là-bas", et ce avant 2014. En matière de politique intérieure, il a livré quelques pistes: "Traduire en décision gouvernementale la mesure que nous proposons sur la création de 150.000 emplois d'avenir dès la première année, et poser le principe de la grande réforme fiscale que nous souhaitons, vers plus de justice et d'égalité."
CUMUL DES MANDATS - Nora Berra, dans Le Progrès: La secrétaire d'Etat à la Santé, Nora Berra, a annoncé dimanche dans la presse qu'elle démissionnait de son mandat de conseillère régionale en Rhône-Alpes au nom de son "éthique politique", et qu'elle serait candidate à Lyon aux prochaines élections législatives. "Deux mandats électifs, c'est incompatible. J'ai une certaine éthique politique et je prends acte de cette incompatibilité", explique la conseillère municipale d'opposition à Lyon, et conseillère régionale UMP depuis 2010, dans un entretien au quotidien régional Le Progrès.

Pour Alain Juppé, multiplier les candidatures c'est aller «dans le mur»

Le ministre des Affaires étrangères a appelé au «rassemblement»...
Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a lancé samedi à Arcachon (Gironde) un appel «au rassemblement» à «toute la famille de la droite et du centre droit», et a ironisé sur «le bal des prétendants» à l'approche de l'élection présidentielle de 2012.
«La division est toujours suicidaire, la division est toujours synonyme d'échec», a lancé le maire de Bordeaux lors du 7e congrès du Rassemblement des élus locaux pour l'Aquitaine (Relpa), alors que l'ancien ministre radical Jean-Louis Borloo a annoncé jeudi dernier son départ de l'UMP.
«Ne nous divisons pas»
Alain Juppé a ironisé sur le «bal des prétendants» à l'approche de l'élection présidentielle de 2012: «la mariée (la République) va contracter un nouveau mariage en 2012 (...). Les prétendants sont là, ils se haussent du col et se multiplient, ils se disent +si après tout, je faisais mon parti politique pour exister?+».
«Je respecte les ambitions (...), je ne m'attaque à aucune personne. Mais je fais un appel quand même à toute la famille de la droite et du centre droit: ne nous divisons pas, gardons notre cohésion. Si nous multiplions les candidatures au 1er tour» en 2012, «nous sommes sûrs d'une chose: c'est que nous irons dans le mur», a-t-il affirmé.
«Il faut faire l'union autour de celui qui sera notre prochain candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, autour du gouvernement et du Premier ministre François Fillon», a-t-il encore affirmé.
Alain Juppé a encore appelé au rassemblement «autour de notre formation politique», l'UMP, et de son secrétaire général Jean-François Copé, «certes en accueillant les autres» - le Nouveau Centre, le Parti radical - «mais à condition que tout cela aille dans le même sens et que nous partagions cette volonté d'unité».
Plus d'infos sur 20minutes.fr

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Les invités politiques du dimanche

Laurent Fabius (PS): Le Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien à 10 heures
Michel Rocard (PS): Le Grand Entretien, RCJ, 11 heures
Benoît Hamon (PS): Dimanche + sur Canal + à 12h45
Gérard Larcher (UMP): Forum Radio J, à 14h20
Christophe Caresche (PS): Trente minutes pour convaincre, 10h30, Judaïques FM
Dominique de Villepin (République Solidaire): C Politique sur France 5 à 17h40
Bertrand Delanoë (PS): Dimanche Soir Politique sur France Inter, avec iTELE, Le Monde et Dailymotion, à 18h10
François Hollande (PS): Le Grand Jury RTL à 18h45
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samedi 9 avril 2011

Le feuilleton politique du 8 avril

Les petites phrases du jour 09/04/2011

AFFAIRE GUERINI, Patrick Mennucci, dans La Provence: La fédération PS en proie à des remous depuis plusieurs mois sur fond d'affaire Guérini est "au paroxysme du pouvoir personnel", selon Patrick Mennucci, secrétaire national adjoint du parti et élu marseillais qui dénonce, dans La Provence, "un système clientéliste qu'il faut changer". "Le parti ne peut pas être au service d'un seul homme. Or, on est au paroxysme du pouvoir personnel. Je n'ai rien contre Jean-Noël Guérini mais il faut travailler collectif", affirme encore Patrick Mennucci.


JEAN-LOUIS BORLOO, Jean-Michel Baylet, dans Le Parisien: "J'ai trouvé Jean-Louis Borloo courageux!" a estimé Jean-Michel Baylet dans Le Parisien. "J'entends que Jean-Louis Borloo précise un peu plus ses intentions. Il n'a fait qu'esquisser une candidature présidentielle sans dite s'il serait lui-même candidat", a encore déclaré le président du Parti radical de gauche et sénateur du Tarn-et-Garonne.
http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Toutes-les-declarations-politiques-du-samedi-9-avril-296723?from=bloc2012

L'appel de Fillon à Borloo

L'union n'est pas une option parmi d'autres, c'est une nécessité vitale". C'est en ces termes que François Fillon, jusqu'alors silencieux, est revenu vendredi sur le départ de Jean-Louis Borloo de l'UMP. En déplacement à Vitré (Ille-et-Vilaine) dans le cadre de la "Semaine de l’industrie", le Premier ministre a lancé un appel aux centristes et à tous ceux qui souhaiteraient prendre la même voie que le président du Parti radical. "Les divisions d'hier nous ont épuisés, meurtris, éloignés de nos électeurs qui n'en pouvaient plus des déchirements de la droite et du centre", a-t-il tenu à rappeler, devant des militants UMP. Tout en ajoutant se reconnaître dans "plusieurs des valeurs" défendues par les centristes, le chef du gouvernement a poursuivi son intervention déclarant que "personne n'a intérêt à découper la majorité en tranches".
Ces déclarations du Premier ministre arrivent au terme d'une journée mouvementée au sein même de la majorité, chacun se prononçant sur la démarche de Jean-Louis Borloo, qui s'est éloigné jeudi soir de l'UMP, se disant également "prêt" à être candidat à l'élection présidentielle. Surtout que d'autres pourrait bien rejoindre l'ancien ministre de l'Ecologie. "Est-ce qu'on doit se diviser en autant de candidats qu'on a de talents dans notre majorité? Je ne suis pas sûr", s'est interrogé vendredi le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé. La déléguée générale du parti majoritaire Nadine Morano espère quant à elle que Jean-Louis Borloo respectera "le moment venu le choix de l'unité de la famille".

"Je ne peux pas partager sa stratégie de rupture"

"Quels progrès y aurait-il à se replier chacun dans sa case: la case des républicains, la case des humanistes, la case des partisans de l'autorité, la case des européens, la case des souverainistes", a fait valoir François Fillon, prenant la parole après le ministre du Travail, Xavier Bertrand. "Le nombre de nos adversaires nous interdit de multiplier les candidatures, de fractionner l'UMP au gré de nos sensibilités aussi légitimes soient elles", a-t-il argué, profitant de l'occasion pour réaffirmer son soutien à Nicolas Sarkozy en vue de 2012. Selon lui, "les contradictions de l'opposition" se heurteront "à l'expérience et au volontarisme du président de la République".
L'attitude de Jean-Louis Borloo fait également parler chez les centristes, certains étant réfractaires au départ de l'UMP. "Borloo a mis la charrue avant les boeufs", a estimé le président des radicaux de Paris, Patrice Gassenbach. Pour ce dernier, sortir du parti majoritaire ne peut se justifier qu'en cas de candidature à la présidentielle, "ce qui n'a pas été le cas" jeudi soir. "Je ne peux pas partager sa stratégie de rupture (…) Les idées qu'il développe et qu'il a défendues au sein du gouvernement peuvent continuer à peser à l'UMP ", a pour sa part déclaré le vice-président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean Leonetti.
En attendant 2012, le Parti radical devra arrêter une position officielle lors de son congrès les 14 et 15 mai prochains. Selon son secrétaire général, Laurent Hénart, Jean-Louis Borloo prendra sa décision sur une éventuelle candidature présidentielle "avant l'été". Mais l'ancien ministre "regardera à deux fois avant d'être candidat" en 2012, croit savoir le député Pierre Méhaignerie, l'un des chefs de file des parlementaires centristes de l'UMP.