vendredi 8 avril 2011

Les petites phrases du jour 08/04/2011

BORLOO - Jean-François Copé, sur RTL: Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a regretté vendredi le départ de l'UMP de Jean-Louis Borloo, auquel il garde "beaucoup d'estime", et a affirmé que l'éventuelle candidature du président du Parti radical à la présidentielle était pour lui "une interrogation". "Naturellement je le regrette", a déclaré M. Copé, interrogé sur RTL. "J'ai parlé très souvent avec Jean-Louis Borloo pour le convaincre que l'UMP est une famille" et que "cette famille a besoin que tout le monde soit rassemblé", a-t-il ajouté. "Moi j'ai fait, comme beaucoup d'autres, le choix de l'unité, du rassemblement", a-t-il fait valoir. Mais "vous ne me ferez pas dire de mal de lui", a poursuivi le député de Seine-et-Marne car, "à titre personnel, j'ai beaucoup d'estime pour lui, il a été un grand ministre" et "nous avons fait beaucoup de très grandes choses ensemble". Interrogé sur l'éventuelle candidature de M. Borloo en 2012, M. Copé a affirmé: "C'est pour moi une vraie interrogation" car "est-ce qu'on doit se diviser en autant de candidats qu'on a de talents dans notre majorité? Je ne suis pas sûr".
IMMIGRATION - Christian Estrosi, sur Europe1 : Vendredi au micro de Jean-Pierre Elkabbach, le maire de Nice a déclaré vouloir que "la France arrête de distribuer un certain nombre de prestations sociales d’un niveau supérieur à l’ensemble des autres états membres de l’UE" aux migrants. "La solidarité, ça n'est pas à la France de l'assumer toute seule", a-t-il aussi souligné. "Nous n'en avons pas les moyens". Christian Estrosi est aussi revenu sur les migrants tunisiens à qui Silvio Berlusconi a accordé des permis temporaires de séjour dans l'espace Schengen. "Ces gens ne rentreront pas en France", a-t-il lancé au sujet des migrants de Lampedusa. "On ne peut pas être généreux avec le territoire des autres. C’est pour ça que nous ne les laisserons pas rentrer", conclut-il.
BORLOO – Rama Yade sur RMC: Fidèle soutien de Jean-Louis Borloo, Rama Yade quitte à son tour l'UMP pour le suivre. "Je suis le chemin emprunté par Jean-Louis, et j'invite tous ceux qui sont en quête de ce chemin d'espérance à le faire (…) Je suis solidaire et déterminée comme lui", a déclaré Rama Yade. Elle justifie ce choix "parce qu'il y a eu une fracture idéologique (avec l'UMP) sur deux points majeurs. Premièrement, notre rapport à l'identité républicaine. Jean-Louis Borloo et le Parti radical dans l'ensemble en ont une vision ouverte. On est Français par adhésion et par volonté , pas en fonction des origines et des religions. Deuxièmement par rapport à la crise. Nous ne sommes pas des pessimistes, mais des optimistes, des gens qui voulons œuvrer pour établir un projet de société fondé sur l'espérance, l'unité nationale et la cohésion sociale." Elle souligne l'indépendance du chef du Parti radical:"Jean-Louis Borloo n'est pas un candidat autorisé mais il est un candidat libre"."Je pense qu'il ne sera pas là pour faire de la figuration ni servir de supplétif", a prévenu Rama Yade.
ENVIRONNEMENT – Nathalie Kosciusko-Morizet dans 20 minutes: Alors que la crise nucléaire au Japon a ravivé le débat sur le nucléaire, la ministre de l'Ecologie estime qu'"on ne peut pas remplacer tout le nucléaire par des énergies renouvelables, c'est impossible. Chaque énergie porte ses inconvénients, et selon moi, il n'y a qu'une bonne énergie, c'est celle qu'on ne consomme pas." Pour pouvoir la réduire, "vous allez voir apparaître des étiquettes environnementales, qui donneront des indications sur l'impact environnemental du produit", informe Nathalie Kosciusko-Morizet. Quant au débat montant sur les gaz de schiste elle regrette que des autorisations d'exploration aient été délivrées et se dit "très réservée (…) en raison de la technique de fracturation hydraulique, très risquée pour l'environnement."

Rama Yade quitte l'UMP comme Jean-Louis Borloo

Présidentielle : le PCF se range derrière Mélenchon

C'était un secret mal gardé depuis janvier, c'est désormais la ligne officielle : la direction nationale du PCF soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) à la présidentielle de 2012. L'annonce a été faite par le secrétaire national Pierre Laurent, le même qui voulait attendre le résultat des élections cantonales avant de donner un blanc-seing à l'ancien socialiste.
Dans son rapport devant le Conseil national (le parlement du parti) à huis clos que s'est procuré l'AFP, Pierre Laurent explique: «je pense que la candidature de Jean-Luc Mélenchon peut être envisagée par notre parti dans le cadre d'un accord d'ensemble avec nos partenaires» du Front de gauche, dont le Parti de gauche de Mélenchon fait partie.

La candidature de l'ex-socialiste et eurodéputé «est, à l'étape actuelle de ma réflexion, celle qui me paraît être la plus susceptible de nous permettre de franchir un cap dans nos objectifs», poursuit le n°1 du PC. Début janvier déjà, le Monde révélait un document dans lequel la direction du parti communiste misait sur «une candidature porteuse de rassemblement». Surtout, elle ne mentionnait aucune autre candidature.

Il faut remonter à 1974 et le «programme commun» avec le PS de
, pour trouver une présidentielle sans candidat PCF, mais la route est encore longue pour Jean-Luc Mélenchon : après la conférence nationale des délégués PCF des 4 et 5 juin, ce sera aux militants de décider par un vote du 16 au 18 juin.

L'autre prétendant à l'investiture du Front de gauche, le député PCF André Chassaigne, a assuré qu'il ne se présenterait pas devant les militants si Mélenchon était choisi par la conférence nationale dans un «vrai processus démocratique». Restent
et Emmanuel Dang Tran, qui militent eux pour un candidat issu du seul Parti communiste.http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/presidentielle-le-pcf-se-range-derriere-melenchon-08-04-2011-1399491.php
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Jean-Louis Borloo quitte l'UMP et évoque sa candidature pour 2012

Il a fait sécession. Le président du parti radical, Jean-Louis Borloo, a annoncé jeudi sur France 2 son départ et celui de sa formation de l'UMP, le parti présidentiel avec lequel il avait déjà pris ses distances après avoir quitté le gouvernement puis dans la foulée la vice-présidence de l'UMP
"Le parti radical va proposer, a proposé d'organiser l'aile sociale, l'aile humaniste de la majorité", a expliqué l'ancien ministre de l'Ecologie, lors de l'émission "A vous de juger", en citant les centristes du Nouveau centre, les gaullistes sociaux et les écologistes. Le parti radical était un des partis fondateurs de l'UMP.
"On va organiser cette formation politique avant l'été, évidemment, c'est à l'extérieur de l'UMP et par voie de conséquence, nous allons, je quitte l'UMP", a ajouté Jean-Louis Borloo. "Cela sera soumis au congrès du parti radical les 14 et 15 mai. Mais vous pouvez considérer qu'il y a une nouvelle formation, une alliance républicaine", a-t-il dit.
"Je suis prêt"
Evidemment, qui dit émancipation du parti majoritaire, dit candidature indépendante pour 2012. Et là, la réponse de Jean-Louis Borloo est sans équivoque : "On a évidemment vocation à avoir un candidat" à la présidentielle", a-t-il expliqué à propos de la confédération des centres en cours de constitution. "Cela me paraît tout à fait normal, c'est sa vocation. Il faut bien qu'elle soit dans ce débat-là. Elle sera une alternative au PS et une alternative à l'UMP", a-t-il précisé.
Comme on lui demandait s'il était prêt à être le candidat de cette confédération, Jean-Louis Borloo, qui fêtait ce jeudi son 60e anniversaire, a lancé: "Je suis prêt". Mais, a-t-il ajouté aussitôt, "cela se fera collectivement avec un certain nombre d'amis". "Oui, on va le faire. On va le faire de manière responsable, ce n'est pas une combine politicienne", a-t-il ajouté. L'ancien ministre de l'Ecologie a affirmé "adorer les causes et", a-t-il dit, "la France est une grande cause". "Si mes amis le souhaitent et s'ils pensent que c'est moi qui doit plutôt l'incarner. Alors, j'aurais à prendre ma décision personnelle", a-t-il expliqué. "Je sais à quoi cela engage et je garderai en dernier ressort ma décision parce qu'elle est lourde, parce qu'elle est grave, parce qu'on est pas dans un jeu de rôle politique. On parle de la France et des Français".

jeudi 7 avril 2011

Borloo devrait annoncer ce soir son départ de l’UMP

Le radical Jean-Louis Borloo, figure emblématique de la confédération centriste en gestation, devrait annoncer ce jeudi soir son départ de l’UMP lors de l’émission « A vous de juger » sur France 2. Une nouvelle qui pourrait bien changer la donne dans la perspective de la présidentielle de 2012.
« L’intérêt pour Jean-Louis d’avoir un temps d’antenne aussi long devant les Français, c’est de parler du fond », explique son lieutenant Laurent Hénart, peu avant ce grand oral télévisuel.
Un départ annoncé
« Il a été huit ans ministre et personne n’a pu le prendre en défaut de solidarité gouvernementale. Maintenant il a envie de s’exprimer sur l’état de la France et donner ses priorités », ajoute le député et numéro deux du Parti radical (PR).
Selon ses proches, Jean-Louis Borloo devrait annoncer qu’il quitte l’UMP confirmant sa prise de distance des derniers mois avec le parti présidentiel.
Depuis le remaniement de novembre, quand Nicolas Sarkozy lui a préféré François Fillon à Matignon, il s’est clairement démarqué du virage à droite de l’UMP.
Le candidat du centre-droit en 2012
Dans son entourage, nombreux sont ceux qui le poussent à incarner, à côté de l’UMP, une candidature de centre-droit en 2012.
Vingt députés radicaux l’ont une nouvelle fois évoquée mercredi autour de M. Borloo. Et certains n’ont pas manqué de lui rappeler que pour « beaucoup de gens au parti, un départ de l’UMP n’a de sens que s’il s’accompagne d’une candidature à la présidentielle ».
Le premier d’une longue série ?
Au centre-droit on œuvre activement à la création d’une confédération. Jean-Louis Borloo en est l’une des figures de proue aux côtés d’Hervé Morin (Nouveau Centre), Jean-Marie Bockel (Gauche Moderne) et Jean Arthuis (Alliance Centriste).
Plusieurs centristes de l’UMP, comme Pierre Mehaignerie et Marc-Philippe Daubresse, participent régulièrement aux travaux et « beaucoup d’autres sont prêts à franchir le rubicon », assure un proche de l’ex-ministre de l’Ecologie.
Cette volonté d’émancipation vis-à-vis de l’UMP, qui pourrait être entérinée par les militants radicaux lors d’un congrés extraordinaire mi-mai, ne fait pas l’unanimité.
Inquiétude à l’Elysée
A l’Elysée, on s’inquiète de la volonté d’autonomie de Jean-Louis Borloo et d’une éventuelle candidature centriste qui pourrait fragiliser celle de Nicolas Sarkozy.
Au lendemain des cantonales, le chef de l’Etat avait mis en garde ceux qui « voudraient mettre en cause l’unité de la famille » ce qui ne l’a pas empêché mardi de couver M. Borloo d’attentions lors d’un déplacement en province.
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Les petites phrases du jour 07/04/2011

IMMIGRATION – Dominique Voynet sur Canal +: La sénatrice-maire EELV de Montreuil a qualifié Claude Guéant, qui a annoncé vouloir réduire l'immigration légale dans une interview du Figaro à paraître vendredi, de "ministre de l'Intérieur aussi inquiétant que pathétique. On a besoin des immigrés, mais il n'est pas sûr qu'on ait besoin de Claude Guéant", a déclaré Dominique Voynet. "Il était un préfet respecté par tout le monde, il est devenu un ministre de l'Intérieur aussi inquiétant que pathétique dans cette succession de petites phrases qui flattent les plus bas instincts et l'électorat d'extrême droite", a taclé l'ex-ministre. "Trop de musulmans, nous dit Claude Guéant et puis trop d'immigrés. Franchement est-ce qu'on se pose la question de savoir quel est le bon nombre de catholiques ou le bon nombre de juifs ou le bon nombre de protestants ?", s'est insurgée l'ex-candidate à la présidentielle.
ELYSEE 2012 – François Bayrou dans Le Figaro: Le président du Modem estime l'état politique de la France déplorable: "Jamais je n'ai ressenti une telle ambiance de décomposition et de division du pays", a-t-il déclaré dans une interview donnée au Figaro. Pour lui la réponse à cette crise politique est de "rassembler et donner du sens." Il veut se démarquer des autres centristes tels Jean-Louis Borloo ou Hervé Morin qu'il considère trop dépendants de l'UMP: "Pour que le centre trouve sa force, il faut reconnaître que le centre est indépendant de la droite et de la gauche, que son projet est différent (…) accepter le principe 'un candidat et un seul en 2012'." Il revendique donc sa totale indépendance vis-à-vis du pouvoir et sa priorité pour 2012 est de donner à la France "non pas un projet de parti mais un projet de pays." Il approuve certaines idées du projet du Parti socialiste mais est "en profond désaccord sur deux points: tous les problèmes du pays sont renvoyés à la dépense publique – allocations pour les jeunes, recrutement public (…) Et ensuite ce qui manque, c'est la vision d'un pays actif (…) L'avenir du pays ne peut pas être l'assistance généralisée" a estimé François Bayrou.
IMMIGRATION – Laurent Fabius sur i-Télé: L'ex-Premier ministre socialiste a dénoncé "le double jeu" de Nicolas Sarkozy qui dans le même temps rend hommage à Aimé Césaire et ordonne à "son éminence grise" Claude Guéant "d'aller encore plus loin que d'habitude dans l'attaque contre les immigrés". a déclaré Laurent Fabius. "Maintenant ce n'est pas simplement l'immigration illégale qu'il faut pourfendre, et dont M. Guéant ferait mieux de s'occuper, mais c'est l'immigration légale", a-t-il déploré. "Ce qui me choque, c'est ce permanent double jeu", du chef de l'Etat qui "donne un visage en apparence avenant et fait donner la garde prétorienne pour essayer de rallier les électeurs de l'extrême droite", a poursuivi le député de Seine-Maritime.
ELYSÉE 2012 - Jean-Marie Bockel sur Europe 1: L'ancien "ministre d'ouverture" et sénateur du Haut-Rhin prépare les statuts du centre avec Jean-Louis Borloo en vue de l'élection présidentielle. Le projet du centre sera "de rassembler, et d'être clairement distinct de l'UMP, il sera porteur d'un projet et donc forcément d'un candidat", a déclaré Jean-Marie Bockel. "Les formations politiques qui constituent la démarche seront clairement sortis de l'UMP", a-t-il affirmé. Selon Jean-Marie Bockel, Jean-Louis Borloo est "un leader naturel, chaque fois qu'il s'est engagé que ce soit sur le politique de la ville, la cohésion sociale, le Grenelle de l'environnement (…) il est allé jusqu'au bout, il a l'étoffe" d'un candidat à la présidence. Pour le sénateur du Haut-Rhin, ce qui rassemblera le centre, "c'est la droitisation de l'UMP. Ce n'est pas en clivant les français et en ayant une stratégie de tension que l'on pourra les rassurer."
IMMIGRATION – Georges Tron, sur i-Télé: Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique a estimé jeudi que la proposition du ministre de l'Intérieur Claude Guéant de réduire l'immigration légale n'avait "rien d'agressif", contrairement au "discours d'exclusion" du Front national. "Dans les propos de Claude Guéant, on peut être d'accord ou ne pas être d'accord, on ne notera rien qui soit fondamentalement agressif à l'égard de l'autre", a affirmé Georges Tron. Pour lui, "c'est une erreur de penser que le discours de Claude Guéant est le discours de Marine Le Pen". La présidente du FN, a-t-il estimé, tient "un discours d'une toute autre nature, qui lui est fondamentalement un discours d'exclusion, ce qui n'est pas le cas de Claude Guéant".
HAUTS-DE-SEINE –Isabelle Balkany dans Le Parisien: Isabelle Balkany réagit pour la première fois depuis sa défaite aux élections cantonales: "J'ai tourné la page et maintenant cela va beaucoup mieux", confie-t-elle au Parisien. Elle désire désormais se consacrer entièrement à son poste de première adjointe à la mairie de Levallois. "Le conseil général, c'est fini, je ne me représenterai plus. Cela faisait deux ans, j'ai donné", explique celle qui a été battue au second tour de l'élection par Arnaud de Courson. Le soir de sa défaite, aucun appel de la part de son ami le président de la République. L'élue de Levallois en a été meurtrie selon ses proches. Mais la principale intéressée déclare ne pas s'en souvenir. " J'ai eu Nicolas au téléphone la semaine dernière, il a eu des mots affectueux. Il n'y a pas l'ombre d'un problème entre nous. Je reste son amie évidemment. Je le connais depuis longtemps."
ELYSÉE 2012 - Jean-Louis Borloo dans Le Parisien: L'élection présidentielle est dans toutes les têtes. Ira, ira pas, chacun y va de sa petite phrase. Hier, Jean-Louis Borloo a confié, aux députés du Parti radical réunis à l'Assemblée qu'il voulait se présenter."J'ai envie d'y aller! Il y a un chemin. Bayrou a commencé à exister quand il a développé un projet." Une candidature qui ne serait pas du goût de tout le monde. Ses détracteurs en doutent; Sarkozy n'y croit pas." Les centristes se sont fait ratatiner aux cantonales. Et puis, il ne veut pas faire perdre son camp", lance un conseiller de l'Elysée.


"Borloo est un leader naturel

par Europe1fr

Présidentielle 2012 : Hulot se lance le 13 avril

Il y va. Après avoir consulté une dernière fois ses proches en début de semaine, Nicolas Hulot a décidé de se présenter à l'élection présidentielle. Selon nos informations, il fera sa déclaration mercredi prochain dans la matinée depuis Sevran (Saine-Saint-Denis). Dans la foulée, l'animateur d'Ushuaïa fera le 20 heures de France 2 pour expliquer sa démarche aux Français. Cela fait plusieurs mois que Hulot réfléchit à être candidat. En 2007, après avoir longuement hésité, il ne s'était finalement pas déclaré.
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http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/presidentielle-2012-hulot-se-lance-le-13-avril-07-04-2011-1397809.php

François Bayrou s'en prend au projet socialiste pour 2012

Relativement absent sur le débat sur la laïcité, François Bayrou profite du projet PS pour revenir au devant. Dans un entretien au Figaro à paraître jeudi, le Président du Mouvement démocrate affirme à propos du projet socialiste pour la présidentielle que "l'avenir du pays ne peut pas être dans l'assistance généralisée"
Sans enfoncer complètement le texte présenté par Martine Aubry, le patron des centristes n'en est pas moins assez critique : "Il y a dans ce texte des idées que j'approuve et défends, notamment sur l'investissement des entreprises ou les institutions", assure l'ancien candidat à la présidentielle à propos du projet du PS pour 2012, tout en pointant "deux points de profond désaccord". "Tous les problèmes du pays sont renvoyés à la dépense publique: allocation pour tous les jeunes, emplois d'avenir, recrutements publics, recours à l'impôt pour de nouvelles dépenses. J'ai l'impression de retrouver le jugement de Frédéric Bastiat: 'La grande fiction qui fait que tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde", ajoute-t-il.

"Ensuite, ce qui manque, c'est la vision d'un pays actif, volontaire, qui préfère que les gens s'en tirent par eux-mêmes, qui choisit de mobiliser ses forces propres: la création, l'innovation, la recherche", poursuit M. Bayrou en expliquant que "l'avenir du pays ne peut pas être l'assistance généralisée".
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mercredi 6 avril 2011

Copé attaque les primaires du PS

Pas de temps à perdre pour Jean-François Copé. Au lendemain du débat sur la laïcité, le secrétaire général de l’UMP a annoncé ce matin en bureau politique son nouveau cheval de bataille : le programme du parti socialiste - «projet d’un autre temps qui est à l’opposé du courage politique» juge-t-il -, et surtout, la question de la légalité constitutionnelle des primaires
Sur ce point, le député-maire de Meaux met les pieds dans le plat : «On ne remet pas en cause le principe de cette primaire, mais la légitimité des modalités d’organisation», estime-t-il. Pour choisir qui sera la candidat du PS en 2012, le parti de a en effet décidé des primaires ouvertes à tous les électeurs, organisées en deux tours les dimanche 9 et 16 octobre. Des milliers de bureaux de vote seront répartis dans la France et les votants auront à s’acquitter d’une participation aux frais d’organisation de 1 € minimum et de signer une charte d’adhésion aux valeurs de la gauche.
«Autrement dit, cela revient à dire que le Parti socialiste va bénéficier des fichiers électoraux de toutes les mairies pour se constituer au final un fichier de militants», s’emporte Copé. «C’est du flicage !», a même lancé devant l’ensemble du bureau politique le député Lionel Lucas. «Le question du fichier est préoccupante. Compte-tenu de l’histoire de notre pays, ça peut même poser problème...», souligne, non sans malice, le patron de l’UMP. «Et que n’aurait-on dit si ça avait été l’UMP qui avait préparé une telle initiative ?», ajoute-t-il, encore meurtri par les attaques dont il a été la cible au cours du débat sur la laïcité.
«Nous allons donc nous pencher très sérieusement sur la légalité de ces primaires», affirme-t-il d’un ton menaçant, tout en posant la question de l’intégration dans les comptes de campagne de cette primaire au futur candidat du PS en 2012.http://www.leparisien.fr/politique/cope-attaque-les-primaires-du-ps-06-04-2011-1396298.php
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Les petites phrases du jour 06/04/2011

PROJET PS: Michel Rocard dans Le Parisien: L'ancien Premier ministre est globalement satisfait du projet qu'a présenté le Parti socialiste pour 2012: "Ce projet me paraît d'intention raisonnable et a un souci de faisabilité", a-t-il déclaré. Mais il estime que le PS doit faire des efforts en matière d'écologie: "Il y a encore du travail à faire. Notamment pour incorporer mieux les exigences actuelles de l'écologie. On est écolo compatibles, mais on n'est pas écolos complets." Il souligne également la contradiction écologique que pourrait provoquer la sortie du nucléaire: "Si l'alternative est le tout-charbon et le tout-pétrole, alors le monde court un grand danger avec l'accélération du réchauffement climatique".
COTE D'IVOIRE – Alain Juppé sur France Info: Pour le ministre des Affaires étrangères, les "conditions" du départ de Laurent Gbagbo sont "la seule chose qui reste à négocier" après l'effondrement du régime du président sortant ivoirien. "Nous avons demandé à l'Onu de lui garantir son intégrité physique, ainsi qu'à sa famille (...) et d'organiser les conditions de son départ. C'est la seule chose qui reste à négocier désormais", a déclaré le ministre. "J'espère que la persuasion va finir par l'emporter et qu'on évitera de reprendre des opérations militaires", a ajouté le ministre, en dénonçant un "entêtement absurde". "Gbagbo n'a désormais plus aucune perspective, tout le monde l'a lâché", a constaté Alain Juppé. "La première chose à faire c’est le pardon pour tous ceux qui se sont fourvoyé, la réconciliation nationale, la constitution d’un gouvernement d’union nationale" a-t-il ajouté.
DEBAT LAÏCITE – Laurent Wauquiez sur Canal +: Le ministre des Affaires européennes Laurent Wauquiez a estimé que la convention de l'UMP sur la laïcité et l'islam organisée la veille avait été "un bon exercice" avec "des propositions concrètes" et que désormais l'heure était à "l'union" de la majorité."L'UMP est meilleure quand elle fait des propositions concrètes plutôt que quand on a des débats qui s'étirent en longueur. Hier c'était bien, parce que c'était cadré, parce qu'il y avait des propositions qui étaient opérationnelles, notamment sur les services publics", a déclaré Laurent Wauquiez, qui a participé à la convention. "On a tous maintenant un devoir, c'est de rajouter de l'union à l'union" et "pas de la division à la division". "Ca vaut pour moi, ça vaut pour l'UMP, ça vaut pour François Fillon, ça vaut pour tout le monde", a-t-il dit.
SANTE – Xavier Bertrand sur I-télé: Le ministre de la Santé a indiqué qu'il entendait "rétablir la confiance" du corps médical, à la veille de l'ouverture des négociations conventionnelles entre l'assurance maladie et les médecins libéraux. Le ministre a relevé que les médecins étaient "une des catégories sociales qui se pose le plus de questions sur son avenir" et a souligné qu'il entendait "dégager l'horizon d'un système de santé dans lequel il y ait davantage de médecins dans les années qui viennent et qui se sentent bien et en confiance. Le rétablissement de la confiance passe par cette rencontre demain entre l'assurance maladie et les médecins", a-t-il ajouté. Concernant la question de la démographie médicale, Xavier Bertrand a souligné qu'il voulait qu'il y ait "des médecins partout sur le territoire, que ce soit à la campagne, mais aussi dans certains quartiers difficiles". Il a également indiqué qu'une convention serait signée avec les ministères de la Justice et de l'Intérieur "au mois d'avril" pour faire face aux problèmes d'insécurité.
http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Ils-l-ont-dit-mercredi-6-avril-295327?from=bloc2012

Côte d’Ivoire : "L’entêtement de Gbagbo est... par FranceInfo

Primaires EELV: Trop tôt pour Hulot?

Nicolas Hulot n'aurait pas fait mystère de sa déception. "Si c'est comme ça, la primaire vous la ferez sans moi", aurait-il écrit dans un texto à Eva Joly et Cécile Duflot, selon une indiscrétion d'Europe 1. Il voulait des primaires en septembre; Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a choisi dimanche le mois de juin. Un peu tôt pour un Nicolas Hulot qui n’est toujours pas officiellement candidat. Parmi ses soutiens, Pascal Durand, joint par leJDD.fr, ne veut pas commenter la décision du Conseil fédéral. "Je pense qu’il faut prendre un peu de temps. Différents signaux ont été envoyés, il faut les analyser", affirme celui qui aurait préféré "laisser la place au débat". Une chose est sûre: Nicolas Hulot n’aura pas vraiment le temps de la réflexion.
La suspicion d’une volonté d’évincer l’animateur de TF1 plane chez ses soutiens. "On ne peut pas avoir fait tout ça depuis des années pour arriver à un parti qui se regarde le nombril", tempête l’eurodéputé Jean-Paul Besset, selon l’AFP. D’autres dénoncent la confusion que risquent d’instaurer des primaires en juin, alors que EELV doit tenir son congrès peu avant. Cécile Duflot a tenté de calmer le jeu lundi en démentant, sur Twitter, le texto rageur de Hulot: "Pas une information car faux. En même temps, ça me rassure sur l'espionnage dont je ferais l'objet!", a-t-elle lancé à l'adresse des journalistes d'Europe 1. Du côté des amis d’Eva Joly, on avance ses propres arguments.

Eviter la concurrence du PS

A l’automne, les candidats écologistes auraient eu à affronter la concurrence médiatique des primaires du Parti socialiste. Et pour Jean-Vincent Placé, numéro deux du parti, le choix du mois de juin n’exclut pas forcément Nicolas Hulot. "Il faut qu’il participe à ce débat", a-t-il plaidé, assurant que le vote n’était pas un acte de "défiance contre lui".
Il n’en demeure pas moins que le très populaire Nicolas Hulot a pour lui des sondages extrêmement favorables. Deux tiers des sympathisants écologistes le préfèrent à Eva Joly comme candidat à la présidentielle, selon une enquête Ifop pour Sud Ouest Dimanche réalisée auprès de 1.016 personnes entre le 31 mars et le 1er avril. Nicolas Hulot devrait se déclarer à la mi-avril. Certains craignent d’ailleurs qu’il ne se présente en dehors du parti. Un scénario catastrophe pour EELV.
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mardi 5 avril 2011

Pour Fillon, le projet du PS est «un programme d'anesthésie nationale»

François Fillon, le premier minstre a dénoncé le projet du PS pour la présidentielle de 2012 lors de la réunion hebdomadaire, à huis clos, des députés UMP à l'Assemblée nationale.
«Il s'agit d'un programme d'anesthésie nationale, un condensé de démagogie sociale et de mesures contre la croissance», a lancé le Premier ministre, selon des participants à cette réunion.

A ses côtés, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a lui raillé «un projet du siècle précédent».
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http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/pour-fillon-le-projet-du-ps-est-un-programme-d-anesthesie-nationale-05-04-2011-1394688.php

Les petites phrases du jour 05/04/2011

PROJET SOCIALISTE: Benoît Hamon, sur France Info: Le porte-parole du PS insiste sur la priorité à l'investissement dans le projet socialiste pour 2012. "Nous avons besoin que le pays se redresse économiquement. C’est pourquoi nous donnerons la priorité à l'investissement", explique Benoît Hamon. Dès le retour de la gauche au pouvoir, "si elles réinvestissent, les impôts des sociétés baisseront. Si elles le redistribuent en dividendes, elles paieront plus d’impôts", explique le porte-parole du PS. Le retour du gagnant-gagnant?
"Ceux qui peuvent le plus, paieront le plus" expose Benoît Hamon."Les mesures sur la pénalisation des licenciements boursiers, voire leur interdiction, seront aussi dans notre projet", poursuit-il. S’agissant des banques, "nous pratiquerons une surtaxe sur l'impôt sur les bénéfices des banques, pour que cela finance demain les retraites (…) Les profits considérables, colossaux,liés aux marchés financiers (devront servir) l'intérêt général, la solidarité, la redistribution des richesses, les services publics", dévoile Benoît Hamon.

PROJET SOCIALISTE: Jean-François Copé, sur Europe 1: Le patron de l’UMP aurait "adoré" que la presse dont les commentaires qualifient le projet socialiste de "raisonnable, réaliste et crédible" "trouve les mêmes mots pour qualifier le débat sur la laïcité dans lequel je mets au défi de trouver quelque chose de choquant". Il a qualifié le projet du Parti socialiste " d'une extrême faiblesse, puisqu'il date du siècle dernier." "Martine Aubry, François Hollande et d’autres, des gens qui étaient sous Jospin (…), ont sorti du congélateur ce qui avait fait, à l’époque, l’échec de la gauche: les emplois jeunes et quelques mesures qui coûtent cher aux contribuables", a fustigé le chef de file de la majorité.
ELYSEE 2012: Brice Hortefeux, dans Le Figaro: L'ex-ministre de l'Intérieur minimise le résultat des élections cantonales: "Sur 1900 cantons nous n'en avons perdu qu'1,5%." Alors que le débat sur la laïcité fait rage, et que certains membres de l'UMP auraient préféré un débat sur les questions sociales, Brice Hortefeux vante le bilan de quatre années de mandat de Nicolas Sarkozy qui selon lui: "ont été caractérisées par un mouvement de modernisation sans précédent. Création du service minimum dans le service public, nouvelle carte judiciaire (...) non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux en rupture avec une habitude pernicieuse de création sans fin d'emplois publics (...) Le bilan est considérable." Quant aux querelles internes de l'UMP, il admet que "la division, la suspicion, la mobilisation" sont "les ingrédients de l'échec en 2012". Mais il estime que le PS ou le FN sont ceux "qui posent les problèmes", que l'UMP se chargerait de régler. Il résume le projet du Parti socialiste en trois mots: "nostalgie, idéologie, gabegie."
HAUSSE DES TARIFS DE L'ENERGIE - Christian Estrosi, sur RMC: Le député UMP dénonce les inégalités fiscales que subissent les PME en France. Il a déclaré au micro de Jean-Jacques Bourdin être "choqué que ce soient des grands groupes pétroliers comme Total, qui dégagent le plus de bénéfices en 2010 avec plus de 10 milliards d'euros, qui ne paient pas d'impôts sur les société en France, alors que n'importe quelle PME française est soumise de 22% à 33% d'impôts." Alors que les Français "sont malheureux, ont besoin de pouvoir d'achats, ne prennent plus leur voiture car le carburant coûte trop cher, pourquoi ne dit-on pas à Total qui génère 32% de profits, d'en redistribuer une part pour alléger le prix à la pompe?" s'interroge Christian Estrosi. Le député a fait une demande de commission parlementaire sur les raisons des profits qui ne sont pas redistribués par les grandes entreprises telles que Total. "Je veux que nous puissions y voir toute la transparence nécessaire sur le sujet. Je veux plus de justice. Je veux comprendre pourquoi une PME est soumise à 22% d'impôts quand une entreprise du CAC40 sur 4 ne l'est pas", a-t-il ajouté.
PROPOS DE CLAUDE GUEANT - Benoist Apparu, sur i-Télé: Le secrétaire d'Etat au Logement a accusé le PS d'utiliser Claude Guéant comme "bouc émissaire par rapport au Front national", les déclarations controversées du ministre de l'Intérieur liées au débat sur la laïcité relevant, à ses yeux, du simple "constat". Interrogé sur les vives critiques de l'opposition contre des propos de M. Guéant lundi à Nantes, Benoist Apparu a estimé qu'"aujourd'hui, le PS essaie de se refaire bon dos sur Claude Guéant" dont il veut faire "le bouc émissaire par rapport au Front national".
ELYSEE 2012 - Martine Aubry, au siège du PS: La patronne du PS Martine Aubry, toujours attentive à ne rien dévoiler sur ses intentions pour la primaire, a lâché deux petites phrases sur son éventuelle candidature, en arrivant au siège du PS où se tient un bureau national consacré au projet."On n'est pas candidat pour le PS si on ne défend pas le projet des socialistes, personne n'est obligé d'être candidat du PS", commence-t-elle."Et moi, jusqu'au bout j'ai une obligation, en plus de celle de pouvoir me présenter, c'est d'aller vers le rassemblement de la gauche, de faire gagner un homme ou une femme de gauche, donc j'irai jusqu'au bout", poursuit-elle.Une journaliste lui fait alors remarquer que François Hollande a mis le thème de la jeunesse au centre de sa campagne et lui demande sur quel aspect elle mettra l'accent si elle est candidate."Je vous le dirai quand je serai candidate", a répondu Martine Aubry.

"Le programme PS date du siècle dernier" par Europe1fr

Dans les coulisses du programme du PS

La patronne du PS en avait assez de "l’eau tiède, des textes en l’air". "Un texte ambitieux et sérieux, une plume qui parte des Français", telles étaient les consignes de la patronne. "Pour que les socialistes défendent bien le projet, il fallait qu’ils s’y retrouvent et qu’ils y soient associés", reconnaît Bachelay.
Pour discuter du projet, Aubry a créé au début de l’année une nouvelle instance, le conseil politique, qui réunit de Hollande à Royal en passant par Fabius, Delanoë, Hamon, Emmanuelli, Montebourg, Moscovici, Valls, les quinze principaux dirigeants du PS. Bachelay est allé les voir en tête à tête dans leur bureau. Et tous ont été sensibles à cette attention. Le secrétaire national à l’industrie a choisi de rencontrer deux autres personnalités: Pierre Mauroy, qui, en 2002, s’était ému qu’il n’y ait pas le mot "ouvrier" dans le programme présidentiel. Bachelay a également passé deux heures avec Lionel Jospin sur l’état de la France, la caractérisation du sarkozysme, la réorientation européenne et la mondialisation ainsi que la démocratie. L’ancien Premier ministre avait sorti sa plus belle plume pour plancher sur ces questions, ses fiches étaient prêtes.

"L’ambiance était bonne, assez détendue, très studieuse"

Gilles Finchelstein, penseur et plume de DSK, a aussi été consulté et il a apprécié: "La cheville ouvrière du texte, Guillaume Bachelay a veillé à l’état d’esprit positif." "Ce qui nous était demandé était que le texte soit novateur et acceptable par tous", souligne Alain Bergounioux, autre plume du texte, rompu à l’exercice, puisqu’il avait écrit le projet du PS en 2001 avec Martine Aubry. Les mardis matin de 9 heures à 13 heures, Aubry a réuni son conseil politique: une séance sur le cadrage politique, une sur l’architecture générale du texte, une sur le financement et le "cadrage macroéconomique" exposé notamment par le "hollandais" Michel Sapin et l’aubryste Jean- Marc Germain, enfin une sur les mesures phares. Rien ou presque n’a filtré.
"On sent qu’on en envie de gagner", s’amuse un dirigeant. "L’esprit a été bon, sérieux, il fallait qu’on apprenne à se parler, c’était de bon niveau, ça pourrait être le gouvernement du pays", note Moscovici. "L’ambiance était bonne, assez détendue, très studieuse", relève un royaliste. Le mardi soir, les rapporteurs se réunissaient, triaient dans les multiples propositions issues des conventions du PS ou des forums des idées. Martine Aubry a relu ellemême jusqu’à la dernière minute, aidée par Jean-Marc Germain, sa plume et directeur de cabinet. Elle a trouvé le titre, hier. Aubry finira cet après-midi d’arbitrer les vingt mesures phares. Le texte sera transmis demain au conseil politique et mardi matin au bureau national.
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lundi 4 avril 2011

Affaire Tapie : le PS pose 4 questions à Lagarde et attend ses réponses

Dans l'affrontement juridico-médiatique entre le PS et Christine Lagarde, on entre désormais dans les détails techniques. Le porte-parole du PS Benoît Hamon a déclaré lundi que son parti avait quatre questions à poser à la ministre de l'Economie Christine Lagarde sur son rôle dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais, alors que les députés socialistes ont demandé la saisine de la Cour de Justice de la République.
"- Pourquoi la ministre de l'Economie a-t-elle choisi d'abandonner la procédure judiciaire normale ?
- Pourquoi a-t-elle reconnu la responsabilité du CDR (Consortium de réalisation, gérant le passif de la banque) vis-à-vis de
Bernard Tapie ?
- Pourquoi a-t-elle accepté le montant des indemnités exorbitant ?
- Pourquoi n'a-t-elle pas saisi le Parlement comme la loi le lui imposait
?", a-t-il énuméré.

"Nous soupçonnons que le contribuable a été particulièrement lésé dans cette affaire", a-t-il ajouté. Les députés socialiste accusent Christine Lagarde d'"abus d'autorité", contestant notamment le choix Christine de Lagarde d'avoir recouru à un tribunal arbitral plutôt que de s'en remettre à une Cour d'appel pour régler l'affaire Tapie.


Lagarde "indignée personnellement"
La ministre de l'Economie s'était engagée peu avant, lundi matin, à communiquer à la justice "tout ce qui est en (sa) possession" sur le règlement de l'affaire. Assurant que son "action est constamment et sans exception guidée par l'intérêt général", Christine Lagarde a affirmé avoir déjà "communiqué toutes les informations, tous les documents, répondu à toutes les questions y compris devant la Commission des finances" de l'Assemblée. La ministre de l'Economie s'est dite aussi "parfaitement sereine en face d'accusations sans aucun fondement, fausses et sans preuves", se disant "indignée personnellement par le processus". Elle avait déjà fait savoir samedi qu'elle envisageait de poursuivre en justice les députés socialistes
Après des années de bataille judiciaire sur fond d'affaire Adidas, le tribunal arbitral a condamné en 2008 le CDR du Crédit lyonnais à verser 285 millions d'euros de réparations à Bernard Tapie, dont 45 millions pour le seul préjudice moral.

Les petites phrases du jour 04/04/2011

ANGLAIS - Luc Chatel, sur i-Télé: Le niveau d'anglais des Français constitue "une vraie faiblesse de notre pays", a estimé lundi le ministre de l'Education nationale Luc Chatel, au jour de la création d'un "comité stratégique" destiné à "réinventer" l'enseignement de cette langue, notamment chez les tout-petits. "C'est effectivement une vraie faiblesse de notre pays, nous ne sommes pas bons en anglais", a constaté le ministre dans un entretien diffusé sur i-Télé. "Ce n'est pas le problème du nombre d'heures", a-t-il estimé, en soulignant qu'"un lycéen qui présente le baccalauréat a eu 1.000 heures d'anglais dans sa scolarité". "Le sujet, c'est de savoir ce qu'on fait pendant ces 1.000 heures et comment on les répartit tout au long de la scolarité", a-t-il ajouté.
LAÏCITE - Claude Guéant,dans Ouest-France: Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant assure que "la loi de 1905 ne sera pas modifiée", dans une interview au quotidien régional Ouest-France paru lundi. "D'ores et déjà, je peux dire que la loi de 1905" -sur la séparation des Eglises et de l'Etat- "ne sera pas modifiée", a affirmé Claude Guéant, à la veille du débat controversé sur la laïcité voulu par l'UMP. "Je poursuis un double-objectif: rappeler l'importance de la laïcité, sa réalité, ses conséquences et décrisper les relations entre les différentes composantes de notre société", poursuit le ministre, en déplacement en Loire-Atlantique lundi.
RIO-PARIS - Nathalie Kosciusko-Morizet,sur France Inter: "Une grande part de l'avion d'Air France", qui s'est abîmé au large du Brésil le 1er juin 2009 faisant 228 morts, a été localisée, a indiqué lundi Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre des Transports, sur France Inter. "C'est une part importante de l'avion, en une pièce", qui a été localisée, a a indiqué la ministre. Grâce à cette découverte, les enquêteurs, qui ont annoncé cette découverte dimanche soir, ont "espoir de localiser rapidement les boîtes noires" de l'appareil, a ajouté la ministre.
PROJET SOCIALISTE - Pierre Moscovici sur RMC: Après que des mesures du projet socialiste pour 2012 aient été dévoilées, le député PS a tenu à préciser que "nous ne parlons pas du texte, que personne n'a. Ce ne sont pas les mesures du projet final, j'insiste." Il tient à dire que que "ce texte n'est pas un ensemble de mesures. C'est un projet pour la France, c'est très différent. Il faut d'abord partir d'un diagnostic du pays. Le pays est en déclin dans une Europe elle-même menacée par la mondialisation. Ce que nous voulons faire à travers ce texte, c'est relancer la croissance de la France à travers l'innovation, deuxièmement retrouver de la justice, refaire une république vraiment exemplaire car elle a été démolie par Nicolas Sarkozy: c'est dans ce contexte là qu'il faut analyser les mesures. (…) Ce texte n'est pas un texte socialiste comme les autres parce que pour la première fois il dit comment on produit, comment on crée de la croissance et des richesses avant de la redistribuer," a-t-il ajouté.

Nathalie Kosciusko-Morizet par franceinter

F. Fillon plus populaire à droite que N. Sarkozy

dimanche 3 avril 2011

Les petites phrases du jour 03/04/2011

UNITE - Jean-Pierre Raffarin, Europe 1: L'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin a demandé dimanche sur Europe 1 à François Fillon d'afficher sa "loyauté" envers le président Nicolas Sarkozy, pour dissiper "le sentiment de divergence entre l'Elysée et Matignon" des derniers jours. Invité du Grand rendez-vous Europe1/Le Parisien Aujourd'hui en France, Jean-Pierre Raffarin a dit que "le principe de loyauté était le principe de Matignon". "Ce n'est pas le principe de précaution à Matignon qui compte", a-t-il déclaré à l'adresse du Premier ministre. Il s'est déclaré cependant "sûr que François Fillon aura à coeur d'afficher dans les jours qui viennent cette loyauté clairement". "Je sais que François Fillon le veut et le fera", a-t-il ajouté. "Le principe de loyauté est fondamental et François Fillon le sait", a-t-il affirmé.PROJET - Guillaume Bachelay, AFP:"Proposer aux Français une gauche ambitieuse et sérieuse sera au coeur du projet qui sera présenté mardi aux socialistes et aux Francais", a déclaré à l'AFP Guillaume Bachelay, auteur du projet socialiste pour 2012. "Pendant deux ans, le PS a beaucoup réfléchi et travaillé. Un tour de France, quatre conventions nationales, des forums des idées, mais aussi les travaux des secrétaires nationaux, les propositions de nos parlementaires et de nos élus locaux, les échanges avec les syndicats, les 'think tanks', des intellectuels et des entrepreneurs - un immense travail collectif a été mené", a-t-il ajouté.
PRIX DU GAZ - Eric Besson, Radio J: Le ministre de l'Energie Eric Besson a annoncé dimanche qu'il souhaitait un nouveau mode de calcul des tarifs du gaz "dans les semaines qui viennent", pour éviter une nouvelle hausse au 1er juillet dont le niveau serait "inacceptable" selon la formule actuelle. Invité de Radio J, M. Besson a souligné qu'avec le mode de calcul en vigueur actuellement, le tarif du gaz, en hausse de 5,2% depuis vendredi, risquait d'augmenter de nouveau de 7,5% au 1er juillet. "7,5%, c'est une estimation totalement provisoire et qu'il faudrait recalculer le moment venu (...) Je pense que c'est inacceptable et qu'il faut probablement réviser la formule de calcul", a déclaré le ministre. Il a indiqué avoir proposé au Premier ministre et au président de la République "de suspendre la formule actuelle et d'en adopter une nouvelle dans les semaines qui viennent", précisant que Matignon et l'Elysée devraient arbitrer "dans les jours qui viennent".
LAGARDE- Jean-Marc Ayrault, Europe 1: Jean-Marc Ayrault a dit dimanche que les députés socialistes avaient demandé la saisine de la Cour de justice de la République dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais, parce que la ministre de l'Economie Christine Lagarde "n'a pas respecté la loi". "On reproche à Christine Lagarde de ne pas avoir respecté la loi (...) Le Parlement aurait dû être saisi" pour donner "son autorisation" à la procédure du tribunal arbitral, a déclaré sur Europe 1 le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Il a affirmé que la saisine de la Cour de justice de la République était "la seule procédure qui permet d'obtenir la vérité que Christine Lagarde n'a jamais voulu nous donner".
2012 - Jean-François Copé, Le Parisien: Dans un entretien publié dimanche dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé estime que des "candidatures multiples" à droite à la présidentielle de 2012 seraient "suicidaires", et se montre solidaire d'une nouvelle candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle. "Il est capital, compte tenu de la difficulté de l'enjeu, que notre famille politique soit rassemblée autour de Nicolas Sarkozy. Il faut éviter à tout prix des candidatures multiples qui seraient suicidaires pour notre camp", insiste Jean-François Copé. Alors que selon un sondage Harris Interactive, François Fillon arrive en tête (57%), devant Nicolas Sarkozy (54%), des candidats que les électeurs de droite souhaiteraient voir concourir à la présidentielle de 2012, Jean-François Copé assure que le chef de l'Etat "est notre meilleur candidat".


Fillon doit "afficher sa loyauté&quot...
par Europe1fr

Le projet PS dans les grandes lignes

Toutes ces propositions, qui ne sont pas nouvelles, ont été énoncées lors des conventions et Forums du Parti socialiste en 2010. Le projet du Parti socialiste pour 2012 présenté mardi en Bureau national, devrait se décliner en une vingtaine à une trentaine de propositions phares. La touche finale doit être mise lundi par le Conseil politique des dirigeants du PS, mais Martine Aubry en a dévoilées certaines notamment samedi devant les jeunes socialistes.
EMPLOI/JEUNESSE:- créer 300.000 emplois d'avenir, nouvelle mouture des emplois-jeunes, "pour mettre le pied à l'étrier aux jeunes, rassurer les familles, rétablir la confiance et relancer l'économie", dans les domaines de l'innovation sociale et environnementale
- limiter la précarité "en supprimant les exonérations de cotisations aux entreprises abusant des CDD et de l'interim"
- encadrer les stages "pendant les études pour qu'ils soient rémunérés correctement et les proscrire après, pour qu'ils ne se substituent pas aux vrais contrats de travail"
- "parcours d'autonomie" pour les jeunes en formation avec une allocation d'études sous condition de ressources
- établir l'égalité des salaires entre femmes et hommes en cinq ans
EDUCATION:- rapprochement des grandes écoles et l'université pour "de meilleures  synergies"

ENTREPRISES:- Créer une "banque publique d'investissement", regroupant les moyens de la Caisse des dépôts et consignations, d'Oseo, du Fonds stratégique d'investissement et de la banque postale, déclinée en fonds régionaux pour financer les PME innovantes et prendre des participations pour structurer les filières d'avenir
- Moduler l'impôt sur les sociétés en fonction du réinvestissement des bénéfices. L'entreprise qui réinvestit intégralement ses bénéfices verra son taux d'impôt sur les sociétés baisser de 33% à 20%. Mesure neutre pour le budget de l'Etat, car le PS relèvera jusqu'à 40% le taux d'impôt pour les entreprises préfèrant distribuer leurs bénéfices sous forme de dividendes aux actionnaires.

DISCRIMINATION 
- CV anonyme pour le jeune qui se bat pour trouver un stage ou un travail
- rappeler que les contrôles d'identité sont encadrés par la loi. Samedi, Mme Aubry a évoqué l'attestation de contrôle d'identité pour le jeune, victime de discrimination pour qu'il ne soit plus contrôlé dix fois par jour par la police

SANTE 
- Incitation aux jeunes médecins à s'installer pendant deux ou trois ans à la campagne ou dans les quartiers populaires pour lutter contre les déserts médicaux

LOGEMENT:
- plan "massif" de construction de 150.000 logements sociaux par an
- encadrer les loyers à la relocation du parc privé et diminuer le coût du logement

FISCALITE 
- Fusion Impôt sur le revenu-CSG pour créer un grand impôt progressif prélevé à la source.
- Limitation des écarts de rémunérations de 1 à 20 dans les entreprises dans lesquelles l'Etat a une participation (EDF, Areva..)

ENERGIE / ENVIRONNEMENT 
- Nouveau mix énergétique avec rattrapage du développement des énergies  renouvelables pour sortir du tout nucléaire et du tout pétrole en 30 ou 40 ans.
- Le PS préconise aussi une TVA écomodulable pesant davantage sur les produits qui polluent.

SERVICES PUBLICS 
- Recrutement de gendarmes et de policiers (10.000 en cinq ans), de magistrats et de greffiers).

Sondage : pour la droite, Sarkozy reste incontournable

Pour , le message est clair. Selon notre sondage Harris Interactive, réalisé auprès de sympathisants de droite, la laïcité n’est pas une priorité. Loin s’en faut : elle arrive même en queue de peloton des préoccupations de ceux-là même qui ont voté Sarkozy en 2007. Il est donc sans doute temps d’en finir avec ce débat sur l’islam, voulu au départ par le chef de l’Etat et par Jean-François Copé.
Un débat qui doit se dérouler mardi et suscite toujours la polémique, beaucoup le jugeant stigmatisant à l’égard des musulmans.

Pour les électeurs de droite, ce sont d’abord les sujets économiques et sociaux, et avant tout l’emploi, qui doivent être mis en avant lors de la campagne présidentielle de 2012. La sécurité et l’immigration — qui restent des thèmes porteurs à droite — arrivent nettement derrière le pouvoir d’achat ou les questions de santé et de retraites. Sur ce chapitre au moins, Français de droite comme de gauche peuvent se retrouver, même si les solutions qu’ils entrevoient ne sont sans doute pas les mêmes.
Autre enseignement, qui cette fois devrait réjouir le chef de l’Etat : sa légitimité n’est pas fondamentalement remise en cause dans son camp : 78% des sympathisants UMP souhaitent qu’il se représente en 2012 (ils sont 70% à se prononcer pour une candidature Fillon). Le Premier ministre reste cependant plus populaire que Sarkozy et les électeurs de droite, dans leur ensemble, sont plus nombreux à se déclarer pour une candidature Fillon (57%) que Sarkozy (54%). Quant à , s’il a parfaitement réussi son retour au gouvernement, il est largement distancé. Seuls 41% des sympathisants de droite souhaitent, aujourd’hui, le voir briguer l’Elysée. A treize mois de la présidentielle, Sarkozy reste donc incontournable à droite. Cela ne signifie pas, pour autant, qu’il suscite l’enthousiasme, ni même l’optimisme dans son camp.
http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/sondage-pour-la-droite-sarkozy-reste-incontournable-03-04-2011-1390827.php
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Les invités politiques du dimanche

Jean-Pierre Raffarin (UMP):Le Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien, à 10 heures.
Cécile Duflot (Europe Ecologie-Les Verts Les Verts): Dimanche + sur Canal +, à 12h45.
Éric Besson (UMP) et Pierre Moscovici (PS):Forum Radio J, à 14h20.
Claude Bartolone (PS):Trente minutes pour convaincre, sur Judaïques FM, 10h30.
Rama Yade (UMP):Dimanche Soir Politique, sur France Inter, avec i>TELE, Le Monde et Dailymotion, à 18h10.
Marine Le Pen (FN): BFM TV 2012 RMC Le Point, à 18 heures.
Gérard Longuet (UMP):Le Grand Jury RTL, à 18h45.
Marie-George Buffet (PCF):Soir 3 Politique, sur France 3, à 22h20.
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samedi 2 avril 2011

PS: La primaire «n'est pas un concours de boeufs charolais» pour Montebourg

Le candidat déclaré s'explique dans une interview au journal «Le Monde»...
Le député Arnaud Montebourg, candidat déclaré à la primaire PS pour la présidentielle, a affirmé samedi son opposition à une confrontation de candidats qui s'apparenterait «à un concours de boeufs charolais».
Primaire socialiste
Dans un entretien au Monde date de dimanche/lundi, le député de Saône-et-Loire explique qu'il n'y a «pas de divergences fondamentales entre François Hollande, Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Manuel Valls ou Laurent Fabius». «Ils ont dirigé le parti ensemble pendant de nombreuses années, ils en ont conçu l'orientation politique qui domine aujourd'hui», estime-t-il.
Pour lui, «la primaire ne peut pas se réduire à un concours de boeufs charolais. Ce doit être une discussion autour des chemins que nous voulons emprunter pour engager le destin national». «Il n'y a pas de place dans la primaire pour un candidat qui n'aurait pas de propositions alternatives, de vision, de stratégie pour le pays», poursuit Arnaud Montebourg.
Projet de Montebourg
Présentant son projet comme celui de la «démondialisation» -auparavant, il s'était présenté comme le candidat de la «transformation» -, Arnaud Montebourg s'emploie ainsi à démontrer qu'il est différent des caciques du PS.
«Ce projet-là, nul ne le porte dans cette primaire. Comme le dit Jean-Luc Mélenchon, certains ont des sondages et d'autres ont des idées», poursuit-il.
Comme on lui demande s'il ne craint pas un «torpillage» de la primaire après que la direction du parti se soit opposée à de grandes débats entre candidats, Arnaud Montebourg explique que ces «grands débats» seront remplacés par «de grands oraux» lors de l'université d'été du PS à la Rochelle, fin août. Et cela «(lui) convient».
http://20min.fr/a/699645

Les petites phrases du jour 02/04/2011

GUERINI - Jean-François Copé, AFP - En marge d'un séminaire de formation des adhérents de l'UMP, le secrétaire général du parti, Jean-François Copé, a estimé que les résultats des cantonales "n'ont pas été à la hauteur de nos attentes mais n'ont pas été non plus une Berezina". Sur place, il a appelé les militants "à la conquête et à la reconquête des électeurs, des Français et des Françaises qui, soit se sont abstenus aux dernières cantonales, soit ont voté pour le Front national". La région Provence-Alpes-Côte d'Azur est celle où le FN a fait son plus gros score, a rappelé Jean-François Copé. Au passage, il n'a pas manqué de lancer une pique à Martine Aubry qui "n'a jamais dit quoique ce soit" sur le cas du nouveau président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, "qui défraye la chronique" et qui est "l'exemple absolu de tout ce qu'on ne veut pas en politiquehttp://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Les-declarations-politiques-du-samedi-2-avril.-293571?from=bloc2012

Hulot le chouchou, loin devant Eva Joly

Nicolas Hulot apparaît comme le candidat préféré pour représenter Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à l'élection présidentielle de 2012, loin devant Eva Joly, selon un sondage Ifop à paraître dans Sud Ouest Dimanche. Pour 60% des personnes interrogées (-1 par rapport au mois précédent), l'animateur de télévision, qui entretient encore le suspense autour de ses intentions, serait le meilleur candidat pour la formation écologiste. Eva Joly, candidate déclarée à l'investiture d'EELV, réunit elle 28% (-2) des personnes interrogées. Cette préférence est encore plus marquée auprès des sympathisants d'Europe Ecologie-Les Verts, 66% préférant Hulot à l'ancienne juge d'instruction (32%).
Nicolas Hulot pourrait sortir de son silence dans la semaine du 11 avril, et la probabilité est forte, selon des responsables écologistes, qu'il se porte "candidat à la candidature". L'institut Ifop souligne que "le profil des soutiens des deux candidats varie assez nettement". Ainsi la candidature de Nicolas Hulot serait-elle davantage souhaitée par les femmes (65% contre 55% des hommes) et les plus jeunes (70% des 18-24 ans et 66% des 25-34 ans contre 57% des plus de 35 ans).
Le créateur de l'émission Ushuaïa mobilise davantage les sympathisants de droite puisque 69% d'entre eux se prononcent pour sa candidature, et plus particulièrement des sympathisants UMP (71%). Eva Joly elle séduit davantage l'électorat de gauche: 36% des sympathisants de gauche la choisissent (contre seulement 16% à droite). Elle séduit également davantage les sympathisants PS (37%) que ceux d'EELV (32%).
Ce sondage a été réalisé par téléphone les 31 mars et 1er avril auprès d'un échantillon de 1.016 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

En avril, les politiques se découvrent d’un fil

Hulot, ira, ira pas?
Nicolas Hulot va-t-il se déclarer candidat à la candidature d'Europe Écologie-Les Verts (EELV)? L’animateur a beau répéter que sa décision n’est pas prise, tout indique qu’il y pense très fortement. Depuis des mois,
ses proches organisent des débats informels sur les grands dossiers politiques. Lui-même a multiplié les rencontres en tête à tête (avec DSK, notamment). Et annoncé qu’il mettrait fin au suspens au mois d’avril. Quand exactement? Sûrement après le conseil fédéral d’EELV (2 et 3 avril) pour ne pas parasiter le rendez-vous. Et avant le 15, a estimé Yves Cochet sur BFM TV.
Le programme du PS dévoilé
Martine Aubry doit présenter les grandes lignes du projet du PS aux ténors du parti lors du bureau national du 5 avril, avant son adoption définitive en convention le 28 mai. Une dizaine de propositions seront dévoilées, allant de la taxation des transactions financières à la création de 300.000 emplois jeunes. Au lendemain des cantonales, la Première secrétaire a expliqué qu’elle souhaitait lancer la campagne pour 2012 avec des idées, et non avec la compétition interne pour les primaires. Bref, éviter que les querelles ne freinent la course du parti. "Je sais que les Français nous attendent d'abord sur nos réponses. Nous allons présenter une cohérence, un projet, à la fois pour redresser la France, qui en a besoin (...) mais aussi pour rendre justice aux Français, recréer une société juste", a expliqué lundi Martine Aubry sur
France inter.
Celui de Villepin aussi
Dans un contexte favorable – une majorité déchirée par ses querelles – Dominique de Villepin devrait annoncer les grandes lignes de son programme le 14 avril. L’occasion de se poser en homme providentiel… même si sa candidature pour 2012 n’est pas encore officielle. Ce sera autre chose qu’un simple "ajustement fiscal et budgétaire" , a-
t-il déclaré jeudi sur France Info, taclant indirectement le projet socialiste. Mais ce sera aussi différent de ce que propose Nicolas Sarkozy, promet-il. Au cœur de ce projet, pourrait figurer la justice sociale, "la clé de notre pays", a-t-il déclaré à la radio.
Boutin dans la course?
Ce samedi 2 avril, le Parti chrétien démocrate doit se prononcer sur l’éventuelle candidature de Christine Boutin à la présidentielle de 2012.
Sur Europe 1 vendredi, l’ancienne ministre a semblé tentée: "Pour 2012, il faut une offre diversifiée", a-t-elle affirmé , ajoutant qu'"un seul candidat serait une stratégie suicidaire". En 2010 déjà, l'ex-ministre du Logement avait affirmé que si les idées et convictions de son parti n’étaient prises en compte au sein de la majorité, celui-ci proposerait un candidat.
Borloo va-t-il quitter l’UMP?
Borloo et son Parti radical vont-ils quitter l'UMP dans les semaines à venir? Le refus du Front républicain par Nicolas Sarkozy a accru le malaise des radicaux et leur volonté de prendre leurs distances, (tout en restant dans la majorité présidentielle). La décision de Jean-Louis Borloo pourrait être annoncée le 7 avril, lors de l'émission A vous de juger d'Arlette Chabot, dont il sera le dernier invité, avant d’être entériné par le Parti radical, lors du congrès extraordinaire convoqué les 14 et 15 mai.
La préférence Mélenchon?
Le président du Parti de gauche a lancé sa candidature début janvier.
Mais pour être le poulain officiel du Front de gauche, il doit encore recevoir l’onction du PCF, a priori acquise, mais qui suscite encore des inquiétudes chez certains cadres du parti. André Chassaigne et André Gérin sont aussi dans la course. La préférence du PCF pourrait être connue durant le 2e week-end d’avril. Les militants se prononceront à leur tour à la mi-juin.
http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/En-avril-les-politiques-se-devoilent-293119?from=bloc2012

vendredi 1 avril 2011

Primaires : L'entrée en lice d'Hollande sème le doute au PS

« Je pense, au moment où je vous parle, qu'au final la décision se fera entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn ». François Hollande, qui s'est déclaré jeudi candidat à la Présidentielle, appréciera le pronostic d'Elisabeth Guigou, ex-Garde des Sceaux socialiste. Tout en reconnaissant que le réinvesti patron de la Corrèze avait « fait un bon parcours », la député de Seine-Saint-Denis a dit craindre que cette annonce « n'interfère » avec la présentation du projet socialiste le 4 avril. C'est peu dire que l'entrée en lice pour 2012 de l'ex-secrétaire général a provoqué des remous à gauche.
Notamment dans les entourages de ses rivaux putatifs aux primaires, Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn. Benoît Hamon, qui ne cache pas ses préférences pour la première secrétaire, a dit peu ou prou la même chose qu'Elisabeth Guigou. Le porte-parole a récusé tout embarras au PS, estimant vendredi que les primaires « prenaient forme ». Et de relativiser la détermination de François Hollande à aller « jusqu'au bout » : « Que les candidats aux primaires disent qu'ils iront jusqu'au bout me paraît assez logique. Je pense que c'est un bon argument de campagne », a t-il ajouté.
La patronne de Solférino, elle, a choisi de discourir sur la jeunesse jeudi, thème de prédilection du candidat Hollande. Tout est bon pour conserver son rôle de « rassembleuse ». Les soutiens du directeur du FMI, eux, craignent davantage l'élu corrézien, qui a fait campagne sur la « crédibilité » de son projet, notamment sur le plan économique. « Pourquoi se lancer maintenant ? (...) Pourquoi choisit-il d'apparaître comme le diviseur », s'est interrogé sur son blog Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère et chargé des questions de sécurité au PS.

Des primaires de « confirmation »

Claude Bartolone, lui, s'est voulu plus direct. Le président de Seine-Saint-Denis a réitéré vendredi son désir d'une « primaire de confirmation », alors qu'il était interrogé sur la candidature de François Hollande. « Je souhaite que d'ici le 13 juillet », date de clôture des candidatures aux primaires, « il y ait la possibilité pour nos candidats déclarés ou potentiels de se rassembler », a t-il déclaré sur Canal+. Traduction : Le parti doit choisir un candidat avant même le vote des militants.
Comme « il n'y a pas d'écart entre les propositions des uns et des autres (...) autant être tous derrière celui ou celle qui aura le plus de chance », a-t-il plaidé. Selon lui, Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn sont les mieux placés pour 2012, la Première secrétaire du PS parce qu'elle représente « une garantie de pouvoir rassembler la gauche », le patron du FMI parce « qu'il apparaît comme celui qui a le plus de compétences, notamment au niveau international ».
http://www.francesoir.fr/actualite/politique/primaires-l-entree-en-lice-d-hollande-seme-doute-au-ps-87702.html
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Les petites phrases du jour 01/04/2011

ELYSEE 2012 - Christine Boutin, sur Europe 1: Au micro de Jérôme Chapuis, l'ancienne ministre a jugé que, "Pour 2012, il faut une offre diversifiée", et qu'"un seul candidate serait une stratégie suicidaire". Déçue du sarkozysme, l'ancienne ministre Christine Boutin pourrait se déclarer candidate, face à Nicolas Sarkozy, à la présidentielle de 2012, selon les informations du service politique d'Europe 1. Le parti chrétien démocrate doit se prononcer samedi sur la question.
ELYSEE 2012: Bertrand Delanoë sur France Info: La candidature à la primaire jeudi de François Hollande rallonge la liste à quatre personnes. A ce sujet, le maire de Paris déclare qu'il "accueille sa candidature avec respect et amitié, mais ce qui importe pour les mois et les années qui viennent c'est comment nous la gauche nous allons pouvoir être crédibles pour convaincre les Français et redresser la France." "Ce sont les propositions des uns et des autres et ce que nous ferons collectivement qui compteront, a-t-il ajouté. Le rassemblement de toutes les forces progressistes et écologistes sans exception sera indispensable." Evoquant le malaise social que vivent les Français, il note qu'ils"croient que la politique ne sert à rien: il faut restaurer de la confiance par du sens et de la performance, sur le logement, la croissance pour l’emploi, la santé, l’éducation".
ELYSEE 2012, Benoît Hamon sur RTL: Pour le porte-parole du PS, la candidature à la primaire confirmée jeudi par François Hollande montre que "les primaires prennent forme. Elles seront un moment démocratique pour nous très important. Je le rappelle, pas simplement les militants ou les sympathisants, mais des électeurs de Gauche, seront appelés à voter mais à choisir le ou la meilleure d'entre nous." Il cherche à faire oublier les multiples candidats à la primaire: "Ce sur quoi ça va se jouer la Présidentielle, parce qu'on parle beaucoup des individus, c'est quelle politique sur mon logement, pour mon boulot, pour l'éducation des enfants." Il pense que "Martine Aubry a toutes les qualités pour rassembler les socialistes, mais modère ses propos: je dirai au moment où tous les candidats seront connus ce que sera mon choix, mais maintenant ce qui m'importe c'est d'abord de connaître ces candidats, de faire en sorte qu'ils aient les moyens de s'exprimer (…) qu'ils démontrent que ce qui nous réunit, c'est une vision commune, un diagnostic commun de l'état de la France et une vision commune de la manière dont on peut sortir ce pays les Français de la crise".
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ELYSEE 2012: Claude Bartolone, sur Canal +: Le député PS a affirmé au lendemain de l'officialisation de la candidature de François Hollande en vue de 2012, qu'il souhaitait "plus que jamais" une primaire de confirmation, ce qui reviendrait au choix d'un candidat avant même le vote des militants: "Je souhaite que d'ici le 13 juillet", date de clôture des candidatures aux primaires, "il y ait la possibilité pour nos candidats déclarés ou potentiels de se rassembler." "J'avais parlé de primaire de confirmation, eh bien je la souhaite plus que jamais", a-t-il ajouté. Il appelle au rassemblement de la gauche avant même la primaire: "il n'y a pas d'écart entre les propositions des uns et des autres (...) autant être tous derrière celui ou celle qui aura le plus de chance."
ELYSEE 2012: Cécile Duflot sur RMC: Samedi et dimanche prochains aura lieu le Conseil fédéral d'Europe Ecologie les Verts (EELV), mais Nicolas Hulot, candidat présumé à la primaire, n'y sera pas. A ce sujet, la secrétaire nationale d'EELV affirme qu'il "n'a pas encore déclaré sa candidature". La question de la date à prévoir pour la primaire sera résolue dimanche au conseil fédéral. Selon Jean-Jacques Bourdin l'animateur de l'émission, Nicolas Hulot ne serait pas aimé des écolos au vu de ses liens passés avec des entreprises telles que Rhône-Poulenc ou EDF. Ce à quoi Cécile Duflot répond "Il a un parcours particulier, Eva Joly a un parcours particulier…Les parcours de vie qui aboutissent à la vie politique sont différents. Le parcours de Nicolas Hulot sera original et différent, il sera capable de l'expliquer et de dire comment il en est arrivé à l'engagement politique."

«Si DSK ne revient pas, Hollande a ses chances»